04 avril 2008
Fin
Ce blog prend fin ici, probablement...
Il est une vérité vraie que j'ai déjà éprouvée et vérifiée : un vrai « non », ouvre toujours à un vrai « OUI » dans la vie. Ça n'est jamais facile, mais c'est le prix à payer pour avancer, ou peut être bien pour une liberté exigeante. Les renoncements.
Je ferme ce blog... et si j'allais à la pêche aux explications j'en trouverais, mais je ne suis pas sûre qu'il y en ait. Parce que c'est juste un sentiment profond, j'ai ce goût là depuis quelques jours aux tripes, et ce matin c'est devenu une évidence. Alors disons : peut être parce que je crois que je gâche quelque chose, de l'énergie mal distribuée notamment, et que je m'empêche d'être là où je devrais être. Où ? Aucune idée. C'est la tâche à laquelle je compte m'atteler. Ce blog a été créé à un moment de crise personnelle, il a fait son chemin, rempli sa fonction et en cela n'a plus de raison d'être, ça ne serait qu'approximations, évitements et simulation. J'ai du mal en matière de compromis boiteux.
Petite réflexion que je me faisais l'autre jour (le 1er avril !) qui n'a rien à voir, mais que j'avais besoin de rapporter ici, juste avant : Nous faisons tous semblant d'exister, et certains d'entre nous y sont plus habiles. Je ne suis pas de ceux là. Là où j'existe cela ne se voit pas, ne se dit pas : cela s'éprouve et ça n'est pas confortable. Certains très rares le partagent avec moi, et c'est indicible.
Voilà. Ceux chez qui j'ai commenté ont mon mail, et j'ai un autre lieu sur la toile. Dont je ne sais d'ailleurs pas encore si je le laisse ouvert ou pas, mais on peut encore venir m'y saluer publiquement, en cas d'envie saugrenue (il est encore vierge de tout commentaire : encore un néant non apprivoisé !).
Merci - sincèrement - à ceux qui ont accompagné cette petite aventure, pour que ça soit un plaisir et une aide, et qu'il y ait de la joie, des découvertes, de la vie et de la curiosité partagées.
PS : je me laisse 24 heures, ou peut être moins, ou peut être plus ? pour fermer ce lieu.
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03 avril 2008
Lectures et petits fours
Agustina Bessa Luis© Luisa Ferreira
Ce soir j'ai assisté à une lecture publique de l'auteure portugaise Agustina Bessa-Luis, par l'actrice Marie-France Pisier, dans un lieu pompeux et un peu suranné.
L'écriture de cette toute petite grande Dame - dans « La Sybile » surtout - est prenante, touffue, dépliée à l'infini dans les descriptions humaines, atypique et d'une incroyable richesse, un peu dépaysante aussi (Portugal du Nord, années 1950). Dans « Le Principe de l’Incertitude », roman triptyque plus récent, le ton est plus acide, voire cynique.
Marie-France Pisier est aussi belle, et vraiment gracieuse, que sa lecture désinvolte a mangé les mots ; elle semblait ne pas s'être immergée dans ce texte, dans une décevante posture de diva évanescente... (Quand même, je l'ai vue !)
Un buffet était prévu dans une salle attenante à hauts plafonds lambrissés de bois clair. Ce à quoi j'ai assisté m'a fait croire que je jouais comme figurante dans une mauvaise copie d'un film de Tati : je me suis trouvée prise dans une cohue infranchissable d'humains prêts à tuer pour garder leur place, les petits fours assaillis par un essaim de mouches, pire qu'une empoignade un premier jour de soldes, sauvagement happés par ces mêmes spectateurs recueillis 5mn avant devant l'estrade où l'actrice officiait (applaudissements épars), mais qui semblaient apparemment ne pas avoir mangé (ni bu, surtout du champagne) depuis une semaine au moins... J'ai fini par obtenir quelques chips et un jus d'orange (je n'avais pas dîné non plus), une poignée de mains absente de la diva (je discutais avec l'une des organisatrices, étais-je une VIP ?), et surtout, l'envie de découvrir une nouvelle auteure.
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02 avril 2008
Une solitude
« D'un point de vue des pratiques et des souffrances, tout écrivain peut se comparer aux plus grands. »
(Roland Barthes, à propos de Sollers et Proust)
« Une fin que l'écrivain lit dans sa solitude sociale. Car l'écrivain est seul, abandonné des anciennes classes et des nouvelles. Sa chute est d'autant plus grave qu'il vit aujourd'hui dans une société où la solitude elle-même, en soi, est considérée comme une faute [...]. Nous acceptons (c'est là notre coup de maître) les particularismes mais non les singularités ; les types, mais non les individus. [...] Mais l'isolé absolu ? Celui qui n'est ni breton, ni corse, ni femme, ni homosexuel, ni fou, ni arabe, etc. ? Celui qui n'appartient même pas à la minorité ? La littérature est sa voix, qui, par un renversement "paradisiaque", reprend superbement toutes les voix du monde, et les mêle dans une sorte de chant qui ne peut être entendu que si l'on se porte, pour l'écouter [...], très au loin, en avant, par delà les écoles, les avant-gardes, les journaux et les conversations. »
(Roland Barthes)
... Et d'autres lectures dans mon petit cagibi secret.
23:59 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écriture, blog, littérature
31 mars 2008
Silence, on tourne ailleurs
Au lecteur désoeuvré qui atterrirait encore ici, probablement par accident, ou par quelque inexplicable fidélité amicale et distraite, et conséquemment au long silence qui a sévi ici, je vais dévoiler (?) quelques éléments de mon absence sur la toile et plus particulièrement de ce blog.
Il y a comme une sorte de pression tyrannique de « la publication » à laquelle je me suis finalement soumise à l'insu de mon plein gré (et ça n’était pas la 1ère fois !). Car selon la Législation du blog moribond, qui dit « blog mort » dit « perte de lectorat »… et ça, je ne voulais pas non plus, j’étais en train de m’ouvrir à toutes sortes de curiosités (pour ne pas dire pompeusement « au monde ») et j’avais besoin de me sentir faire partie de ce mouvement. Et puis ça allait plus vite pour moi, et j’aimais cette accélération. Et je me suis beaucoup amusée avec mes blogroll-manias.
Et puis quoi… suivez mon regard vers la bannière de ce blog !
Mais la vie n’étant décidément pas un long fleuve tranquille, Eperdue est tombée le nez dans la flaque a fait ce pour quoi la nature l’a dotée d’une coquille : elle s’y est réfugiée pour digérer un os un peu plus indigeste que les autres, qui cependant une fois métabolisé, aura toutes sortes de vertus solidifiantes pour soutenir l’inévitable adversité.
Conséquences : statufaction, sourde oreille autant que possible se fasse aux messages téléphoniques, absence d’ouverture du PC, ou a minima vague relevage de mails « urgents », et réponses évasives et – pour une fois – brèves (!)… L’énergie vitale s’en était allée ailleurs, allez savoir où. Pour ne pas laisser le lecteur dans une douloureuse expectative, je ne le rassurerai pas en lui disant que j’ai moi-même été revisiter le Grand trou, et toute énergie curieuse du vaste monde anéantie dans les mêmes boues. Noyées, asphyxiées. Mais pas oubliées. J’avais d’autres combats à mener, ailleurs qu’ici, priorité absolue. Secret défense. Raison d’État.
Cette désertion me désole : peut être seulement une transition ? J’avais prévenu ! (Voir en haut à gauche dans mon discours de bienvenue).
Elle trouve aussi sa cause dans la blogroll : j’ai dans mon générateur de flux Netvibes une catégorie « blogamis », ceux que je vais voir en premier. Choix éminemment subjectifs bien entendu, l'affectif surpassant souvent l'intellect chez moi. Même dans ceux là, j’ai du mal, et certains vont glisser dans la catégorie « à visiter » parce qu’ils publient multi-quotidiennement, et que je ne peux pas « suivre ». Et je ne parle pas des 9 autres onglets : je ne suis plus. Pour paraphraser honteusement mon commentaire de ce matin sur un blogami : à ce rythme (de la technologie, de ma lenteur à digérer mon [existence] quotidien, et de la vie des autres en général) j'envisage la suppression de tous mes fils RSS... (je ne « suis » plus non plus. Enfin je précise : « suis » de « suivre », parce que d' « être » ça, je sais de moins en moins.)
Et sur ce générateur de flux sursaturé (et dont je crains que la capacité ne soit illimitée), j’avoisine les 600 billets non encore « lus », ou en tout cas « vérifiés », ce qui en dit long sur mon manque de discernement, la gourmandise qui fut la mienne ! Il y a décalage entre certains de mes besoins (lents) et le rythme et le foisonnement du net, qui – paradoxe ! - fait bien écho à tout ce que j’aime dans mon propre foisonnement. Besoin de discipliner mon inusable addiction à la toile, faire une bonne balance entre dépendances qui mettent un peu de douceur dans mon monde de brutes, et dépendances qui me font éviter tout le reste : des constructions de sens un peu plus socialement palpables (pfff).
En visitant l’un des sites supprimés de ses flux favoris, par le Hibou philosophe (vous suivez ? L’onglet : « blogamis »), je me dis que finalement, j'aime bien les blogs « lents », voire arrêtés. Lorsque j’y reviens, j’ai la surprise de ne pas être sûre de découvrir une nouvelle note, photo ou réflexion, oiseuse drôle et/ou philosophique – donc : même pas sûr, juste vérifier pour me rassurer que la vie ne va pas plus vite que moi, ce qui est généralement l’un des constats les plus confondants de ma vie. Du coup, (et pour me répéter) j’ai le temps de retourner à mon propre néant à ma propre vie, je ne suis pas « convoquée » par quelque nouveauté plus ou moins fascinante de « l’autre » - toujours addictive, si je pars de l’axiome : quand je m’occupe de l’autre je ne m’occupe pas de moi, et j’adore ça ! Et plus précisément : quand je suis sur les blogs des autres, et même sur le mien, je ne m’occupe pas de ce qui pourrait faire avancer ma vie, en quelque sorte « j’é-vite » de vivre vu que vivre vite je ne sais pas ! Voilà, écrire, si cela m’aide incontestablement à exister, m’aide aussi à éviter de regarder ce que j’ai du mal à mettre en œuvre ailleurs. Ce qui m’amène à songer qu’il y a écrire et écrire, et un temps pour que ça me soit utile et un temps pour que cela me permette de me perdre… mais là, je me [vous] perds !
Donc, je me suspecte d’avoir, outre les coups du sort – d’autres priorités que de passer des heures à zoner sur la toile, même si c’est l’un de mes passe-temps favoris !
D’abord je ne renonce pas à l’entreprise de « lire » des « livres » (en papier), qui si certains s’empilent (et non pas « s’épilent » comme je viens de l’écrire) chez moi en ayant pour fonction essentielle de prendre la poussière, d’autres ont tendance à voir leurs titres s’accumuler sur des listes de vœux pieux. Car (et malgré que) ni mes moyens financiers ni ma disponibilité de concentration intellectuelle ne suivent…
Ensuite, il se trouve que je sors à peine d’un séminaire de trois jours de philosophie phénoménologique, en gros d’Héraclite à Heidegger, en passant par Platon, Descartes, Nietzsche et Husserl, pour préparer une 2e session sur Heidegger… et que je viens tout juste de recevoir le mail auquel sont liés les 50 pages du léger « digest » de ces trois jours, la liste des 50 titres d’ouvrages philosophiques et quelques sites recommandés par nos très sympathiques formateurs-philosophes. Je recherche en vain le câble pour transférer sur mon PC les quelques heures d’enregistrements de mon dictaphone, et j’ai l’ambition de retranscrire mes 32 pages de notes de cette fin de semaine ainsi que celles de mes 4 ou 5 derniers séminaires théoriques et pratiques de l'année passée, dont… Narcisse !
Voilà le programme, sans compter l'association que je suis sensée créer, les clients que je suis sensée recevoir et toutes les démarches [que je ne fais pas] visant à maintenir ma situation juste en dessous du… de… : avec quoi je vais manger d’ici la faim du moi la fin du mois !?
Pour me consoler, je m’en vais in petto sortir Théo et retourner à la lecture de Mary Higgins Clark qu’une amie a imprudemment oublié chez moi l’autre jour, puis m'asseoir devant ma Télé.
Faut pas déconner.
15:22 Publié dans Blog, Ne pas perdre le fil, Ratiocinations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, actualité, journal-intime, web
20 mars 2008
L'étrange questionnaire...
L'ÉTRANGE(*) QUESTIONNAIRE D'ÉPERDUE
(CV d'Éperdue ici et ici ainsi que sur l'encadré à gauche).
(*) Bizarre, extraordinaire, singulier, surprenant. Le Robert
1 – Écrivez la première phrase d’un roman, un nouvelle, ou d’un livre étrange à venir.
Elle prend particulièrement soin de ses ongles polis quand elle lit : ce sont eux qu'elle voit lorsque qu'elle s'évade de sa lecture. Et, dans ces moments ténus où ses yeux dérapent, c'est son monde intérieur qu'ils incarnent et qu'elle scrute.
2 – Sans regarder votre montre, quelle heure est-il ?
19h15
3 – Regardez votre montre, quelle heure est-il ?
19h07
4 – Comment expliquez-vous cette – ou ces – différences du temps ?
Mon rapport au temps est depuis longtemps déréglé, et je m’en réjouis.
5 – Croyez-vous aux prévisions météorologiques ?
La plupart du temps.
6 - Croyez-vous aux prévisions astrologiques ?
Je les laisse à mes alter égos obsessionnels angoissés.
7 – Regardez vous le ciel, et les étoiles, quand il fait nuit ?
Dès que je peux, c'est-à-dire quand je ne suis pas en ville : c'est-à-dire trop rarement.
8 – Que pensez-vous du ciel et des étoiles quand il fait nuit ?
Je ferais mieux de me mettre plus souvent dans cette perspective : ça remet mon existance à sa place. Et ça enlève de la pression.
9 – Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?
« C’est dans l’air » sur le Tibet et la Chine, mes ongles, et une autre note en cours à paraître simultanément avec ce questionnaire.
10 – Que vous inspirent les cathédrales, les églises, les mosquées, les calvaires, les synagogues et autres monuments religieux ?
Un peu de gravité et de l’ennui. Ces relents d’encens ne m’inspirent pas grand chose.
11 – Qu’auriez-vous vu si vous aviez été aveugle ?
Ce qu’il y a vraiment à voir.
12 – Qu’auriez-vous aimé « voir » si vous aviez été aveugle ?
Toucher et entendre pour voir.
13 - Avez-vous peur ?
Oui, tout le temps, partout et avec tout le monde.
14 – De quoi avez-vous peur ?
De tout, sauf de mon chien et de mes plantes vertes.
15 - Quel est le dernier film horrible que vous avez vu ?
Ça remonte à 20 ans, je n'en regarde plus et ma mémoire est percée : je donne ma langue au tigre... « Orange mécanique » ?
16 - De qui avez-vous peur ?
Des personnes qui projettent leurs frustrations sur moi, des vieux barbons, de mon ex conseillère à l’ANPE, de tous les financiers et euh. De tout le monde.
17 - Vous êtes vous déjà perdu ?
Oui, quand j’étais petite. C’était affreux. Aujourd’hui ça peut être jubilatoire.
18 - Croyez-vous aux fantômes ?
Finalement : oui.
19 - Qu’est-ce qu’un fantôme ?
Une personne morte qui a vécu un épisode de vie affreux, et qui a dû se taire : elle se réincarne, le drame garde sa dimension énergétique transgénérationnellement, et souvent à notre insu nous pouvons en hériter. Attention aux ancêtres frustrés, violés ou en colère.
20 - En l’instant, à l’exception de l’ordinateur, quel(s) bruit(s) entendez-vous ?
La télé, et mon radiateur qui s’est inexplicablement mis à vibrer.
21 - Quel est le bruit le plus effrayant que vous ayez entendu – « la nuit avait l’allure d’un cri de loup », par exemple - ?
Le bruit assourdissant de mon silence figé face à cette question à laquelle je ne sais pas répondre.
22 – Avez-vous fait quelque chose d’étrange aujourd’hui ou ces derniers jours ?
J’habite un monde d’étrangeté, la normalité m’angoisse : j’assume ma folie.
23 – Êtes-vous déjà allé dans un confessionnal ?
Enfant, on est très naïf dans une famille catho…
24 – Vous êtes au confessionnal ; alors confessez-moi l’innommable.
Tu t’es vu quand t’as bu ?
25 –Sans tricher, qu’est-ce qu’un « cabinet de curiosités »
Un grenier inexploré, ou une petite pièce derrière une glace sans tain avec plein d’anciens objets érotiques insolites.
26 –Croyez-vous à la rédemption ?
La preuve : je suis là.
27 – Avez-vous rêvé cette nuit ?
Certainement.
28 - Vous souvenez-vous de vos rêves ?
Rarement. Mais un peu plus souvent qu’avant.
29 - Quel est le dernier rêve que vous avez fait ?
J’ai rêvé que j’étais libre d’exprimer et d’agir mes vrais besoins.
30 – Que vous inspire le brouillard ?
Un flou cotonneux, de la confusion et de l’incertitude : une partie de ma vie.
31 - Croyez-vous aux animaux qui n’existent pas ?
J’ai déjà répondu, pour les fantasmagories !
32 - Qu’est-ce que vous voyez sur les murs de la pièce où vous êtes ?
Moi : il y a un miroir. Plein de photos, de souvenirs et de paysages.
33 - Si vous deveniez magicien, quelle est la première chose que vous feriez ?
Transformer mon appartement en une petite maison de plain-pied, avec un jardin. Dans le lot, je mets une voiture.
34 - Qu’est-ce qu’un fou ?
Quelqu’un qui a trouvé un moyen de gérer l’insoutenable.
35 - Etes-vous fou ?
Je revendique ma folie.
36 – Croyez-vous en l’existence des sociétés secrètes ?
Cela ne m'intéresse pas. Je commence à sentir l'agacement.
37 – Quel est le dernier livre étrange que vous ayez lu ?
Je n’aime pas les livres qui me paraissent étranges : c’est que l’auteur a fait un effort pour que je n’y aie pas accès… Ou que sa folie ne me touche pas.
38 – Aimeriez-vous vivre dans un château ?
Assez, à condition d’avoir un beau jardiner, mon ami intime qui sait cuisinier, une amie qui aime faire le ménage ; des chiens, un âne, un cheval, des chats et des canards.
39 – Avez-vous vu quelque chose d’étrange aujourd’hui ?
Non, c’est mon regard sur les choses qui est étrange, je crois.
40 – Quel est le denier film étrange que vous avez vu ?
Déjà répondu à cette question : je ne vais jamais au cinéma et je choisis mes programmes à la TV. Peut être la dernière émission « Faites entrer l’accusé » : les abîmes insondables des comportements humains.
41 – Aimeriez-vous vivre dans une gare désaffectée ?
J’ai connu quelqu’un qui y a installé un club équestre. L’agacement monte.
42 – Etes-vous capable de deviner l’avenir ?
Ça m’arrive. Pas de deviner, d’avoir de fortes intuitions.
43 – Avez-vous déjà pensé vivre à l’étranger ?
Oui.
44 – Où ?
En Italie
45 – Pourquoi ?
Pour suivre un être aimé.
46 – Quel est le film le plus étrange que vous avez vous ?
Ça devient énervant. Je n’ai pas de mémoire. Des essais cinématographiques vus sur Arte lors d’une rétrospective des années 68, courant hippie expérimental, sous LSD ?
47 – Auriez-vous aimé vivre dans un presbytère ?
Avec beaucoup d’argent pour refaire le toît et enrayer l'ambiance de moisi, de tristesse momifiée et de mort, assurer l’entretien des "simples" du potager et des fruits du verger : pourquoi pas ?
48 – Quel est le livre le plus étrange que vous avez lu ?
Déjà répondu à cette question, ou bien j’ai raté mon copier-coller ? Un livre en sanscrit ?
49- Préférez-vous les sabliers ou les globes terrestres ?
Les deux. Sur le même guéridon dans une bibliothèque lambrissée, pas loin de la cheminée.
50 – Préférez-vous les loupes anciennes ou les armes blanches ?
Je préfère les loupes à ce qui coupe : j’aime les détails et pas découper.
51 – Qu’y a-t-il, selon toute vraisemblance, dans les profondeurs du Loch Ness
De la vase.
52 – Aimez-vous les animaux empaillés ?
Voir la réponse à la question 25.
53 – Aimez-vous marcher sous la pluie ?
Énormément, sauf quand je viens de faire mon brushing. Sinon, oui.
54 – Que se passe-t-il dans les souterrains ?
Il y a le métro ou les taupes, c’est selon. Et les verres de terre. Et des SDF aussi, pour avoir chaud.
55 – Que regardiez-vous quand vos yeux se sont détachés de ce questionnaire ?
Mes ongles. Et "Samantha « oups »" dans le miroir face à moi qui reflète aussi la télévision.
56 – Que vous inspire cette phrase célèbre : « dès qu’il eut franchi le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre » ?
Rien du tout. Je n’achèterais pas le livre et je ne l’emprunterais même pas à la bibliothèque. Ou alors je suis chez le dentiste et il n'y a que "Voici" à lire... Quoique...
57 – Sans tricher, d’où est tirée cette phrase célèbre : « dès qu’il eut franchi le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre » ?
Aucune idée. Les contes de Grimm ? Walt Disney ? Un conte chinois ?
58 – Aimez-vous marcher la nuit dans la forêt ou les cimetières ?
Je n’en vois pas l’intérêt. Sauf si j'ai perdu mon dentier, auquel cas j'attends le lendemain. Je préfère le crépuscule.
58 – Écrivez la dernière phrase d’un roman, d’une nouvelle, d’un livre étrange à venir.
Etrange : il y a deux questions 58.
Elle se savait enfin à l’abri des étranges questionnaires, mais pas de sa folie. Et elle avait la certitude qu’elle ne savait et ne saurait jamais rien. Dans le sous bois crépusculaire, les taupes émergeaient lentement et le parfum des simples et des conifères s’imposait.
59 – Sans regarder votre montre, quelle heure est-il ?
20h15
60 – Regardez votre montre. Quelle heure est-il ?
20h04
21:28 Publié dans Blog, Fantaisies, Ne pas perdre le fil | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, écriture, blog
19 mars 2008
L'abri dérisoire
Je vais donc me prêter à cet étrange questionnaire (billet suivant). La démarche est d'autant plus étrange que j'ai développé une allergie aux questionnaires, parce qu'il faut rentrer dans des cases et que pour avoir subi cela dans certaines institutions de notre beau pays, j'en suis désormais définitivement incapable ; celui ci est suffisamment aléatoire pour que je tente de faire semblant de ne pas parler de moi...
22:11 Publié dans Blog, Ratiocinations | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, écriture, météo, marine
13 mars 2008
Demandez l'programme pendant l'entre-acte : Blogroll-mania 5
En tracte et En vrac
¤ Au programme du silence à prévoir ici à contre coeur,
parce que je me plais beaucoup dans ce web que je découvre. Et je n'écris pas que pour toutes ces bonnes raisons préconisées pour « un meilleur blogging » (blog que je n'ai pas eu le temps d'investiguer sérieusement, mais merci à Eric pour cet envoi).
¤ Ces derniers jours j'écris tard le soir,
« j'ai rendez-vous avec vous » ? et la fatigue me condamne à ne pas mettre en forme mes textes ; cela contrarie mes ambitions. (Et à ce rythme de videos irrésistibles, je vais épuiser ma capacité dipso ici).
¤ Au programme pour moi : un colloque majeur de trois jours à partir de vendredi, rassemblant tous les courants Français de la mouvance dans laquelle je me forme.
¤ Je ne suis qu'une copieuse curieuse, et je reprend la même photo (aperçue chez qui ?) trouvée sur ce site que je vous recommande pour son somptueux esthétisme coloré : une bibliothèque dont les livres sont classés par couleurs, ça me rappelle Bécassine, pas vous ? Et, simplement, ça m'enchante... à déguster, bien d'autres merveilles colorées...
¤ Des tentatives de lectures parfois laborieuses, parce que pas assez "disponible".
¤ Le Six35 JT du web de ce soir (à droite), un débat sur l'avenir du livre et de la presse et toujours des petites surprises.
¤ Une « relation » professionnelle et associative qui s'acharne carrément un peu sur moi, ce qui m'a bien secouée (rester debout, ne pas céder à la tentation de disparaître ni de démissionner). J'ai tremblé devant attrappé mon téléphone et nous avons commencé à nous expliquer, c'est encore explosif, question d'alchimie. Vivre un conflit ouvert et grandir avec, voilà bien quelque chose dont je ne me serais pas crue capable il y a encore quelques semaines ! (Je suis soutenue). Mais je reste debout, et ça, c'est la meilleure surprise de mon programme !
¤ Et puis aussi le constat consternant : c'est trois appartements voisins que j'ai finalement inondé avec ma douche... Et toutes ces intrusions chez moi, le carreleur maudit, ces experts, syndic et autres assureurs depuis un mois. Ne pas céder à la panique : comment assumer les travaux ? Et à côté de cela, le cadeau : le voisin d'en face, impliqué dans les infiltrations et pro du bâtiment a colmaté les joints de ma douche ce soir. Gracieusement...
¤ En même temps que j'écris, un docu sur France2 (oui : encore !) sur le surmenage professionnel et la souffrance psychologique, abus et humiliations, dépressions, et pire (ceux qui ont failli y laisser leur vie).
¤ Grosse journée de travail (mon jeudi professionnel qui m'aide à attendre les clients, parce que je reste dans le bain).
¤ Ce mail reçu d'une consoeur à l'instant : « un blogueur canadien [aurait] démontré il y a quelques temps que si le site Google était Noir sur fond blanc, on pourrait économiser 750 mégawatts-heures par an, soit toute l'énergie produite par 1000 petites éoliennes ou par 26 turbines du barrage des Trois Gorges en Chine. Cette économie est dûe au fait que les pixels blancs nécessitent plus d'énergie que les pixels
noirs pour s'afficher sur vos écrans. Suite à cette démonstration, un nouveau moteur de recherches noir est né, Écogle, moteur de recherches qui utilise toutes les données de Google.fr »
¤ La galerie Bonobo, annoncée dans la newsletter de Philippe de Jonckheere, lui même auteur - notamment ! - d'une série de ses 365 photos quotidiennes.
¤ Encore un petit lien avant de mettre Eperdue en sommeil : Sploune m'a envoyé celui-ci hier, pas eu le temps non plus vraiment de l'investiguer, il y a du contenu, et déjà il arbore ceci en prologue :
« Lorsqu'un seul homme rêve ce n'est qu'un rêve. Mais si beaucoup d'hommes
rêvent ensemble, c'est le début d'une réalité » Hundertwasser
Bonne fin de semaine pleine de rêves réalistes et utopiques !
23:30 Publié dans Actualité, Blog, Ne pas perdre le fil, Ratiocinations, Télévision, Web | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, information, actualité, journal-intime, web, écologie, écologie-politique
12 mars 2008
Un SDF candidat aux municipales à Paris
Vous l'avez peut être croisé ? Jean-Marc Restoux, un SDF, RMiste s’est porté candidat aux élections municipales de Paris, dans le 6e arrondissement. Il a recueilli 3,73 % de voix, « presque autant que les Verts »… « Ça m'a couté 1500 € et avec mon RMI je vais avoir du mal à boucher le trou » (France2, le JT de 20h ce soir).
J’avais déjà aperçu cette trogne insolite chez le Hibou Philosophe (l'affiche électorale), et j’avais plaisanté sur sa tête de prophète cacochyme, je le regrette un peu. Je ne savais pas. Dommage qu’on ne lui ait fait de la pub à la TV qu’après le 1er tour. Le site Le mague se fait largement l'écho de cette initiative. Très belle photo sur ce site -->
En cherchant plus d'infos sur Google, je vois par le nombre de liens que cet homme qui n'a pas baissé les bras a fait couler de l'huile de claviers :
Voir encore ici, une autre vidéo que celle-ci :
et celle-ci aussi, peut être encore plus savoureuse et émouvante.
Je me suis bien dérobée à l'étrange questionnaire. Merci Jean-Marc, toi qui es à nouveau à la rue...
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08 mars 2008
Hier, aujourd'hui et demain
Aujourd'hui et demain, lever aux aurores : en stage. Ce soir, au lieu de rejoindre ma couette, je viens trainer un peu ici...
Demain, ou après demain, je ferai une petit patch work de photos de jonquilles et de Théo #massacre à la tondeuse# ça sera je pense sur mon cagibi à côté dont l'hébergeur m'octroie plus de volume de stockage qu'ici à ce que j'imagine.
Demain, comme j'ai une
carte d'électeur toute neuve
- dont je suis étrangement fière - j'irai voter en soirée. C'est un évènement : je n'ai pas voté depuis quelques décennies. Mon univers personnel était si bouleversé que la vie publique m'apparaissait à des années lumière en terme de préoccupations... Quand on est au niveau de la survie, on s'isole et la société ça n'est plus une réalité mais une phobie.
Aujourd'hui et demain, et j'espère après demain, je goûterai à nouveau des plaisirs moins solitaires que mes collections de tortues.
Oui, la gauche vue de mars ça n'est pas mal finalement... J'étais restée coincée sur mars, mais je voyais mal, je manquais d'air, et pas de longue vue : au ras du sol, on voit mal. Je fais confiance à - et je lis avec intérêt et curiosité - ceux qui ont plus de recul ;-)
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07 mars 2008
Chaos de crise d'ado à Bord de Blog
Non, ce qui suit n'est pas un zoom sur la crise du couple de Björn Borg. C'est PIRE : je me cherche !
Voilà. Je suis ennuyée pour le rare lecteur : je constate que je passe mon temps à changer l'organisation de ce blog, sa ligne éditoriale, son but ses fonctionnalités, à y rajouter mes récoltes récentes, de quoi perdre sa boussole. Bref, Éperdue se transforme en botte de foin, en admettant qu'on ait envie d'y rechercher une aiguille. J'avais eu le nez fin en parlant (encore en haut à gauche ?) de mon « capharnaüm »...
Et vu mon état de confusion (fatigue) en ce moment même, je sens que cette note va en baver.
Je ne sais plus où mettre le six35 (au fait, N° 9, best off de cette semaine depuis hier soir), pour être vu-lu-écouté doit-il se retrouver avant [plus haut] ou après mes livres en papier ? Oui, mais quand même ! La lecture en ce moment requiert une grande place dans ma vie ! Ca n'est pas le même registre ! On admettra que prioriser (un ami m'a dit hier que j'étais créative pour avoir inventé ce mot, c'est vrai ?) donc hiérarchiser pour moi en ce moment par exemple les livres en papier par rapport au JT du web, Théo, les commentaires récents (ces machins qui font un coup au coeur de plaisir et de narcissisme) ou les liens (links, soyons précis). Ah, oui, parce que certains sont des liens amis, des liens d'amour, des liens en devenir, des liens en désuétude, et d'autres encore des liens curieux, ou des liens pratiques, ou encore (tout en bas à gauche, enfin... je sais plus très bien) des liens de ma vie qu'elle est réelle... alors ? Théo qui occupe chaque seconde de ma vie (sauf quand je suis dehors, donc c'est bien ce que je dis...) se retrouve relégué encore plus bas, Libé carrément à la cave juste après ce pauvre George Onslow passion d'une amie qui m'est très chère d'où l'association du même nom, mes observations oiseuses (Eperdue Express) s'attardant sur mes choix chancelants de lieux pour m'étaler, que je ne me résous pas (encore) à supprimer pour surcharge d'infos contradictoires et induisant à la confusion... Si je voulais que l'on sache qui je suis vraiment, je ne m'y prendrais pas autrement : confuse, pugnace, compulsive, curieuse, en pleine éclosion, hésitante et impulsive, en pleine quête, en besoin de s'exposer et de découvertes ; et en même temps, besoin de rigueur, obsessionnelle jusqu'à la folie (cela me tient lieu de discipline au travail), souci de clarté, de lisibilité, de hiérarchisation de l'information... Je suis une femme blogueuse [é]perdue (ça au moins ne varie pas dans la constance)... Je m'accroche éperdument obstinément aux définitions de l'Éperdu(e), et à l'intro sur les intentions de ce blog, mais je vois bien que je m'y perds... Et quid du calendrier des Postes post édités ? Et des catégories (thèmes seraient plus pertinent, tiens je vais changer ça) que je commence à mélanger allégrement : une nouvelle par jour en ce moment ? Imaginez que je me lance à mettre mes films préférés (là on est tranquilles, je vais au cinéma 1 fois tous les 3 ans, et puis d'ailleurs j'ai déjà repéré quasiment mon top 3 chez Nota bene) : ça nous ferait encore 10cm (quelques 600 pixels) d'encadrés sur les bas flancs de ce pauvre blog, autres informations superfétatoires sur mes prédilections flottantes, noyant lecteur et poisson.
Des choix, toujours des choix... Voilà, je traverse une crise d'identité bloguesque. Une sorte d'adolescence dans mon apparaître au monde, ma vitrine est en réfection, mais tels certains arts picturaux modernes, j'ai bien peur que ça soit sa substance : en travaux. Je suis tout le temps en travaux.
Je ne me décide pas à mettre systématiquement des infos bulle sur mes liens, j'ai trop de choses à lire dans mon Google Reader (désolée, impossible de restituer la page pas floue !), aujourdhui un retard de 293 notes non lues/parcourues/ou destinées à être ignorées, mais je tiens à vérifier (et le Hibou philosophe vient de m'en rajouter une couche en expliquant dans une note récente que c'était tout trop facile pour lui de suivre ses commentaires et autres clics grâce à un Widget dont j'ai pas bien saisi la pertinence dans l'absolu (et surtout d'après les explications de je-ne-sais-déjà-plus-qui) mais pas réussi à rendre opérationnel (en gros, l'anglais me limite). Et j'ai vu dans une capture d'écran chez Le blog de gasper que ses favoris/ou flux RSS/ou liens étaient classés de façon fort organisée, mais sûrement pas chez Google (Le Monde ?)... Parmi mes sujets de perplexité il y a aussi : comment font les blogueurs pour savoir que je les a cités ? Mystèèèère... Et j'ai envie d'une autre gadget que je n'arrive pas à placer ici. Mes listes de liens, c'est le bazar, la cohérence date de l'ouverture du blog, il me va falloir retrouver un autre axe de tri, et je suis suprise que mes récents ajouts ne m'en tiennent pas rigueur. A ce propos, je tiens à remercier les personnes qui me déposent leurs petits mots, cela me touche incroyablement...
Mon problème c'est que je dois reconnaitre une certaine allergie à toute systématisation, malgré mes courageux combats, chaque jour me réserve une surprise car le jus de la vie me laisse toujours statufiée, malgré que tomber dans la routine me tue, à part quelques unes de mes addictions résiduelles... mais là, personne pour les subir, à part mon chien. Ici, point de repères, ça valse dans tous les sens. Bien entendu, je m'en excuse auprès du lecteur (qui aura poussé la compassion jusqu'ici). Mais j'ai assez de route sur les blogs pour savoir que dépayser le lecteur c'est pas glop. J'ai assez travaillé dans la presse pour savoir que chaque changement d'habillage et de contenu, voire de forme, doit être argumenté, expliqué et conservé un minimum de temps dans la durée. Et le temps de passage sur un blog est rapide.
Enfin bref : c'est tout à fait le reflet de ce que je suis, de ce que je vis. Ça bouge, ça évolue, je suis en perpétuel déséquilibre actuellement, ma curiosité est toujours plus aiguisée, des gens débarquent dans ma vie (virtuellement ou non), et dans tout ça, l'intendance ne suit pas... Manque de sommeil (pourtant j'ai récupéré à la campagne), et j'accuse le coup pour un petit coup de zef de rien... Mes humeurs sont incroyablement versatiles, mes attaques de curiosité aigües, autant que mes replis stratégiques sous carapace. Mes besoins aussi varient, et les registres aussi, les émotions peuvent passer du profond grave au léger brillant, sans transition. J'ai un peu l'impression de m'excuser d'exister telle que je suis aujourd'hui, et pourtant : j'ai du bonheur à écrire trop ici, à créer ailleurs, à lire d'autres blogs, à regarder des émissions TV souvent conspuées mais où je m'amuse bien, à alimenter mon âme dans mes lectures, à découvrir tant d'esprits brillants et séduisants, sur le papier, sur la toile ou en chair et en os. Ce WE ce sera dans un groupe où la complaisance relationnelle n'est pas de mise et où le "juste" de la relation et de ce que l'on est en train de vivre et d'apprendre de soi est roi.
Et toute cette diversité me plaît, inexorablement le brouillon est ma marque de fabrique, j'ai beau fantasmer sur le rangement il me fuit, je suis faite de ce foisonnement.
Chaos, à nous deux milliards !
18:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, blog, écriture











