12 février 2008

Notre recherche éperdue

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« L’homme sain est celui qui est capable de se confronter à l’inconnu, faisant œuvre de création. »
(Pierre Coret)

« S'interroger sur le concept de normalité [...] réinterrogeant la manière dont chacun de nous met en place des mécanismes d'adaptation de survie pour réagir et pour rééquilibrer le désordre de son monde interne et relationnel.

Comment chaque humain fait-il face à l’angoisse existentielle du sens de sa présence au monde, telle est la question fondamentale qui sous-tend notre recherche éperdue de vérité. »
(Pierre Van Damme)

 

Voilà à quoi je suis occupée à nouveau depuis quelques jours : travailler, lire dans le calme retrouvé d'un presque home sweet home, pouvoir me concentrer, méditer et avancer à propos ce qui a le plus de sens à mes yeux (mon cheminement personnel et ma future profession), qui commencent à cohabiter avec mes aspirations d'écriture.
Est-ce si éloigné ?

Sur cette photo (pas vraiment chez moi), on constate que les envahisseurs habituels peuvent surgir inopinémentent dans le paysage tranquille...

11 janvier 2008

Rayonnement

 

Une de mes amies a passé quelques temps lors des « fêtes » de fin d'année dans un monastère Bouddhiste en haute montagne en Suisse : 

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« Nous avons chanté autour d'un Bouddha
que nous avions fait avec la neige,
nous avons jeté dans le feu
toutes les choses difficiles de l'année
et allumé des bougies pour tous les espoirs
que nous mettons dans cette nouvelle année. »

 

J'ai envie de croire que ces prières sont arrivées jusqu'à moi,
jusqu'à vous ! 

10 janvier 2008

Notre puissance...

aa27897a0ead0c8d54e48250e27c0e4b.jpg « Notre peur la plus profonde n'est pas d'être inadéquat.
Notre peur la plus profonde est d'être puissant au-delà de la mesure.
C'est notre lumière, non pas notre ombre, qui nous effraie le plus.
Jouer « petit » ne sert pas le monde.
Il n'y a rien d'édifiant à se rapetisser de manière à ce que les autres ne se sentent pas menacés.
Nous sommes nés pour manifester la gloire qui réside en nous.
Et si nous laissons notre lumière briller, nous donnons inconsciemment aux autres la permission d'en faire autant.
En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres.»

 

*
(Nelson Mandela, discours d’investiture, 1994)

*

 

09 janvier 2008

Secrète puissante

Qui a dit que la vie d’une personne handicapée ou vieillissante avait moins de valeur qu’une autre vie, simplement parce qu’elle est moins valide et peut être moins efficace ? Est-ce que la vie d’une personne âgée au crépuscule de sa vie, d’une personne aveugle, ou d’une personne dépressive ou laide aurait moins de choses à donner ou à dire, aurait moins de valeur qu’une autre pour la seule raison qu’elle semble moins utile à la société, hors du circuit consumériste? Comme s’il y avait quelque chose à prouver ? A qui ? C’est révoltant, ce message implicite. Quelle est cette pression sociale occidentale qui nous conjure de justifier de quoi nous sommes capables de produire ou de montrer, comme si la valeur intrinsèque de l’Être humain n’était pas sa seule existence ?

Comme si la valeur intrinsèque d’un humain était tributaire de sa « production » !? D’une allégeance à des lois libérales et ultra normalisantes et narcissiques.

Chaque être vivant est sacré, ma vie même en apparence inefficace (c’est moi qui le dis) est sacrée, quoi que je ne fasse pas de façon visible

C’est moi qui œuvre à me reconnaître pour qui je suis, dans le secret. C’est moi seule qui peux oser accéder à ma puissance. Et je n’aurai rien à prouver. Juste à être avec et parmi les autres.

Car au secret de ma personne, à l’abri des regards qui peuvent tuer, je crois que j’accomplis des révolutions, des glissements telluriques, des transformations profondes. Je pose impatiemment les fondements de ce que j’ai probablement toujours eu envie de vivre, mes croyances fertiles et créatrices, mes nouvelles lois pour m’apparaître…

 *

Cette réflexion s'est élaborée
à partir d'une observation de ma chère Fée-Voir.
 

06 janvier 2008

SOS Théo

Moi, Théo, je me vois dans l'obligation d'intervenir en urgence :

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Éperdue est tellement Épuisée en ce moment
qu'elle s'égare un peu :
elle oublie qu'exister ça ne survient
que dans l'instant présent,
ici et maintenant,
et qu'aucune chronologie,
aucune notion de temporalité n'est applicable à ce niveau.

Exister ça s'advient. Et c'est tout.
Ça n'est pas en comparaison d'un chronomètre
ou d'un quelconque Maître étalon du temps (pfft) que ça se fait :
ça se vit, et ça se goûte, se savoure...
Même quand ce qu'il y a à goûter est désagréable :
c'est juste désagréable, ni bien ni mal, juste ÇA qu'il y a à vivre !
Et j'ai bien peur qu'elle n'ait justement
à goûter des choses par trop indigestes pour lesquelles
sa conscience humaine peine à cerner le bon grain de l'ivraie... 

Moi je crois qu'elle a du mal avec l'Environnement,
qui l'oblige à exister...

Et qu'elle lutte contre cette réalité, comme elle a d'ailleurs tenté
de vous le décrire dans ses notes précédentes. 

Avec mes petits moyens
(et pourtant j'ai des soucis en ce moment,
les puces me tracassent)
je l'accompagne juste pour de petits instants de présence.

Arythmie relationnelle

Aggravant mon rythme d'existence, les relations, c'est compliqué pour moi.

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Outre les strates de rythme d’existence, il y a ce que j’appelle mes arythmies relationnelles. Comme des bourrasques capricieuses. C'est-à-dire que je peux être extraordinairement présente durant une heure ou deux, mais alors dans une présence d’un intense awareness, (ce qui est requis dans la profession à laquelle je me prépare), et dans l’heure qui suit avoir besoin de disparaître et de me retrancher dans mes contreforts. C’est là où je repose mon âme, que je me ressource au puits de mon essentiel…

Ou bien je suis présente une journée, voire plus dans mes ateliers de formation, séminaires et stages, là où mon besoin de disparaître peut être respecté, mais il me faut plusieurs jours de recroquevillage pour récupérer.

La tâche ardue pour moi, c’est de concilier ces allers-retours « dedans/seule, dehors/les-autres », ces deux univers n'étant pas reliés dans ma vie par une passerelle, comme je l’ai déjà longuement décrit ici. Le difficile c’est dans la transition. C’est qu’il y ait moins d’à coups, que je m’y adapte et que mon entourage, celui que je choisis, l’accueille comme on accueille mes yeux bleus et ma faconde… certaines amitiés n’y ont pas résisté. Mais les personnes éveillées et « en chemin » de mon entourage n’en prennent pas ombrage. Parce que je ne suis pas la seule et surtout parce que je me respecte, et que c’est bien plus juste pour tout le monde.

Il y aurait donc à mettre plus de souplesse dans mes rythmes, et aussi dans la transition dedans/dehors.

C’est pourquoi l’écriture est si confortable. Cela se fait au rythme souhaité, quelle que soit l’urgence, sans face à face qui induirait pour moi une injonction à exister face à l’autre (qui pour moi est violente) et comme le décrit si bien ce que j’ai lu ici, cela permet une distanciation, qui n’est pas un cloisonnement, mais au contraire constructive, différentiation et symbolisation.

Je me souviens de mon premier blog où, me relisant un jour je me suis exclamée : « Mais… c’est Moi qui vis ça ! J’ai donc une existence !? »
Voilà. Lorsqu’on revient de loin, mieux vaut des petits pas sûrs que des grands pas qui font trébucher. Sinon on ne tient pas la route.

Je crois que je juge mal mes petits pas sur mon chemin, ceux que je fais pourtant, tout petits et pas bien visibles de loin, alors même que j’oublie que je contourne des cailloux gros comme des falaises, que j’affronte des tempêtes (et quelles tempêtes sous mon toit…), et que j’ai quelques tonnes de plomb encore dans mon sac à dos.

 

 « Ce n'est pas le but de la promenade qui est important mais les petits pas qui y mènent. »
(Proverbe chinois)

04 janvier 2008

Maître étalon de la vitesse d’exister

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Je vis à 2 km à l’heure.

A 10 km à l’heure je suis allée chez la dentiste aujourd’hui. A 2 km à l’heure j’ai accueilli avec une certaine satisfaction mêlée de déprime l’annulation du 2e rendez-vous de la journée. A une allure trop rapide j’ai foiré l’invitation à dîner prévue ce soir, reportée à dimanche. J'ai été peut être plus soulagée que navrée quand des obstacles se sont présentés pour rencontrer deux amies bruxelloises demain. Trop épuisée.

Je ne sais pas s’il existe un maître étalon de la vitesse d’exister, une sorte de salopard standard, mais si j’ai cette impression de lenteur c’est sûrement que j’en ai introjecté un (et je sais bien de qui vient ce poison). Ce serait un maître étalon très sévère et incontournable, contenant une dose à seuil incompressible de choses à effectuer dans une journée, avec résultats, une sorte de maître étalon de l’efficacité.  On retrouve ici l’une de mes obsessions : me prouver que j’ai fait quelque chose, que j’ai été efficace, sinon je me sens coupable de gâcher ma vie avant qu’il soit trop tard (je pense beaucoup à ma fin). C’est vrai que la lenteur à déclancher l'action, ça fait ne plus sentir le sol sous les pieds : c’est angoissant, c’est un manque à gagner de repères et de satisfactions narcissiques.
Alors qu'avoir des résultats ça rassure comme je disais.

Mais cela me contraint à violenter mes tentations à l’inertie, à forcer sur mon épuisement et mes douleurs physiquesdc14bea938743a973136f335d6c158e6.jpg dcfa1802495cca156dd5309b8675caee.gif(j’ingurgite quotidiennement des antalgiques), tyrannie intime contre laquelle des forces très obscures et très efficaces (pour le coup !) luttent en moi…

Certains de mes magiciens me diraient probablement que je me fais souffrir avec des lois intimes qui ne m’appartiennent pas… mais qui sont tenaces comme des morpions.

Donc je vis lentement, et je me rapproche certainement de mon rythme naturel, que je ferais bien d’accepter au lieu de le combattre ! Ça ne se voit pas tellement (quand on me voit !), car je suis en apparence vive, souriante et très spontanée même si mes rondeurs donnent à tout cela une générosité et une fluidité apparente, et finalement bien réelle.

Comme s’il y avait plusieurs couches de rythmes dans mon existence, comme les courants sous marins :
Un rythme de tortue centenaire, dans la strate profonde : « Comment ça avance ma vie »…
Une rythme plus superficiel et néanmoins impactant qui fut souvent trop rapide dans le registre : « Ok, je suis super sympa et je te reçois 5/5… », ou « je suis ouverte à toi, mais tellement que je suis ouverte à tous les courants d’air, toutes les brises, et ma quille est si hypersensible qu’elle suit tous les courants qui passent »… strate qui tend à se ralentir considérablement.

Comme j’ai colmaté beaucoup de brèches, fermé des meurtrières pleines de vents coulis et excellentes failles pour les coups bas qui viennent du dehors, je me suis un peu bétonnée ! Et puis j’ai pris du plomb dans l’aile et le plomb, c’est bien connu …
Le navire a pris du lest au sens propre et au sens figuré, une allure plus majestueuse, et j’ai parfois la crainte que le convoi ne prenne des tournures de cargo. Je préfère les goélettes, et je crois que je me fais de vilaines illusions sur l’impact humain que j’ai envers mon environnement, à ce qu’on me renvoie de positif.

Ce qui me soucie c’est ma propension à me transformer en citadelle fortifiée… Pont-levis remonté, peu de troubadours y ont accès et d’ailleurs ça n’est pas abordable, des fortifications !
A part pour les grenouilles qui barbotent dans les douves.

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« Ce que nous avons fait ne sera pas perdu à tout jamais.
Tout mûrit à temps et devient fruit à son heure. »

(Divyavadana)

30 décembre 2007

Ne Rien Faire

Je n’irai pas au devant de mon fils, donc ce « pas rien » ne se fera pas aujourd’hui. Mais il y a eu d'autres petits riens plein de sens aujourd'hui : une discussion avec ma fille notamment.

Et dire le rien ici.

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Je tiens justement à apporter une nuance de taille (sortir du tout-ou-rien) : ma vie n’est pas faite de rien, mais de touts petits riens.

Et à un rythme bien personnel. Rien que de le dire, je frissonne car je les aime ces touts petits riens quand je les savoure. Et c’est rien de le dire : c’est mieux de le vivre !

C’est pareil pour ce blog donc, puisqu’il est un miroir transformant. Je le perçois comme… évanescent, presque léger, pas léger dans le sens de joyeux, mais léger par inconsistance…  Non pas que certains mots ne soient pas lourds du poids de leur sens, lourds du vécu qu’ils contiennent, mais peut être que j’y investis beaucoup moins de besoin de [me] prouver quoi que ce soit ou de me rassurer. Moins lourd d’attentes… Et qu’ayant toujours vécu dans une sorte d’hyper attente de « tout », de gravité et d’urgence, de soif, je me sente à présent comme presque transparente, l’inconsistance de l’absence de douleur… Je peux témoigner à tous les sceptiques angoissés de la vie comme moi que l’absence de douleur peut se vivre comme un manque de repère. La douleur tient aussi bien debout qu’un vêtement plein de crasse…

Me voici donc avec ce « rien » que je décrivais tout à l’heure (et qui n’est plus rien, puisque je reconnais son existence !)

Promenant Théo, et méditant sur mon dernier épanchement éperdu de « rien », je constatais cliniquement :
j’ai subi autrefois de la Sorcière des overdoses de
« trop de vouloir faire »,
« parais ce qui convient » ;
« sois adéquate » ;
« je veux pour toi » ;
« il faut que ».
Et surtout, surtout, du toxique le plus profondément introjecté qui est la chose la plus essentielle dans le monde de la Sorcière :
« Tu n'es pas adéquate en tant qu'être, [tu ne vaux rien en tant que Personne] alors pour compenser, toujours avoir quelque chose à faire ».

Et sachant que ne pas se conformer à ces règles c’est être condamné(e) aux flammes de l’enfer et de la damnation, ou pire, ne pas être aimée, ou à nouveau abandonnée, en l’occurrence « faire, c’est exister » fut un axiome aussi apocalyptique que toxique.

Dans cette logique névrotique, faire, c’est l’illusion de contrôler les évènements, les situations et les gens. Faire c’est se rassurer. Faire c’est combler le vide, faire c’est justifier son existence, car qui peut te le reprocher quand tu « fais ce qu’il faut » ? Faire c’est produire un résultat, et le résultat (soumis au cadre strict de certaines règles tribales) est la preuve que tu existes aux yeux des autres… Et quand tu n’existes pas au regard des autres, tu n’existes tout simplement pas ! Ça fait froid dans le dos, non ?

Voilà le toxique qui m’a nourri de longues décennies…

Et voilà pourquoi par antidote je me suis shootée de longues années à : « Ne - Rien - Faire »… Regarder le Rien en face, aller jusqu’au fond de ce néant là. Car j'ai l'exigence insensée, j'ai l'ambition folle de...

... Ne Rien Faire, pour Être !

Et j’y ai trouvé ma lumière et mon vrai moteur de vie. (Même s’il est encore en rodage).

Et puis j’ai découvert que je ne suis pas obligée de remplir le « rien » (ou néant), de souffrance – ou par exemple de substances pour oublier fuire la souffrance. (Il y a encore certaines dépendances relativement inoffensives, j’y reviendrai).

 

A présent, je sors de cette attitude réactionnelle paralysante (qui fut vitale) car « faire » c’est aussi poser des actes, c’est aussi rencontrer les autres, c’est mouvoir et habiter son corps, c’est s’enrichir, c’est alimenter de bonnes énergies, et même, même parfois, ça permet d’exister mieux et plus intensément par la création.

Je suis créatrice de mon existence aujourd’hui.1c094621b209e2c836b802a3fc7c27e0.jpg

 


 

Rien

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Je n’ai rien à dire ici, je n’ai rien à montrer, je n’ai rien à raconter, ce que je vis me semble… Rien.

Je ne sens rien, ou presque, je me sens transparente dans toutes ces réunions familiales qui ne me font rien sentir (sauf un peu de joie avec mes neveux, un peu haine envers la famille, et de la frustration : bon, ça n’est pas rien) ! Ça me fatique et pour couronner le tout, je n'existe PAS dans cet environnement !

Mettre un point d’exclamation à la fin de ma dernière phrase c’est quelque chose, ça a de la matière ? Poser une question, ça n’est plus rien ? Mais ne pas avoir de réponse c’est… béant.

Je trouve ce blog plein de rien, pâle comme rien. Ma vie me semble vide, lente, n’aboutissant sur… presque rien. Ce « presque », c’est que je reconnais ne pas pouvoir qualifier ce que je vis de « rien » parce que je sais d’où je viens, et que c’est mieux que… rien !

Mieux que d’être morte, mieux que de disparaitre complètement aux yeux des autres et à mes propres yeux.

Est-ce que la vie ça serait juste un peu moins de rien ?

Est-ce que le « tout » de la vie serait ce minuscule interstice ?

Ce dérisoire, c’est juste un peu plus substantiel que « rien ».

Mais il y a quelque chose de pâle, de transparent et de vide comme dans ce blog, comme dans mon existence en ce moment… Et ça n’est même pas vraiment souffrant… Le miracle c'est de ne plus avoir besoin de combler ce Rien avec n'importe quoi, de ne plus en souffrir... et de regarder ce Rien !

Rien n’a de sens vraiment, si ça n’est de souffrir le moins possible, de ne pas couler encore et toujours, de faire des choix entre un tout petit rien à droite et cet autre rien devant, qui se pointe juste devant moi, une visite, une musique, une lecture, une tâche quelconque. Une quête éperdue de pures gouttelettes de Joie... De perles de Sens.

Rien n’a de sens si ça n’est : chasser le néant qui guette, le rien qui affleure.

Rien, c’est déjà quelque chose… ? Rien c’est : rien.

Bon.

 

Aujourd’hui je vais peut être revoir mon fils.
Ça n’est pas rien.

16 décembre 2007

Ces instants d’éternité

Après avoir traversé le moment de panique précédemment évoqué (l’affolement et la peur panique étant l’un de mes tics existentiels), qui finalement se solde par une expérience professionnelle aussi difficile que grandissante, j’ai envie de relater comme promis dans la prochaine note des petites ratiocinations plutôt sympas. Pour changer…

C’est vrai que le choc infligé par ma fille m'a statufiée quelques semaines. Un électrochoc indispensable.

Je récupère tout doucement, tout en abandonnant de très profondes croyances, et peut être bien ce qui est le plus dur - des espoirs. Des illusions ?
Alors peut être que je m'endurcis enfin ?

Encore beaucoup de tristesse, de frustrations, et d'acceptation.
En contrepartie et pour supporter tout ça, beaucoup de télé, trop peu d’écriture thérapeutique ici, par chance plusieurs journées de formation aussi, et des heures voire des journées entières et ineffables, dans mes bouquins, aux côtés de Théo.

Et qui sait, peut être quelques perles de sagesse qui viendraient comme un cadeau des dieux pour traverser et regarder - encore - devant, sans pourtant RIEN y voir ?

J'apprends à avancer sans espérer. Mais avec une sorte de foi peut être ?
Je regarde les toutes petites choses de la vie, et je tente de me réjouir de ce que j'ai. Pour ne pas pleurer si possible pour tout cet essentiel que je n'ai pas.
Et quelques fois, l'espace d'un fragment d'instant, ça marche...

Ca m’est arrivé deux ou trois fois ces derniers temps, de ces moments fugaces - des instants d’éternité ? - et j’ai tenté de les retenir. Je lisais aujourd’hui : « si nous ne saisissons pas l’instant, il s’enfuit ». Alors je tente de mettre dans ma besace des fragments de ces instants de lumière au lieu de l’alourdir avec des tonneaux de larmes…

Et je suis en train de prendre par la force des leçons d'humilité.