31 mars 2008
Silence, on tourne ailleurs
Au lecteur désoeuvré qui atterrirait encore ici, probablement par accident, ou par quelque inexplicable fidélité amicale et distraite, et conséquemment au long silence qui a sévi ici, je vais dévoiler (?) quelques éléments de mon absence sur la toile et plus particulièrement de ce blog.
Il y a comme une sorte de pression tyrannique de « la publication » à laquelle je me suis finalement soumise à l'insu de mon plein gré (et ça n’était pas la 1ère fois !). Car selon la Législation du blog moribond, qui dit « blog mort » dit « perte de lectorat »… et ça, je ne voulais pas non plus, j’étais en train de m’ouvrir à toutes sortes de curiosités (pour ne pas dire pompeusement « au monde ») et j’avais besoin de me sentir faire partie de ce mouvement. Et puis ça allait plus vite pour moi, et j’aimais cette accélération. Et je me suis beaucoup amusée avec mes blogroll-manias.
Et puis quoi… suivez mon regard vers la bannière de ce blog !
Mais la vie n’étant décidément pas un long fleuve tranquille, Eperdue est tombée le nez dans la flaque a fait ce pour quoi la nature l’a dotée d’une coquille : elle s’y est réfugiée pour digérer un os un peu plus indigeste que les autres, qui cependant une fois métabolisé, aura toutes sortes de vertus solidifiantes pour soutenir l’inévitable adversité.
Conséquences : statufaction, sourde oreille autant que possible se fasse aux messages téléphoniques, absence d’ouverture du PC, ou a minima vague relevage de mails « urgents », et réponses évasives et – pour une fois – brèves (!)… L’énergie vitale s’en était allée ailleurs, allez savoir où. Pour ne pas laisser le lecteur dans une douloureuse expectative, je ne le rassurerai pas en lui disant que j’ai moi-même été revisiter le Grand trou, et toute énergie curieuse du vaste monde anéantie dans les mêmes boues. Noyées, asphyxiées. Mais pas oubliées. J’avais d’autres combats à mener, ailleurs qu’ici, priorité absolue. Secret défense. Raison d’État.
Cette désertion me désole : peut être seulement une transition ? J’avais prévenu ! (Voir en haut à gauche dans mon discours de bienvenue).
Elle trouve aussi sa cause dans la blogroll : j’ai dans mon générateur de flux Netvibes une catégorie « blogamis », ceux que je vais voir en premier. Choix éminemment subjectifs bien entendu, l'affectif surpassant souvent l'intellect chez moi. Même dans ceux là, j’ai du mal, et certains vont glisser dans la catégorie « à visiter » parce qu’ils publient multi-quotidiennement, et que je ne peux pas « suivre ». Et je ne parle pas des 9 autres onglets : je ne suis plus. Pour paraphraser honteusement mon commentaire de ce matin sur un blogami : à ce rythme (de la technologie, de ma lenteur à digérer mon [existence] quotidien, et de la vie des autres en général) j'envisage la suppression de tous mes fils RSS... (je ne « suis » plus non plus. Enfin je précise : « suis » de « suivre », parce que d' « être » ça, je sais de moins en moins.)
Et sur ce générateur de flux sursaturé (et dont je crains que la capacité ne soit illimitée), j’avoisine les 600 billets non encore « lus », ou en tout cas « vérifiés », ce qui en dit long sur mon manque de discernement, la gourmandise qui fut la mienne ! Il y a décalage entre certains de mes besoins (lents) et le rythme et le foisonnement du net, qui – paradoxe ! - fait bien écho à tout ce que j’aime dans mon propre foisonnement. Besoin de discipliner mon inusable addiction à la toile, faire une bonne balance entre dépendances qui mettent un peu de douceur dans mon monde de brutes, et dépendances qui me font éviter tout le reste : des constructions de sens un peu plus socialement palpables (pfff).
En visitant l’un des sites supprimés de ses flux favoris, par le Hibou philosophe (vous suivez ? L’onglet : « blogamis »), je me dis que finalement, j'aime bien les blogs « lents », voire arrêtés. Lorsque j’y reviens, j’ai la surprise de ne pas être sûre de découvrir une nouvelle note, photo ou réflexion, oiseuse drôle et/ou philosophique – donc : même pas sûr, juste vérifier pour me rassurer que la vie ne va pas plus vite que moi, ce qui est généralement l’un des constats les plus confondants de ma vie. Du coup, (et pour me répéter) j’ai le temps de retourner à mon propre néant à ma propre vie, je ne suis pas « convoquée » par quelque nouveauté plus ou moins fascinante de « l’autre » - toujours addictive, si je pars de l’axiome : quand je m’occupe de l’autre je ne m’occupe pas de moi, et j’adore ça ! Et plus précisément : quand je suis sur les blogs des autres, et même sur le mien, je ne m’occupe pas de ce qui pourrait faire avancer ma vie, en quelque sorte « j’é-vite » de vivre vu que vivre vite je ne sais pas ! Voilà, écrire, si cela m’aide incontestablement à exister, m’aide aussi à éviter de regarder ce que j’ai du mal à mettre en œuvre ailleurs. Ce qui m’amène à songer qu’il y a écrire et écrire, et un temps pour que ça me soit utile et un temps pour que cela me permette de me perdre… mais là, je me [vous] perds !
Donc, je me suspecte d’avoir, outre les coups du sort – d’autres priorités que de passer des heures à zoner sur la toile, même si c’est l’un de mes passe-temps favoris !
D’abord je ne renonce pas à l’entreprise de « lire » des « livres » (en papier), qui si certains s’empilent (et non pas « s’épilent » comme je viens de l’écrire) chez moi en ayant pour fonction essentielle de prendre la poussière, d’autres ont tendance à voir leurs titres s’accumuler sur des listes de vœux pieux. Car (et malgré que) ni mes moyens financiers ni ma disponibilité de concentration intellectuelle ne suivent…
Ensuite, il se trouve que je sors à peine d’un séminaire de trois jours de philosophie phénoménologique, en gros d’Héraclite à Heidegger, en passant par Platon, Descartes, Nietzsche et Husserl, pour préparer une 2e session sur Heidegger… et que je viens tout juste de recevoir le mail auquel sont liés les 50 pages du léger « digest » de ces trois jours, la liste des 50 titres d’ouvrages philosophiques et quelques sites recommandés par nos très sympathiques formateurs-philosophes. Je recherche en vain le câble pour transférer sur mon PC les quelques heures d’enregistrements de mon dictaphone, et j’ai l’ambition de retranscrire mes 32 pages de notes de cette fin de semaine ainsi que celles de mes 4 ou 5 derniers séminaires théoriques et pratiques de l'année passée, dont… Narcisse !
Voilà le programme, sans compter l'association que je suis sensée créer, les clients que je suis sensée recevoir et toutes les démarches [que je ne fais pas] visant à maintenir ma situation juste en dessous du… de… : avec quoi je vais manger d’ici la faim du moi la fin du mois !?
Pour me consoler, je m’en vais in petto sortir Théo et retourner à la lecture de Mary Higgins Clark qu’une amie a imprudemment oublié chez moi l’autre jour, puis m'asseoir devant ma Télé.
Faut pas déconner.
15:22 Publié dans Blog, Ne pas perdre le fil, Ratiocinations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, actualité, journal-intime, web
20 mars 2008
L'étrange questionnaire...
L'ÉTRANGE(*) QUESTIONNAIRE D'ÉPERDUE
(CV d'Éperdue ici et ici ainsi que sur l'encadré à gauche).
(*) Bizarre, extraordinaire, singulier, surprenant. Le Robert
1 – Écrivez la première phrase d’un roman, un nouvelle, ou d’un livre étrange à venir.
Elle prend particulièrement soin de ses ongles polis quand elle lit : ce sont eux qu'elle voit lorsque qu'elle s'évade de sa lecture. Et, dans ces moments ténus où ses yeux dérapent, c'est son monde intérieur qu'ils incarnent et qu'elle scrute.
2 – Sans regarder votre montre, quelle heure est-il ?
19h15
3 – Regardez votre montre, quelle heure est-il ?
19h07
4 – Comment expliquez-vous cette – ou ces – différences du temps ?
Mon rapport au temps est depuis longtemps déréglé, et je m’en réjouis.
5 – Croyez-vous aux prévisions météorologiques ?
La plupart du temps.
6 - Croyez-vous aux prévisions astrologiques ?
Je les laisse à mes alter égos obsessionnels angoissés.
7 – Regardez vous le ciel, et les étoiles, quand il fait nuit ?
Dès que je peux, c'est-à-dire quand je ne suis pas en ville : c'est-à-dire trop rarement.
8 – Que pensez-vous du ciel et des étoiles quand il fait nuit ?
Je ferais mieux de me mettre plus souvent dans cette perspective : ça remet mon existance à sa place. Et ça enlève de la pression.
9 – Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?
« C’est dans l’air » sur le Tibet et la Chine, mes ongles, et une autre note en cours à paraître simultanément avec ce questionnaire.
10 – Que vous inspirent les cathédrales, les églises, les mosquées, les calvaires, les synagogues et autres monuments religieux ?
Un peu de gravité et de l’ennui. Ces relents d’encens ne m’inspirent pas grand chose.
11 – Qu’auriez-vous vu si vous aviez été aveugle ?
Ce qu’il y a vraiment à voir.
12 – Qu’auriez-vous aimé « voir » si vous aviez été aveugle ?
Toucher et entendre pour voir.
13 - Avez-vous peur ?
Oui, tout le temps, partout et avec tout le monde.
14 – De quoi avez-vous peur ?
De tout, sauf de mon chien et de mes plantes vertes.
15 - Quel est le dernier film horrible que vous avez vu ?
Ça remonte à 20 ans, je n'en regarde plus et ma mémoire est percée : je donne ma langue au tigre... « Orange mécanique » ?
16 - De qui avez-vous peur ?
Des personnes qui projettent leurs frustrations sur moi, des vieux barbons, de mon ex conseillère à l’ANPE, de tous les financiers et euh. De tout le monde.
17 - Vous êtes vous déjà perdu ?
Oui, quand j’étais petite. C’était affreux. Aujourd’hui ça peut être jubilatoire.
18 - Croyez-vous aux fantômes ?
Finalement : oui.
19 - Qu’est-ce qu’un fantôme ?
Une personne morte qui a vécu un épisode de vie affreux, et qui a dû se taire : elle se réincarne, le drame garde sa dimension énergétique transgénérationnellement, et souvent à notre insu nous pouvons en hériter. Attention aux ancêtres frustrés, violés ou en colère.
20 - En l’instant, à l’exception de l’ordinateur, quel(s) bruit(s) entendez-vous ?
La télé, et mon radiateur qui s’est inexplicablement mis à vibrer.
21 - Quel est le bruit le plus effrayant que vous ayez entendu – « la nuit avait l’allure d’un cri de loup », par exemple - ?
Le bruit assourdissant de mon silence figé face à cette question à laquelle je ne sais pas répondre.
22 – Avez-vous fait quelque chose d’étrange aujourd’hui ou ces derniers jours ?
J’habite un monde d’étrangeté, la normalité m’angoisse : j’assume ma folie.
23 – Êtes-vous déjà allé dans un confessionnal ?
Enfant, on est très naïf dans une famille catho…
24 – Vous êtes au confessionnal ; alors confessez-moi l’innommable.
Tu t’es vu quand t’as bu ?
25 –Sans tricher, qu’est-ce qu’un « cabinet de curiosités »
Un grenier inexploré, ou une petite pièce derrière une glace sans tain avec plein d’anciens objets érotiques insolites.
26 –Croyez-vous à la rédemption ?
La preuve : je suis là.
27 – Avez-vous rêvé cette nuit ?
Certainement.
28 - Vous souvenez-vous de vos rêves ?
Rarement. Mais un peu plus souvent qu’avant.
29 - Quel est le dernier rêve que vous avez fait ?
J’ai rêvé que j’étais libre d’exprimer et d’agir mes vrais besoins.
30 – Que vous inspire le brouillard ?
Un flou cotonneux, de la confusion et de l’incertitude : une partie de ma vie.
31 - Croyez-vous aux animaux qui n’existent pas ?
J’ai déjà répondu, pour les fantasmagories !
32 - Qu’est-ce que vous voyez sur les murs de la pièce où vous êtes ?
Moi : il y a un miroir. Plein de photos, de souvenirs et de paysages.
33 - Si vous deveniez magicien, quelle est la première chose que vous feriez ?
Transformer mon appartement en une petite maison de plain-pied, avec un jardin. Dans le lot, je mets une voiture.
34 - Qu’est-ce qu’un fou ?
Quelqu’un qui a trouvé un moyen de gérer l’insoutenable.
35 - Etes-vous fou ?
Je revendique ma folie.
36 – Croyez-vous en l’existence des sociétés secrètes ?
Cela ne m'intéresse pas. Je commence à sentir l'agacement.
37 – Quel est le dernier livre étrange que vous ayez lu ?
Je n’aime pas les livres qui me paraissent étranges : c’est que l’auteur a fait un effort pour que je n’y aie pas accès… Ou que sa folie ne me touche pas.
38 – Aimeriez-vous vivre dans un château ?
Assez, à condition d’avoir un beau jardiner, mon ami intime qui sait cuisinier, une amie qui aime faire le ménage ; des chiens, un âne, un cheval, des chats et des canards.
39 – Avez-vous vu quelque chose d’étrange aujourd’hui ?
Non, c’est mon regard sur les choses qui est étrange, je crois.
40 – Quel est le denier film étrange que vous avez vu ?
Déjà répondu à cette question : je ne vais jamais au cinéma et je choisis mes programmes à la TV. Peut être la dernière émission « Faites entrer l’accusé » : les abîmes insondables des comportements humains.
41 – Aimeriez-vous vivre dans une gare désaffectée ?
J’ai connu quelqu’un qui y a installé un club équestre. L’agacement monte.
42 – Etes-vous capable de deviner l’avenir ?
Ça m’arrive. Pas de deviner, d’avoir de fortes intuitions.
43 – Avez-vous déjà pensé vivre à l’étranger ?
Oui.
44 – Où ?
En Italie
45 – Pourquoi ?
Pour suivre un être aimé.
46 – Quel est le film le plus étrange que vous avez vous ?
Ça devient énervant. Je n’ai pas de mémoire. Des essais cinématographiques vus sur Arte lors d’une rétrospective des années 68, courant hippie expérimental, sous LSD ?
47 – Auriez-vous aimé vivre dans un presbytère ?
Avec beaucoup d’argent pour refaire le toît et enrayer l'ambiance de moisi, de tristesse momifiée et de mort, assurer l’entretien des "simples" du potager et des fruits du verger : pourquoi pas ?
48 – Quel est le livre le plus étrange que vous avez lu ?
Déjà répondu à cette question, ou bien j’ai raté mon copier-coller ? Un livre en sanscrit ?
49- Préférez-vous les sabliers ou les globes terrestres ?
Les deux. Sur le même guéridon dans une bibliothèque lambrissée, pas loin de la cheminée.
50 – Préférez-vous les loupes anciennes ou les armes blanches ?
Je préfère les loupes à ce qui coupe : j’aime les détails et pas découper.
51 – Qu’y a-t-il, selon toute vraisemblance, dans les profondeurs du Loch Ness
De la vase.
52 – Aimez-vous les animaux empaillés ?
Voir la réponse à la question 25.
53 – Aimez-vous marcher sous la pluie ?
Énormément, sauf quand je viens de faire mon brushing. Sinon, oui.
54 – Que se passe-t-il dans les souterrains ?
Il y a le métro ou les taupes, c’est selon. Et les verres de terre. Et des SDF aussi, pour avoir chaud.
55 – Que regardiez-vous quand vos yeux se sont détachés de ce questionnaire ?
Mes ongles. Et "Samantha « oups »" dans le miroir face à moi qui reflète aussi la télévision.
56 – Que vous inspire cette phrase célèbre : « dès qu’il eut franchi le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre » ?
Rien du tout. Je n’achèterais pas le livre et je ne l’emprunterais même pas à la bibliothèque. Ou alors je suis chez le dentiste et il n'y a que "Voici" à lire... Quoique...
57 – Sans tricher, d’où est tirée cette phrase célèbre : « dès qu’il eut franchi le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre » ?
Aucune idée. Les contes de Grimm ? Walt Disney ? Un conte chinois ?
58 – Aimez-vous marcher la nuit dans la forêt ou les cimetières ?
Je n’en vois pas l’intérêt. Sauf si j'ai perdu mon dentier, auquel cas j'attends le lendemain. Je préfère le crépuscule.
58 – Écrivez la dernière phrase d’un roman, d’une nouvelle, d’un livre étrange à venir.
Etrange : il y a deux questions 58.
Elle se savait enfin à l’abri des étranges questionnaires, mais pas de sa folie. Et elle avait la certitude qu’elle ne savait et ne saurait jamais rien. Dans le sous bois crépusculaire, les taupes émergeaient lentement et le parfum des simples et des conifères s’imposait.
59 – Sans regarder votre montre, quelle heure est-il ?
20h15
60 – Regardez votre montre. Quelle heure est-il ?
20h04
21:28 Publié dans Blog, Fantaisies, Ne pas perdre le fil | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, écriture, blog
13 mars 2008
Demandez l'programme pendant l'entre-acte : Blogroll-mania 5
En tracte et En vrac
¤ Au programme du silence à prévoir ici à contre coeur,
parce que je me plais beaucoup dans ce web que je découvre. Et je n'écris pas que pour toutes ces bonnes raisons préconisées pour « un meilleur blogging » (blog que je n'ai pas eu le temps d'investiguer sérieusement, mais merci à Eric pour cet envoi).
¤ Ces derniers jours j'écris tard le soir,
« j'ai rendez-vous avec vous » ? et la fatigue me condamne à ne pas mettre en forme mes textes ; cela contrarie mes ambitions. (Et à ce rythme de videos irrésistibles, je vais épuiser ma capacité dipso ici).
¤ Au programme pour moi : un colloque majeur de trois jours à partir de vendredi, rassemblant tous les courants Français de la mouvance dans laquelle je me forme.
¤ Je ne suis qu'une copieuse curieuse, et je reprend la même photo (aperçue chez qui ?) trouvée sur ce site que je vous recommande pour son somptueux esthétisme coloré : une bibliothèque dont les livres sont classés par couleurs, ça me rappelle Bécassine, pas vous ? Et, simplement, ça m'enchante... à déguster, bien d'autres merveilles colorées...
¤ Des tentatives de lectures parfois laborieuses, parce que pas assez "disponible".
¤ Le Six35 JT du web de ce soir (à droite), un débat sur l'avenir du livre et de la presse et toujours des petites surprises.
¤ Une « relation » professionnelle et associative qui s'acharne carrément un peu sur moi, ce qui m'a bien secouée (rester debout, ne pas céder à la tentation de disparaître ni de démissionner). J'ai tremblé devant attrappé mon téléphone et nous avons commencé à nous expliquer, c'est encore explosif, question d'alchimie. Vivre un conflit ouvert et grandir avec, voilà bien quelque chose dont je ne me serais pas crue capable il y a encore quelques semaines ! (Je suis soutenue). Mais je reste debout, et ça, c'est la meilleure surprise de mon programme !
¤ Et puis aussi le constat consternant : c'est trois appartements voisins que j'ai finalement inondé avec ma douche... Et toutes ces intrusions chez moi, le carreleur maudit, ces experts, syndic et autres assureurs depuis un mois. Ne pas céder à la panique : comment assumer les travaux ? Et à côté de cela, le cadeau : le voisin d'en face, impliqué dans les infiltrations et pro du bâtiment a colmaté les joints de ma douche ce soir. Gracieusement...
¤ En même temps que j'écris, un docu sur France2 (oui : encore !) sur le surmenage professionnel et la souffrance psychologique, abus et humiliations, dépressions, et pire (ceux qui ont failli y laisser leur vie).
¤ Grosse journée de travail (mon jeudi professionnel qui m'aide à attendre les clients, parce que je reste dans le bain).
¤ Ce mail reçu d'une consoeur à l'instant : « un blogueur canadien [aurait] démontré il y a quelques temps que si le site Google était Noir sur fond blanc, on pourrait économiser 750 mégawatts-heures par an, soit toute l'énergie produite par 1000 petites éoliennes ou par 26 turbines du barrage des Trois Gorges en Chine. Cette économie est dûe au fait que les pixels blancs nécessitent plus d'énergie que les pixels
noirs pour s'afficher sur vos écrans. Suite à cette démonstration, un nouveau moteur de recherches noir est né, Écogle, moteur de recherches qui utilise toutes les données de Google.fr »
¤ La galerie Bonobo, annoncée dans la newsletter de Philippe de Jonckheere, lui même auteur - notamment ! - d'une série de ses 365 photos quotidiennes.
¤ Encore un petit lien avant de mettre Eperdue en sommeil : Sploune m'a envoyé celui-ci hier, pas eu le temps non plus vraiment de l'investiguer, il y a du contenu, et déjà il arbore ceci en prologue :
« Lorsqu'un seul homme rêve ce n'est qu'un rêve. Mais si beaucoup d'hommes
rêvent ensemble, c'est le début d'une réalité » Hundertwasser
Bonne fin de semaine pleine de rêves réalistes et utopiques !
23:30 Publié dans Actualité, Blog, Ne pas perdre le fil, Ratiocinations, Télévision, Web | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, information, actualité, journal-intime, web, écologie, écologie-politique
04 février 2008
Pourquoi s'exposer sur un blog ?
En réponse à la question fort pertinente de M. concernant ce besoin que j'ai de m'exposer sur un blog... C'est une fameuse question, très pertinente, et très intime... On prend soin de soi comme on peut, et nous sommes tous différents face à nos blessures. Et si nous avons le même amour de l'écriture, nous n'avons probablement pas le même rapport au goût de partager.
J'ai eu ma période rose de communications virtuelles (avant et pendant ma période Pulpe), ça m'a passé : j'ai fait cavalier seul sur un blog, ce fut une nécessité vitale. J'ai conservé une passion exploratrice (je suis curieuse et j'ai du temps), et je vis cet outil - le net - comme incontournable, au même titre que le bus, mon agenda, ma bosse à dents et la parole. Juste que je commence à y puiser un « plus » à ma vie et non plus une béquille à ma solitude. Et une ouverture autrement sur le monde, que je n'avais qu'au travers du petit écran. A caractère addictif, certes.
J'ai aussi un rapport obsessionnel passionnel au bidouillage sur l'ordi et le web m'excite à cet endroit là (si si !) du potentiel de communication et de découvertes, j'entends (j'entends rien à cet endroit là je rassure). Quand j'ai trouvé comment marche un truc (récemment par exemple les RSS, bon j'suis pas vive mais j'avais jamais cherché), ou toute fonctionnalité pour agrémenter mon usage au quotidien, et facilite mon cheminement vers certaines de mes curiosités, j'ai une satisfaction réelle : j'ai vaincu la bête, et je savoure une sorte de modernité qui ne creuse pas mon portefeuille déjà anorexique !
Quant au blog, il y a de l'intime que je ne partage pas ici, et inversement. Et de l'intime, ça n'est pas le même ici, le nommer et l'écrire m'en donne une autre dimension que le vécu. Avec un soupçon de recul indispensable, et un moyen de fixer ce qui s'envole trop vite chez moi, ma mémoire étant une fausse amie : j'ai le souvenir volatile...
Ici l'intérêt c'est de choisir comment je vais me dévoiler, ce que je vais dévoiler et quand, et c'est cet exercice là, à cet endroit précis, qui me soigne et me respecte...
Peut être besoin de placarder des choses que je vis, parce que je ne suis pas encore tout à fait sûre que c'est moi qui les vis ?
Bon, et puis la fréquentation de ce bloguinet est carrément confidentielle !
Je ne sais pas si dans un livre je me sentirais plus protégée, je ne crois pas. Le livre t'échappe comme un tableau, c'est un objet. Ici ça n'est pas le même rapport à la création il me semble. Il ne reste pas un objet figé, il est évolutif.
Et puis, dans un beaucoup trop long texte sur La Tortue éperdue je concluais :
- Écrire avec la peur viscérale de m'exposer, invariablement.
Donc une jouissance masochiste, probablement aussi dans cette peur là...
C'est mon côté théâtral de cantatrice authentique, mettre un peu de solennel dans mes déclarations, une emphase, une mise en scène, un costume et un décor adapté, et que ça reste gravé dans le marbre de la toile.
Parce que sinon, je suis toujours rattrapée par le quotidien qui me fauche émotionnellement.
Je suis rarement contente de ce que j'écris, enfin c'est fluctuant peut être bien en fonction de ma honte et de mon estime de moi. Je crois qu'écrire ainsi sur des blogs ce sont des pieds de nez à ma honte, ainsi qu'à ma peur mêlée d'un très fort désir de m'apparaître, et de témoigner de mon existant - et comment - aux autres... ayant peu de circonstances publiques en dehors de certains regroupements...
Dans mon tout premier blog, j'expliquais qu'au départ ça avait été un cri dans l'immensité galactique du web, qui m'a parue à la dimension du besoin inextinguible. Je crois que ç'en est toujours un, mais un cri silencieux qui ne demande rien, si ça n'est de pouvoir être poussé...
18:45 Publié dans Le passage du « Dedans » au « Dehors », Ne pas perdre le fil | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, littérature, écriture, blog
02 février 2008
Ce que je n'ai pas dit, c'est...
Qu'hier j'ai dû réviser certain enthousiasme, et faire marche arrière en renonçant la mort dans l'âme à une rencontre fort affriolante, pour le motif que j'y pressentais un danger qui menaçait mon économie personnelle...
Que de fait, cette journée d'hier fut abattue et pleine de larmes : j'avais imprudemment ouvert une boîte dont j'avais pourtant soigneusement veillé à l'étanchéité et patiemment construit des renforts ces derniers mois...
Que ça fuit encore un peu...
Que tout à l'heure - pour faire bonne mesure - je suis allée chez l'esthéticienne (cet ineffable plaisir du pudique papouillage dit esthétique !)
Que la jeune esthéticienne et moi n'avons bavardé que de facebook, au sujet duquel elle est intarissable. Elle m'a confié notamment : « Ouvrir un Skyblog, c'est carrément dépassé », et confirmé tout ce que j'ai lu dans divers articles sous-cités...
Qu'elle m'a même fait des suggestions d'utilisation qui m'ont intéressée : retrouver des amis de mon école d'Arts appliqués, par exemple (truc de ouf !), ou faire connaître prudemment mon activité...
Que je renonce à prolonger certains frissons sulfureux, mais pas à m'acheter « S'apparaître à l'occasion d'un autre » de Jean-Marie Robine, qui lui [le bouquin] n'a aucune raison de me quitter...
Que Spleen m'a pas mal secoué le cocotier ces derniers jours à propos de ma frilosité littéraire...
Que j'ai des tendons d'acier douloureux dans le cou et les épaules...
Que j'ai ces derniers jours par moments la sensation joyeuse et légère que le monde est tout petit, et à d'autres la certitude que je frôle de très près les flancs du trop familier gouffre abyssal.
21:00 Publié dans Ne pas perdre le fil | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, écriture, blog
23 janvier 2008
Le moussaillon a bu la tasse
Mais il surnage et sait fort bien nager !
Suite à la pseudo « pose » de ce matin, sensée durer 1h et qui en a duré 2, et qui s'est transformée en course poursuite éperdue... Je suis arrivée une heure en retard chez ma mère (et n'ai pas du tout rattrapé le retard dans mes différentes tâches), pas bossé sur la plaquette sous prétexte de rajouter un alinéa ici, pour finalement écraser la bonne version de la note, que j'ai réécrite en toute hâte, et découvrir au bout du compte que je l'avais sauvegardée sur Word !
Ravi trouve que me vie est pleine de Vie et qu'il n'entend que bonheur et créativité dans tous ce que je lui raconte de tout ce foisonnement qui me donne le vertige... et me donne la sensation d'avoir un coussin d'air sous les pieds. Je savure et jouis de recontacter tout ce qui s'ouvre à moi par l'écriture...
21:30 Publié dans Blog, Le passage du « Dedans » au « Dehors », Ne pas perdre le fil, Vibrations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, écriture, blog
Jette l’ancre, moussaillon
Faire escale dans ma petite crique quelques instants.
Pour donner de mes nouvelles ici, ma nature perfectionniste me poussant : publier et y passer quelques heures – voire une journée -, ou bien je n'écris rien. Accéder à un juste milieu ?
Hélas, depuis [l'ouverture de l'abîme], j’ai lu que pour avoir des lecteurs (puisque j'ai envie d'être lue) il faut :
- Poster beaucoup,
- Commenter ailleurs,
- Mettre des liens dans les textes, qui renvoient sur d’autres infos,
- Mettre des liens vers d’autres blogs,
- Echanger avec des milliers d'autres blogueurs,
- Insérer des trucs style RSS et Tags et Flux, auxquels je ne pige rien,
- S'inscrire sur Facebook,
- Exister en même temps
- Et des choses encore bien plus obscures... (comme être patiente par exemple)
... l’entreprise prend forcément du temps. Je devrais m’accorder que j’ai le droit de ne pas Tout Faire d’un seul coup ! °_O
Oui, mais l'avocate implacable de l'Eperdue ici présente rétorque : Eperdue a besoin d'écrire pour se sentir Exister !
Seulement voilà : incroyable. Dans ma vie que je vis tous les jours, je-n'ai-pas-le-temps. Ça court dans tous les sens, je me sens... comme une feuille éperdue, emportée par des vents tournants. Mais c'est mon légendaire manque de recul qui me fait dire qu'ils sont tournants... car si j'y pose un regard un tout petit peu distancié, c’est un vent d’ouest bienfaisant qui me porte en avant, ce ne sont que rencontres, retrouvailles, réflexions avec amis et collègues, appels et mails d’amies qui me font des propositions de lieux, de clients et de collaboration, initiatives, impulsions, démarches et autres « machins » (je ne sais pas le vocable approprié) qui me font avancer soudain.
Mais mon lecteur averti (moi, donc), se souvient qu’avancer, dans mon système, ça équivaut à : vitesse supersonique, tourbillon et légère panique permanente ! Je rappelle que mon économie tortuesque est plutôt à l'immobilité et à la paralysie.
Donc affolement permanent, avec une variabilité d’intensité.
Plus le temps de me poser dans mon « Dedans » ou devant ma TV aussi longtemps que cela me semblait nécessaire (TV dont je n’ai d’ailleurs toujours pas raconté ici, mon ineffable addiction).
Depuis La conférence, les choses se précipitent, plus le temps d’atterrir (synonyme pour moi : de m’enterrer).
- Après le plombier (2 visites, un devis et une intervention à prévoir), les travaux du menuisier (même pas cher !) et super efficace, le carreleur est passé... objectif : résoudre un conflit de fuites dans l'immeubles sensément provoqués par manque d'étanchéïté de ma douche et de celle de 2 de mes voisins (vous y croyez, tout ça ?).
- Avant hier j'ai prêté mes yeux à un hotliner téléphonique pour le PC en rade de ma Fée-Voir (puisqu'elle est non voyante). Un après midi, après la séance corporelle avec elle. Puis discussion autour d’une refonte provisoire de sa plaquette que l’on me réclame ailleurs.
- Hier j'ai été avec deux gars pour lesquels j'ai beaucoup de tendresse, JP et D., faire un safari banque - près de chez moi - pour trouver celle qui ne nous ferait pas de frais de gestion de compte (presque tous des voleurs) ! pour ouvrir un compte pour l'association de thérapeutes dont D. est président et moi trésorière (!). A la Bred c'est gratuit, qu'on se le dise !
- J'ai repris le travail sur les statuts de ma propre association. Mes deux compères vont d'ailleurs s'en inspirer (traduire leur servir d'esclave consentante et faire le travail à leur place) pour la leur propre. La journée a été très joyeuse, malgré ma panique anticipatrice… Je les ai reçus dans ma caverne !! Nous avons avancé sur plusieurs autres points, plaisanté, beaucoup ri et été émus. D., que j'aime de tendresse, a aimé mon "bureau".
- JP, que j'aime autrement, est resté jusqu’à 21h30, et je lui ai lu certains de mes écrits préférés : c’est un plaisir encore plus frissonnant que de partager l’écrit, sous le regard de l'autre, la beauté du partage de l'émotion, d’y mettre toutes les tonalités que je mets en mon âme en l’écrivant et que parfois les mots n’ont pas (encore !) réussi à traduire. C’est ainsi que j’ai constaté qu’il me faudrait retravailler sur « La tortue spéciale » et un autre conte métaphorique. C’étaient de ma jeunesse de scribouillarde, c’était écrit il y a deux ans… Mais ça vient encore alimenter ma réflexion sur mon écriture – ma créativité - sur laquelle j’ambitionne d’écrire, d’ailleurs. Nous avons commenté « Graines de lentilles », qui est une production très récente : la nouvelle Eperdue telle qu’elle a envie de s’apparaître…
Tout ça, me semble-t-il depuis que ma fille est partie... La Paix. Jusqu’à ce qu’elle revienne, car je ne peux pas croire que ça durera là bas, c’est sous certains aspects (promiscuité, tensions, cris, présence de son père, violences implicites, non dits) intenable chez sa grand-mère.
Voilà, je vais plus pouvoir me remettre au travail après ce bulletin : dernières retouches au flyer de Fée-Voir, (que ça a bien fait rire quand je lui ai dit son pseudo ici), mailing pour une 100e de collègues pour une manifestation de deux jours cet été, dont je suis chargée de la logistique (pfiou).
On procrastine, oui, ou non ?
Et si je ne retourne pas à ma dose quotidienne de lecture sur mon lit, je fais un malheur, ou je pète les plombs ? Je me marre toute seule en écrivant ça.
Il faut rester cohérente, malgré les vents portants…
Note Eperdue : Je viens quand même de passer une heure ici ! Les liens (hypertextes !) et renvois de ce texte vers les quatre points cardinaux, ce sera pour ce soir. Je vais donc réaliser la prouesse de bouter hors de moi le perfectionnisme tatillon et obsessionnel, que je qualifierais aujourd’hui de fourmiesque, et m’en tenir à ça.
(Point)
12:30 Publié dans Blog, Ne pas perdre le fil, Ratiocinations, Vibrations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, écriture, blog
19 janvier 2008
La Conférence
Avant la conférence
La peur d'être vraiment à ma place était peut être bien là.
En anticipation anxieuse de la conférence d’hier soir, il m'aura fallu quelque soutien d'outils de décontraction, m’adonner à quelques fuites - qui s’avèrent parfois créatives - annuler un engagement pris juste avant – reculer pour mieux sauter ? - pour réussir à me rendre à cette conférence. Le pari n’était pas gagné d’avance, un long combat intérieur s‘étant livré en moi : « tout annuler et rester au fond de mon lit », ou me lancer à me rendre à cet événement qui va dans le sens d’une de mes quêtes actuelles : que faire de mon envie d’écrire – sur des blogs pour l’instant – et comment, et avec qui, et dans quelle communauté d’écriture, quels éditeurs, quels ateliers, pour quelle mission humaine, quels autres thérapeutes, comment utiliser cette veine là ?
Bien que je suppose ne pas être la seule à pratiquer la procrastination, celle ci revêt chez moi des formes très sophistiquées... J'avais PEUR d'être en retard (et faisant tout pour l’être), peur de ne pas y arriver à cette conférence, peur de ce que j’allais y trouver (des fois que ça soit bien !) peur de... Alors voilà. Afin de détourner l’énergie de l’anxiété (qui pousse en avant, mène à la fuite ou paralyse, c’est selon, on le sait bien) j’ai créé un autre blog ce même après midi, agrippée obsessionnellement à mon écran, devant les énigmes très addictives chez moi des nouveaux paramètres de construction et de mise en forme (et autres obstacles irrésistibles) qui se présentent chez ce nouvel hébergeur...
Depuis longtemps je me sentais insatisfaite par l’interface graphique proposée par H&F. Depuis longtemps attirée par celle proposée par d'autres, dont il se trouve que des protagonistes de cette conférence faisaient usage.
Insatisfaite aussi de mélanger dans le même lieu virtuel journal intime et cris de douleur stupéfaits, à des textes plus élaborés et plus mis à distance…
Je ne savais même pas en écrivant cette note où j'allais poster ce billet de ce matin... Ici, sur Eperdue, identifié avec plus de précision depuis hier comme ayant fonction de « Journal intime » ou sur le nouveau dédié à l’ « écriture » ?
@_@
La conférence
Ce que j’ai entendu ce soir là m’a donné envie de lire plus de littérature, qui est une source d'inspiration et un enrichissement, envie de travailler à cette écriture, eu confirmation qu'il me manque des pistes et des billes, des « trucs », du type de ceux que Christine (amie thérapeute et animatrice d’ateliers d’écriture) m'a glissés... etc.
En l'occurence, de cette aventure nocturne, je ne raconterai que ce que « moi » j'en ai vécu... pas aisé quand ça vous a mis les tripes en vadrouille... mais ça fait partie du tableau ! Normal. Autant de gens inconnus à la fois, lieu inconnu, démarche inconnue, c'est encore beaucoup dans ma nouvelle économie de vie. Donc claquée, vidée.
Cette conférence était à la fois passionnante et déconcertante. Je n’ai pas compris grand chose à ce qu’a raconté François Bon, mais je l’ai trouvé brillant, émouvant et drôle… J’ai été impressionnée par l’exposé très posé et un peu surréaliste de Hubert Guillaud, et entièrement d’accord et très intéressée par celui plus décontracté et « bonhomme » de André Gunthert.
Mon ressenti de plus saillant ? J’ai eu mal au ventre dès que je suis arrivée dans le métro…Grand moment de solitude en arrivant dans la salle bondée d’inconnus. Incapable d'oser trouver moyen d’avaler deux Spasfon. Des Gens !? Terreur.
Mais téméraire, et courageuse je suis.
Je me suis trouvé un petit coin, sur une chaise de jardin rouge sciant mes cuisses, et j’ai écarquillé les yeux, sous un plafond mosaïque de belles photos de ville éclairées comme des diapos. Constatant finalement que je ne faisais pas « tache » dans cette assemblée pour le moins hétéroclite. J’ai bien tenté de prendre une ou 2 photos avec mon portable dans l’intention pseudo-journalistique de blogueuse soit-disant avertie, d’immortaliser ici l’instant exceptionnel, mais j’ai pas osé en prendre durant les exposés (je me serais exposée).
Vous n'y voyez rien ?
Normal, j'étais dans le brouillard...
C'était passionnant. Et un peu angoissant aussi. Trop d'univers, trop de concepts que je n'ai jamais côtoyés. C'est que ces gens là grenouillent là dedans, la littérature, l'écriture, le web et l'édition, depuis des années et ça fait partie de leur vie !
J’ai bien tenté d’échanger quelques mots avec des gens que je ne pouvais éviter de bousculer pour me déplacer à l’entracte, certains sympas, un autre pédant avec son e-book à la main.
Conclusion ? Je suis repartie avec plein de notes à partager avec mon amie initiatrice, et totalement déstabilisée. Ca n’est déjà pas une démarche simple de me sentir à ma juste place dans ma démarche hésitante d’écriture, alors là…
J’avais ouvert un abîme devant moi.
16:35 Publié dans Blog, Le passage du « Dedans » au « Dehors », Ne pas perdre le fil, Ratiocinations, Vibrations | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, écriture, blog
18 janvier 2008
Conférence débat : Ecrire avec internet
Je vais essayer [Éperduement] d'y être ce soir à 20 heures :
Ecrire avec l’Internet : paradoxes, mutations, vertiges :
avec tous ses chambardements, ses ambiguïtés, ses risques,
on y met évidemment une grande part obscure de nous-mêmes,
sinon on n'y paserait pas notre vie comme ça
c'est dans cette part obscure de nous-mêmes,
sinon on n'y passerait pas notre vie comme ça,
c'est dans cette part obscure qu'il faut aller. »
(François Bon, remue.net)

Deuxième rencontre proposée par remue.net en collaboration avec la Scène du Balcon à 20 heures le vendredi 18 janvier :
Contre la littérature, immuable et fragile, l’expansion sauvage du numérique ? Imprédictible en chacune de ses étapes, le développement des usages de l’ordinateur et du réseau est désormais une onde de choc qui traverse tous les maillons de l’ancienne chaîne du livre, mais génère en même temps des approches neuves de l’écriture.
Tentative de les formuler, les explorer, avec 3 blogs repères : François Bon (tiers livre, littérature et Internet), Hubert Guillaud (La Feuille, observatoire des pratiques virtuelles), et André Gunthert (EHESS, actualités de la recherche en histoire visuelle).
Chacun présentera, de son point de vue, une brève histoire de l’Internet, avant confrontation.
Présentation : Sébastien Rongier.
Cette rencontre sera précédée, dans le même lieu, dès 18 heures, d’une « bouquinosphère », troisième du nom, rendez-vous informel des blogs livre et numérique dans leur diversité.
Centre Cerise : 46, rue Montorgueil, 75002 Paris (métros : Sentier ou Les Halles). Entrée libre et gratuite.
Prochaine rencontre le vendredi 15 février : les ateliers d’écriture.
14:20 Publié dans Ne pas perdre le fil | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, écriture, blog







