La bannière invoque les intentions initiales de ce blog, et il a souvent cette mission - ou d'autres peut être moins avouées. Ce qui va transparaître au fil du temps c'est que je m'autorise m'a[ban]donner aux fluctuations de mes fantaisies et de mes humeurs (fort instables), sans les juger et sans style bien défini : je suis une Éperdue impulsive et hésitante à la fois, impudique et un peu honteuse toujours. Et en y mettant beaucoup de sens, que je ne découvre souvent que longtemps après... Bon séjour dans mon capharnaüm ^_^
« Éperdu est sans doute de tous les mots de la langue française celui que je préfère. C'est un mot qui ne calcule pas, qui n’arrête pas mais soudainement emporte vers l'improbable. De l'ancien français "esperdre" qui veut dire perdre complètement, il signifie aussi troublé par une violente émotion. A miser exclusivement sur la perte, il ne connaît ni la mesure ni la bassesse. Son envergure est immense, et sa trajectoire bouleversante. Et s’il transfigure le regard, l’amour, la passion, c’est toujours leur donner sa perspective de cœur qui bat contre le néant ». (« De l’éperdu », Annie Lebrun, poétesse et essayiste française.)