20 mars 2008

L'étrange questionnaire...

L'ÉTRANGE(*) QUESTIONNAIRE D'ÉPERDUE
(CV d'Éperdue ici et ici ainsi que sur l'encadré à gauche).

(*) Bizarre, extraordinaire, singulier, surprenant. Le Robert

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1 – Écrivez la première phrase d’un roman, un nouvelle, ou d’un livre étrange à venir.

Elle prend particulièrement soin de ses ongles polis quand elle lit : ce sont eux qu'elle voit lorsque qu'elle s'évade de sa lecture. Et, dans ces moments ténus où ses yeux dérapent, c'est son monde intérieur qu'ils incarnent et qu'elle scrute.

2 – Sans regarder votre montre, quelle heure est-il ?

19h15

3 – Regardez votre montre, quelle heure est-il ?

19h07 

4 – Comment expliquez-vous cette – ou ces – différences du temps ?

Mon rapport au temps est depuis longtemps déréglé, et je m’en réjouis. 

5 – Croyez-vous aux prévisions météorologiques ?

La plupart du temps. 

6 - Croyez-vous aux prévisions astrologiques ?

Je les laisse à mes alter égos obsessionnels angoissés. 

7 – Regardez vous le ciel, et les étoiles, quand il fait nuit ?
Dès que je peux, c'est-à-dire quand je ne suis pas en ville : c'est-à-dire trop rarement. 

8 – Que pensez-vous du ciel et des étoiles quand il fait nuit ?

Je ferais mieux de me mettre plus souvent dans cette perspective : ça remet mon existance à sa place. Et ça enlève de la pression.

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9 – Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?

« C’est dans l’air » sur le Tibet et la Chine, mes ongles, et une autre note en cours à paraître simultanément avec ce questionnaire. 

10 – Que vous inspirent les cathédrales, les églises, les mosquées, les calvaires, les synagogues et autres monuments religieux ?

Un peu de gravité et de l’ennui. Ces relents d’encens ne m’inspirent pas grand chose. 

11 – Qu’auriez-vous vu si vous aviez été aveugle ?

Ce qu’il y a vraiment à voir. 

12 – Qu’auriez-vous aimé « voir » si vous aviez été aveugle ?

Toucher et entendre pour voir. 

13 - Avez-vous peur ?

Oui, tout le temps, partout et avec tout le monde. 

14 – De quoi avez-vous peur ?

De tout, sauf de mon chien et de mes plantes vertes. 

15 - Quel est le dernier film horrible que vous avez vu ?

Ça remonte à 20 ans, je n'en regarde plus et ma mémoire est percée : je donne ma langue au tigre... « Orange mécanique » ?

16 - De qui avez-vous peur ?

Des personnes qui projettent leurs frustrations sur moi, des vieux barbons, de mon ex conseillère à l’ANPE, de tous les financiers et euh. De tout le monde. 

17 - Vous êtes vous déjà perdu ?

Oui, quand j’étais petite. C’était affreux. Aujourd’hui ça peut être jubilatoire. 

18 - Croyez-vous aux fantômes ?

Finalement : oui. 

19 - Qu’est-ce qu’un fantôme ?

Une personne morte qui a vécu un épisode de vie affreux, et qui a dû se taire : elle se réincarne, le drame garde sa dimension énergétique transgénérationnellement, et souvent à notre insu nous pouvons en hériter. Attention aux ancêtres frustrés, violés ou en colère. 

20 - En l’instant, à l’exception de l’ordinateur, quel(s) bruit(s) entendez-vous ?

La télé, et mon radiateur qui s’est inexplicablement mis à vibrer. 

21 - Quel est le bruit le plus effrayant que vous ayez entendu – « la nuit avait l’allure d’un cri de loup », par exemple - ?

Le bruit assourdissant de mon silence figé face à cette question à laquelle je ne sais pas répondre. 

22 – Avez-vous fait quelque chose d’étrange aujourd’hui ou ces derniers jours ?

J’habite un monde d’étrangeté, la normalité m’angoisse : j’assume ma folie. 

23 – Êtes-vous déjà allé dans un confessionnal ?

Enfant, on est très naïf dans une famille catho… 

24 – Vous êtes au confessionnal ; alors confessez-moi l’innommable.

Tu t’es vu quand t’as bu ? 

25 –Sans tricher, qu’est-ce qu’un « cabinet de curiosités »

Un grenier inexploré, ou une petite pièce derrière une glace sans tain avec plein d’anciens objets érotiques insolites. 

26 –Croyez-vous à la rédemption ?

La preuve : je suis là. 

27 – Avez-vous rêvé cette nuit ?

Certainement. 

28 - Vous souvenez-vous de vos rêves ?

Rarement. Mais un peu plus souvent qu’avant. 

29 - Quel est le dernier rêve que vous avez fait ?

J’ai rêvé que j’étais libre d’exprimer et d’agir mes vrais besoins. 

30 – Que vous inspire le brouillard ?

Un flou cotonneux, de la confusion et de l’incertitude : une partie de ma vie. 

31 - Croyez-vous aux animaux qui n’existent pas ?

J’ai déjà répondu, pour les fantasmagories ! 

32 - Qu’est-ce que vous voyez sur les murs de la pièce où vous êtes ?

Moi : il y a un miroir. Plein de photos, de souvenirs et de paysages. 

1770557928.jpg33 - Si vous deveniez magicien, quelle est la première chose que vous feriez ?

Transformer mon appartement en une petite maison de plain-pied, avec un jardin. Dans le lot, je mets une voiture. 


34 - Qu’est-ce qu’un fou ?

Quelqu’un qui a trouvé un moyen de gérer l’insoutenable. 

35 - Etes-vous fou ?

Je revendique ma folie. 

36 – Croyez-vous en l’existence des sociétés secrètes ?

Cela ne m'intéresse pas. Je commence à sentir l'agacement.  

37 – Quel est le dernier livre étrange que vous ayez lu ?

Je n’aime pas les livres qui me paraissent étranges : c’est que l’auteur a fait un effort pour que je n’y aie pas accès… Ou que sa folie ne me touche pas. 

38 – Aimeriez-vous vivre dans un château ?

Assez, à condition d’avoir un beau jardiner, mon ami intime qui sait cuisinier, une amie qui aime faire le ménage ; des chiens, un âne, un cheval, des chats et des canards. 

39 – Avez-vous vu quelque chose d’étrange aujourd’hui ?

Non, c’est mon regard sur les choses qui est étrange, je crois.

 40 – Quel est le denier film étrange que vous avez vu ?

Déjà répondu à cette question : je ne vais jamais au cinéma et je choisis mes programmes à la TV. Peut être la dernière émission « Faites entrer l’accusé » : les abîmes insondables des comportements humains. 

41 – Aimeriez-vous vivre dans une gare désaffectée ? 

J’ai connu quelqu’un qui y a installé un club équestre. L’agacement monte. 

42 – Etes-vous capable de deviner l’avenir ?

Ça m’arrive. Pas de deviner, d’avoir de fortes intuitions. 

43 – Avez-vous déjà pensé vivre à l’étranger ?

Oui. 

44 – Où ?

En Italie 

45 – Pourquoi ?

Pour suivre un être aimé. 

46 – Quel est le film le plus étrange que vous avez vous ?

Ça devient énervant. Je n’ai pas de mémoire. Des essais cinématographiques vus sur Arte lors d’une rétrospective des années 68, courant hippie expérimental, sous LSD ? 

47 – Auriez-vous aimé vivre dans un presbytère ?

Avec beaucoup d’argent pour refaire le toît et enrayer l'ambiance de moisi, de tristesse momifiée et de mort, assurer l’entretien des "simples" du potager et des fruits du verger : pourquoi pas ? 

48 – Quel est le livre le plus étrange que vous avez lu ?

Déjà répondu à cette question, ou bien j’ai raté mon copier-coller ? Un livre en sanscrit ? 

49- Préférez-vous les sabliers ou les globes terrestres ?

Les deux. Sur le même guéridon dans une bibliothèque lambrissée, pas loin de la cheminée. 

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50 – Préférez-vous les loupes anciennes ou les armes blanches ?

Je préfère les loupes à ce qui coupe : j’aime les détails et pas découper. 

51 – Qu’y a-t-il, selon toute vraisemblance, dans les profondeurs du Loch Ness

De la vase. 

52 – Aimez-vous les animaux empaillés ?

Voir la réponse à la question 25. 

53 – Aimez-vous marcher sous la pluie ?

Énormément, sauf quand je viens de faire mon brushing. Sinon, oui. 

54 – Que se passe-t-il dans les souterrains ?

Il y a le métro ou les taupes, c’est selon. Et les verres de terre. Et des SDF aussi, pour avoir chaud.

 55 – Que regardiez-vous quand vos yeux se sont détachés de ce questionnaire ?

Mes ongles. Et "Samantha « oups »" dans le miroir face à moi qui reflète aussi la télévision. 

56 – Que vous inspire cette phrase célèbre : « dès qu’il eut franchi le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre » ?

Rien du tout. Je n’achèterais pas le livre et je ne l’emprunterais même pas à la bibliothèque. Ou alors je suis chez le dentiste et il n'y a que "Voici" à lire... Quoique... 

57 – Sans tricher, d’où est tirée cette phrase célèbre : « dès qu’il eut franchi le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre » ?

Aucune idée. Les contes de Grimm ? Walt Disney ? Un conte chinois ? 

128719771.jpg58 – Aimez-vous marcher la nuit dans la forêt ou les cimetières ?

Je n’en vois pas l’intérêt. Sauf si j'ai perdu mon dentier, auquel cas j'attends le lendemain. Je préfère le crépuscule. 

58 – Écrivez la dernière phrase d’un roman, d’une nouvelle, d’un livre étrange à venir.

Etrange : il y a deux questions 58.

Elle se savait enfin à l’abri des étranges questionnaires, mais pas de sa folie. Et elle avait la certitude qu’elle ne savait et ne saurait jamais rien. Dans le sous bois crépusculaire, les taupes émergeaient lentement et le parfum des simples et des conifères s’imposait. 

59 – Sans regarder votre montre, quelle heure est-il ?

20h15 

60 – Regardez votre montre. Quelle heure est-il ?

20h04

11 mars 2008

Paresseusement, mais pas passivement

659859975.2.jpgÇa n'est pas que je n'ai rien à raconter, comme l'absence de notes tendrait à le prouver (mais pas l'absence de clics sur vos blogs !). Il se passe plein de choses pour moi, et justement... Et puis je veux LIRE. Comme je l'ai déjà dit, j'entame un périple de lectureS - et je me trouve bien lente tant c'est pour moi une tâche à part entière de me réserver des espaces de silence et de calme - et j'ai bien peur de mon addiction au net d'atteindre mes 104 ans sans me lasser dans cette entreprise. Heureusement, il est des Solitaire rature pour me rassurer : « Même s'il est tard, l'important est de se réveiller. »

Je signale en passant un peu paresseusement un documentaire ce soir sur Arte à 21 heures, sur l'industiel américain Monsanto. Ce documentaire tiré de l'enquête réalisée par Marie-Monique Robin, intitulé Monsanto, une multinationale qui vous veut du bien, fait paraît-il froid dans le dos,  « rythmé comme un thriller sur la santé publique (...) » . Dans son livre, Marie-Monique Robin, lauréate du prix Albert-Londres, dévoile notamment « des exemples de pressions exercées sur des scientifiques, qui seront licenciés ou discrédités pour avoir critiqué les produits Monsanto. Elle donne également la parole à des experts remettant en cause les expériences sanitaires menées par la multinationale. »

« Un nombre important d'associations se sont engagés pour la diffusion du film. C'est une enquête rigoureuse et approfondie sur une multinationale, productrice de l'agent orange, de la dioxine, de l'hormone de croissance, du Round Up et des OGM. Les résultats de l'enquête, menée depuis quatre ans, sont implacables. »

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En attendant l'émission, une autre note plus créative - j'ai quelques curiosités sous le coude, et 359 billets en retard sur la toile !!! (...grâce notamment à Netvibes aimablement suggéré par Gasper), je vais activement lentement, me prêter pour la note suivante à un exercice déniché chez Loïs de Murphy, elle même s'étant prêtée à l'Etrange questionnaire d'Eric Poindron.

07 mars 2008

Chaos de crise d'ado à Bord de Blog

 

Non, ce qui suit n'est pas un zoom sur la crise du couple de Björn Borg. C'est PIRE : je me cherche !

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Voilà. Je suis ennuyée pour le rare lecteur : je constate que je passe mon temps à changer l'organisation de ce blog, sa ligne éditoriale, son but ses fonctionnalités, à y rajouter mes récoltes récentes, de quoi perdre sa boussole. Bref, Éperdue se transforme en botte de foin, en admettant qu'on ait envie d'y rechercher une aiguille. J'avais eu le nez fin en parlant (encore en haut à gauche ?) de mon « capharnaüm »...

Et vu mon état de confusion (fatigue) en ce moment même, je sens que cette note va en baver. 

90402121.jpgJe ne sais plus où mettre le six35 (au fait, N° 9, best off de cette semaine depuis hier soir), pour être vu-lu-écouté doit-il se retrouver avant [plus haut] ou après mes livres en papier ? Oui, mais quand même ! La lecture en ce moment requiert une grande place dans ma vie ! Ca n'est pas le même registre ! On admettra que prioriser (un ami m'a dit hier que j'étais créative pour avoir inventé ce mot, c'est vrai ?) donc hiérarchiser pour moi en ce moment par exemple les livres en papier par rapport au JT du web, Théo, les commentaires récents (ces machins qui font un coup au coeur de plaisir et de narcissisme) ou les liens (links, soyons précis). Ah, oui, parce que certains sont des liens amis, des liens d'amour, des liens en devenir, des liens en désuétude, et d'autres encore des liens curieux, ou des liens pratiques, ou encore (tout en bas à gauche, enfin... je sais plus très bien) des liens de ma vie qu'elle est réelle... alors ? Théo qui occupe chaque seconde de ma vie (sauf quand je suis dehors, donc c'est bien ce que je dis...) se retrouve relégué encore plus bas, Libé carrément à la cave juste après ce pauvre George Onslow passion d'une amie qui m'est très chère d'où l'association du même nom, mes observations oiseuses (Eperdue Express) s'attardant sur mes choix chancelants de lieux pour m'étaler, que je ne me résous pas (encore) à supprimer pour surcharge d'infos contradictoires et induisant à la confusion... Si je voulais que l'on sache qui je suis vraiment, je ne m'y prendrais pas autrement : confuse, pugnace, compulsive, curieuse, en pleine éclosion, hésitante et impulsive, en pleine quête, en besoin de s'exposer et de découvertes ; et en même temps, besoin de rigueur, obsessionnelle jusqu'à la folie (cela me tient lieu de discipline au travail), souci de clarté, de lisibilité, de hiérarchisation de l'information... Je suis une femme blogueuse [é]perdue (ça au moins ne varie pas dans la constance)... Je m'accroche éperdument obstinément aux définitions de l'Éperdu(e), et à l'intro sur les intentions de ce blog, mais je vois bien que je m'y perds... Et quid du calendrier des Postes post édités ? Et des catégories (thèmes seraient plus pertinent, tiens je vais changer ça) que je commence à mélanger allégrement : une nouvelle par jour en ce moment ? Imaginez que je me lance à mettre mes films préférés (là on est tranquilles, je vais au cinéma 1 fois tous les 3 ans, et puis d'ailleurs j'ai déjà repéré quasiment mon top 3 chez Nota bene) : ça nous ferait encore 10cm (quelques 600 pixels) d'encadrés sur les bas flancs de ce pauvre blog, autres informations superfétatoires sur mes prédilections flottantes, noyant lecteur et poisson.

Des choix, toujours des choix...  Voilà, je traverse une crise d'identité bloguesque. Une sorte d'adolescence dans mon apparaître au monde, ma vitrine est en réfection, mais tels certains arts picturaux modernes, j'ai bien peur que ça soit sa substance : en travaux. Je suis tout le temps en travaux.

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Je ne me décide pas à mettre systématiquement des infos bulle sur mes liens, j'ai trop de choses à lire dans mon Google Reader (désolée, impossible de restituer la page pas floue !), aujourdhui un retard de 293 notes non lues/parcourues/ou destinées à être ignorées, mais je tiens à vérifier (et le Hibou philosophe vient de m'en rajouter une couche en expliquant dans une note récente que c'était tout trop facile pour lui de suivre ses commentaires et autres clics grâce à un Widget dont j'ai pas bien saisi la pertinence dans l'absolu (et surtout d'après les explications de je-ne-sais-déjà-plus-qui) mais pas réussi à rendre opérationnel (en gros, l'anglais me limite). Et j'ai vu dans une capture d'écran chez Le blog de gasper que ses favoris/ou flux RSS/ou liens étaient classés de façon fort organisée, mais sûrement pas chez Google (Le Monde ?)... Parmi mes sujets de perplexité il y a aussi : comment font les blogueurs pour savoir que je les a cités ? Mystèèèère... Et j'ai envie d'une autre gadget que je n'arrive pas à placer ici. Mes listes de liens, c'est le bazar, la cohérence date de l'ouverture du blog, il me va falloir retrouver un autre axe de tri, et je suis suprise que mes récents ajouts ne m'en tiennent pas rigueur. A ce propos, je tiens à remercier les personnes qui me déposent leurs petits mots, cela me touche incroyablement... 

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Mon problème c'est que je dois reconnaitre une certaine allergie à toute systématisation, malgré mes courageux combats, chaque jour me réserve une surprise car le jus de la vie me laisse toujours statufiée, malgré que tomber dans la routine me tue, à part quelques unes de mes addictions résiduelles... mais là, personne pour les subir, à part mon chien. Ici, point de repères, ça valse dans tous les sens. Bien entendu, je m'en excuse auprès du lecteur (qui aura poussé la compassion jusqu'ici). Mais j'ai assez de route sur les blogs pour savoir que dépayser le lecteur c'est pas glop. J'ai assez travaillé dans la presse pour savoir que chaque changement d'habillage et de contenu, voire de forme, doit être argumenté, expliqué et conservé un minimum de temps dans la durée. Et le temps de passage sur un blog est rapide.

Enfin bref : c'est tout à fait le reflet de ce que je suis, de ce que je vis. Ça bouge, ça évolue, je suis en perpétuel déséquilibre actuellement, ma curiosité est toujours plus aiguisée, des gens débarquent dans ma vie (virtuellement ou non), et dans tout ça, l'intendance ne suit pas... Manque de sommeil (pourtant j'ai récupéré à la campagne), et j'accuse le coup pour un petit coup de zef de rien... Mes humeurs sont incroyablement versatiles, mes attaques de curiosité aigües, autant que mes replis stratégiques sous carapace. Mes besoins aussi varient, et les registres aussi, les émotions peuvent passer du profond grave au léger brillant, sans transition. J'ai un peu l'impression de m'excuser d'exister telle que je suis aujourd'hui, et pourtant : j'ai du bonheur à écrire trop ici, à créer ailleurs, à lire d'autres blogs, à regarder des émissions TV souvent conspuées mais où je m'amuse bien, à alimenter mon âme dans mes lectures, à découvrir tant d'esprits brillants et séduisants, sur le papier, sur la toile ou en chair et en os. Ce WE ce sera dans un groupe où la complaisance relationnelle n'est pas de mise et où le "juste" de la relation et de ce que l'on est en train de vivre et d'apprendre de soi est roi.

Et toute cette diversité me plaît, inexorablement le brouillon est ma marque de fabrique, j'ai beau fantasmer sur le rangement il me fuit, je suis faite de ce foisonnement.

Chaos, à nous deux milliards !

01 mars 2008

Éperdue dans le vert

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Éperdue et certains membres de sa tribu vont s'absenter quelques jours... Il existe encore sur cette planète, des lieux coupés du monde où ni le téléphone fixe, ni la télévision ni l'internet ne sévissent... Dur dur. Mais j'ai beaucoup de travaux de lecture et de retard sur mes notes de stages, ainsi que des livres de littérature (!) et autres Simone de Beauvoir, qui vont précautionneusement m'accompagner. J'espère beaucoup avancer dans tout cela.

Je commence aussi à manquer sérieusement de sommeil, entre autres, prix à payer pour tout ce qui a surgi dans ma vie ces dernières semaines... L'absence de télé et du net va être un souverain remède. J'ai aussi à panser une tristesse tenace, et je sais du silence, des arbres, des lacs et de la terre les pouvoirs miraculeux.

A bientôt pour ne nouvelles Blogroll-mania, et autres humeurs aussi changeantes qu'imprévisiles. Merci à Solitaire rature, à Biffures chroniques, à Gasper, à Lafeuille, à Sébastien Bailly, au Hibou philosophe, à Julo pour ses dessins, à l'équipe indulgente du JT du web le six.35, à affordance.info et plus récemment (ça y est, je recommence au lieu de faire ma sieste, ce soir réunion tardive et demain départ au petit matin) : L'actu en patades par exemple, et j'en oublie tant la tête me tourne, bien d'autres pour leur proximité dans ma lancée hasardeuse au milieu de tous ces univers des blogs, de l'acu, de l'info, des innovations technologiques et presques sociologiques du web 2.0, et de l'écriture bien sûr ! ... que j'investigue follement et découvre !

26 février 2008

La vie intérieure d'une cellule

3 minutes de beauté : La vie intérieure d'une cellule, une somptueuse animation en images de synthèse, Université de Harvard. Et la musique ne gâche rien... (merci à Little B. pour cet envoi, et à V. pour m'avoir appris la capture d'écran !)

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Et comme à chacun sa créativité, cet artiste percutant :

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25 février 2008

Blogroll-mania - 4

Il y en a tant qu'il va me falloir être plus sélective !
Ou m'arrêter ?
Mais tant de gens ont du talent... Et les idées claires, critiques, etc...
Je crois que c'est ma phase découverte, ça s'affinera je suppose !?

 
 @ Un site qui reprend l'actualité Le Vrai débat :

C'est clair, c'est informé et pas trop partisan. Ils se présentent comme : « un collectif de citoyens (actifs, étudiants) décidés à promouvoir un débat de fond après le rendez-vous manqué de la présidentielle. Nous ne sommes d'aucun parti et n'avons pas d'ancrage politique particulier. » Le 21 février ils titrent : Christine Kouchner : double scandale !

@ On ne pourra pas dire qu'on ne sait pas, ... puisqu'on le sait !

c'est le titre de ce blog d'information fort bien documenté et argumenté !

@ Sur Ecrans, lire d'abord ce billet

Vous aurez confirmation comme moi que via Google, Big Brother retient tous nos clics, nos choix, nos recherches... A frémir, même si cela nous oriente en fonction de nos choix antérieurs. Ce que rapporte Ecrans, c'est que lors d'une conférence à Beaubourg dimanche dernier (à laquelle j'aurais bien aimé participer) « Faut-il avoir peur du Web 2.0 ? », une blogueuse artiste talentueuse du net Albertine Meunier, a réalisé une oeuvre de son internet intime : impressionnant, surréaliste et poétique. Plus de technique ici.
Ayant un compte Gmail, j'y ai accès... ce soir je découvre sur Google Historique mes recherches depuis... octobre 2006 ! 

@ Rien à voir (?), mais voici un blog d'info militaire, titré "Secret défense"

qui a connu en deux mois (!) une affluence record de 2 millions de visiteurs... Préoccupations de 2 millions d'internautes ?! Repos bon sang !

@ Allez, un sourire (jaune) :

Un dessin sur Blog à part de Julo qui décrit : « (...) une sorte de flexigouvernance : le président-communiquant jette une idée, même tordue, qui est reprise massivement en presse, télé, radio et web. On attend de voir les réactions, et on adapte en fonction. En gros le buzzomètre fait office de débat parlementaire autour du projet de loi, et on gouverne au vent... L'idée a choqué ? On l'assouplit (d'un enfant on passe à une classe), et on mesure les réactions publiques. Pas de seconde levée de bouclier, dont acte, on peut faire mettre un tampon sur le projet au parlement... C'est un peu la mort du débat d'idée parlementaire en somme. »

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@ Et encore sur le blog de Gasper

le JT du Web, le six35, quelques flashes infos sur l'actu, un peu de dérision et de vraies intervews, et avec une  vraie présentatrice s'il vous plaît ! A noter l'article ahurissant sur le dispositif breveté en Grande-Bretagne, pour garder à distance les jeunes de moins de 25 ans (j'ai cru à un canular mais hélas...). Et toujours chez Gasper, une démonstration (Vidéo) du patouillage (et des mensonges, conscients ?) des représentants UMP pour tenter de défendre les prises de position hasardeuses du chef de l'Etat concernant la laïcité (et "il" l'a dit !).

@ Le futur proche ? trouvé sur le blog La feuille

ad91fafbbf576a72bcbb3c586b568ea7.jpgpublié par Hubert Guillaud, qui se fait le relais de ce projet d'innovations technologiques (grâce à internet et bluetooth) quelque chose qui ressemble à de la science fiction mais qui n'en serait pas ? Des explications en français, ici aussi.

 

@ Reçu de Philippe De Jonckheere, dans sa Newsletter,

0167f64ba490091ac8a20279948bfce3.jpgce lien vers le blog du Tampographe Sardon, qui érige le tampon encreur en art décliné à l'infini, voire en moyen d'expression. J'ai beaucoup aimé le serpent, et je recommande celui qui m'a vraiment fait rire : Les tampons pour administrations (n'oubliez pas les commentaires). Et il est à lire aussi, je vous assure !

 

Voilà, là c'est sûr il y a indigestion pour le lecteur, je vais peut être me reposer un peu ? faire autre chose !?  Le pire c'est qu'il m'en reste...

C'est comme ça

Tiens, nouvelle interface administrateur chez H&F... Moi j'aurais modifié d'autres choses ici. Comme le temps de connexion trop bref qui oblige à sauvegarder périodiquement. La présentation du "brouillon" n'est pas conforme à la parution, et l'on n'a la vision que de ce qui est sauvegardé.  Le curseur disparaît et la fenêtre de saisie est trop grande. Cela me contrarie. Mais.
C'est comme ça.

Aujourd'hui je suis dans un passage du « Dehors au Dedans ».
C'est comme ça.

Je suis juste venue ici pour dire qu'après diverses intrusions dans mon antre, et accès de honte aiguë liés à cette foutue copropriété, à ma précarité, au carreleur agressif, à ma fille, etc. mon humeur est barbouillée, triste simplement et profondément, et lasse. Quant à mon humour il s'est recroquevillé.
C'est comme ça.

J'ai appelé JP, il m'a écoutée, le chagrin s'était épaissi faute de pouvoir se vivre... La bulle a éclaté dans ses oreilles ; il me rappelle ce soir pour relever le baromètre. C'est de l'amour, ça. Chez moi, les amitiés (les vraies sont rares, quoique les relations riches fleurissent) je les vis avec de l'amour.
C'est comme ça.

Je vais mettre à profit cet état très descendu, très bas en dedans de moi pour écrire enfin ces choses moins légères que je repoussais, mais qui m'appartiennent aussi.
C'est comme ça.

Elles ne seront pas publiées ici mais à côté.
C'est comme ça.

Je m'en vais redescendre dans ma carapace. J'ai besoin de ces descentes dans cet état presque minéral, retoucher au blessé, cet archaïque apprivoisé pour m'y réchauffer, me recentrer et y puiser ainsi toute la force capable de m'habiter, pour exister avec les autres et vivre ce que j'ai à vivre.
C'est comme ça.

Rien à faire si ça n'est accueillir ce qui est là...
C'est...

24 février 2008

Bouffonneries nationales, Blogroll-mania - 3

 Aujourd'hui ça sera plus polémique politique.
Parce qu'après 2 h de ménage, à éradiquer l'infiltration poussièreuse blanchâtre - plus je lave plus ça s'étale - un fléau pire qu'une pluie de sauterelles s'étant abattu sur ma demeure, je comprends enfin la malédiction de Sisyphe. Et à la lumière du jour je constate que le travail a été bâclé.
C'est donc sur des pages de Libé que je suis tombée quand j'ai vérifié si mon PC avait survécu à la calamité...
Je garde sous le coude (qui commence à se lever à force d'empilages de notes prévues et non publiées...) un tour d'horizon plus technique, si j'y arrive. Aujourd'hui donc, fi des paresseux, il y a beaucoup de lecture...

@ Ainsi, quelques morceaux choisis (par moi) de réactions à la Vidéo

de notre petit « bonimenteur fanfaron » au salon de l'agriculture, sur le site du parisien. Moi je dis qu'il dit "casse toi, bouffon", et qu'il est hué, notre pauvre petit narcissique (et ça, c'est pas supportable) et qu'on constate encore son impulsivité qui n'est pas vraiment à la hauteur de ce que nous attendrions d'un président de notre République, bien que l'autre énervé n'attendait que son passage pour lui dire clairement « tu me salis » ! Vous n'avez pas manqué le rappel hier soir chez Ruquier de la vidéo du stylo... Moi, personnellement, j'aurais peur de sa pathologie à ce Mr Sarkozy, à la démarche d'otarie... (expression relevée chez Le Tampographe Sardon, j'y reviendrai). Mais grand bien fasse à Carla.

@ A ce sujet voici chez Gilles Aitte un dialogue

... en images qui vous distraira peut être et qui pose un regard acide sur d'hypothétiques dialogues dans la salle de bains de l'Elysée.

@ A propos des éventuels et très inoffensifs petits désordres psychologiques de celui qui nous gouverne (5 ans !),

même s'il y a certainement des parlementaires et autres sénateurs, ou secrétaires d'Etat qui triment dur-dur pour la France sous la girouette houlette instable de leur Seigneur et Maître, voici deux sites :
- celui de Bernard Gensane, qui n'y va pas mollo  ;
- et celui du très télévisuel Dr Serge Hefez, psychiatre, qui parle de Sarkose obsessionnelle et écrivait le 4 février un plaidoyer pour la psychiatrie article un peu optimiste selon moi à propos du documentaire bouleversant réalisé par Sandrine Bonnaire sur sa soeur autiste.

@ Et puis dans la foulée de mon soupir solidaire avec les Biffins, ce site : "En direct du ministère de la Crise du logement"

Qui relate dans un article du 15/02 une manifestation en lien avec un « article de Libération («Loue studette contre pipe») [qui] aura, décidément, créé des vocations… Les premières, ce sont celles d’un certain nombre de messieurs qui, trouvant l’idée excellente, se sont tout à coup rendu compte des avantages insoupçonnés de la colocation. »

@ Et pour finir plus légèrement (?), l'in-culture générale chez nos amis les ricains 

Cette vidéo d'un radio-trottoir aux USA, présentée par le Hibou philosophe, qui se demande s'il faut en rire ou en pleurer ? Moi je me dis (mais je ne comprends pas tout) - et j'espère pour eux - que finalement une telle ignorance des choses du monde (même en Aphganistan, ils doivent savoir !) ça doit induire chez eux une sorte de calme plat psychologique, comme mon chien quoi, une béatitude existentielle nébuleuse, une bulle à l'abri des vissicitudes du monde, resserrés sur leurs préoccupations domestiques ? (Nous ne sommes pas à l'abri d'un montage ne retenant que le pire ? Je suis candide peut être ?).

Appel à témoins (pour un robot hypocondriaque)

Je lance un appel à témoins : je suis depuis longtemps à la recherche d’un livre d’enfant « Les bobos du robot » dont les auteurs seraient Henriette Bichonnier et Roland Sabatier, chez F. Nathan, ©1983.

Amazon apparemment n’en a plus trace… Sur Google.livre je ne trouve rien non plus.

Ce petit livre, reste introuvable dans les cartons d’autrefois, un peu éparpillés de ma fille. Sans rire, il exposait une simple philosophie un peu dérisoire et tendre qui ne s'est jamais effacée de ma mémoire : je m'étais sentie solidaire de ce robot et de ses bobos... Il me rappelle cette couverture d'un petit carnet que j'ai toujours gardée, parce qu'elle résumait ce que j'ai [trop] longtemps ressenti au fond de moi :

 

« CHIENNE DE VIE »

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J’offre au/à la dénicheur [ou chère cheuse], une pleine brouette de gravats et accessoirement le prix du bouquin à l’argus. Merci d'avance.

23 février 2008

Bugs en plâtre

À noter

J'ai récupéré le titre initial du verso de mon miroir, cet autre chez moi, celui où je me dédouble dans l'écriture.
Ce changement s'opère pour des raisons impératives et néanmoins excellentes.

Il y a eu des bugs.
Du sable, voire des gravats, dans les rouages de la machine à créer qui commençait à me donner tant de plaisir, cette ouverture de tant de possibles et tous ces petits et grands bonheurs qui s'offrent à moi, que mes yeux et mon coeur sont capables d'enregistrer, et qui me font aller de l'avant. Une sorte d'accélération dans mon existance.

Il y a de la confusion depuis hier. Dans mon contexte récent, où je sors ma tête de la carapace, ça a sur moi un effet terriblement frustrant. 

D'abord ma fille a décidé de ne pas venir passer le WE ici et ça m'a blessée peinée. Hier je me suis réconfortée tant bien que mal en abordant compulsivement 30 nouveaux sites & blogs (au moins), et en animant le groupe d'ados du vendredi soir. Et me disant : je vais profiter du calme, pas d'attaque brutale du monstre de Baki, 35kg de muscles exubérants et d'affection baveuse, ni d'ados perfusés à la PS2 + TV + TNT + Coca + Kebab + téléphone + Skyrock et autres bruyants assomoirs, envahissant mon fragile repère...

Ce matin, comme toujours pas fraîche et pas pimpante, j'avais décidé d'en finir avec le polar de Fred Vargas, puis de m'attaquer aux deux billets que j'ai sous le coude depuis quelques jours : traces d'une conférence sur les ateliers 9d1e7b4927afe7352895095f9aaf3e70.jpgd'écriture et éloge d'une lecture, tous deux essentiels pour moi. Je me voyais aussi entreprendre la très innovante démarche de sortir le chien, puis remonter les 3 étages et ressortir - sans le chien et sans même y être contrainte par autrui ! - pour me rendre à la bibliothèque et y aborder quelques auteurs de vraie littérature : Roland Barthes (merci au Solitaire rature dont le dernier billet m'a particulièrement concernée), Simone de Beauvoir (grâce à Spleen), et quelques autres.

J'avais aussi prévu quelques liens sympas à partager dans une blogroll-mania number 3.

Que nenni, rien de tout cela.

Erreur fatale, ce matin m'a pris l'idée dangereuse d'aller dans ma boîte à tiroirs en carton pleine à craquer de photos du passé, et que je me suis fait un trip très mitigé d'émotions... le temps qui passe, la haine pour l'ex mari, l'attendrissement devant mes enfants petits, ces événements fixés sur ces rectangles argentiques qui dormaient là, désactivés, l'oubli les ayant rendus inoffensifs au fond de leurs pochettes ou en vrac : le bordel de la chambre de mon fils ado... qui ne l'est plus depuis longtemps, moi jeune, belle et mince, puis moins jeune et moins mince mais habillée comme si je me croyais obèse, des gens partis, des amis oubliés, des vacances pas si heureuses avec mon regard d'aujourd'hui, mon ancien appart (25 ans de vie, de combats et de courageuse résistance contre les courants mauvais)... Ces déferlantes de souvenirs pas forcément opportuns, que je figeais sur la pellicule pour tenter de vivre les choses à ma façon.

Le hic c'est que j'avais entrepris cette hasardeuse démarche en attendant un artisan carreleur, dans le but de résorber les sources d'infiltrations d'humidité chez le voisin de palier, et que toute intrusion dans mon antre est pour moi un stress intense... 

53256a12f0a02124a0bf506090f646ab.jpgArrivée du carreleur incriminé. Passablement rugueux le bonhomme, il n'en fait qu'à sa tête (et je le soupçonne d'être moyennement honnête), je me sens impuissante à lutter contre sa mauvaise foi bourrue. Durant sa bruyante industrie, j'essaye de m'isoler du nuage blanc opaque. Il s'est aussi mis en tête de réparer un interrupteur encastré dans le carrelage sans mon avis (et pour cause, la lumière au plafond ne marche plus depuis 5 ans) : j'ai donc dû éteindre le courant (et tous les onglets ouverts sur Firefox en l'attente de brillants commentaires) et quand il est revenu [le courant], seule la lumière des ampoules s'est rallumée mais pas celle de mes synapses. Je suis restée un peu prostrée, assise de guingois devant mon PC, entre deux hésitations et un état désagréable à zoner sans rien produire...

Constat à 21h : l'intrus ayant sévi, tout l'appartement est recouvert d'une couche blanche tenace, et ici même, malgré la porte fermée, les touches du clavier sont devenues légèrement blanchâtres et mon sacro saint bureau comme le reste ! Mes mains - suite à quelques déblayages d'urgence - sont irrémédiablement râpeuses de plâtre, les verres de mes lunettes s'opacifient au fur et à mesure que je les nettoie, et même mes cheveux lavés ce matin sont en carton. La cuisine ressemble à une cave qui aurait essuyé un bombardement, le sèche linge tout neuf (celui qui m'a été offert la veille de la panne du lave linge) a pris un coup de vieux, c'est pas parce qu'il sert à rien qu'il faut le massacrer.
Demain, je vais être contrainte à épuiser mon quota biennal de ménage... Consternation.

Et en attendant, malédiction récurrente et mal venue, le programme TV, seul capable de m'engloutir dans l'oubli est accablant.

Ça fait beaucoup pour une blogueuse éperdue.

Demain, après l'aspirateur, la serpillière, le chiffon et l'éponge et si je ne trépasse pas asphyxiée dans mon sommeil (je ne dispose d'aucun masque à gaz), je reprends espoir m'y remets ! 

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