02 avril 2008

Une solitude

« D'un point de vue des pratiques et des souffrances, tout écrivain peut se comparer aux plus grands. »
(Roland Barthes, à propos de Sollers et Proust)

« Une fin que l'écrivain lit dans sa solitude sociale. Car l'écrivain est seul, abandonné des anciennes classes et des nouvelles. Sa chute est d'autant plus grave qu'il vit aujourd'hui dans une société où la solitude elle-même, en soi, est considérée comme une faute [...]. Nous acceptons (c'est là notre coup de maître) les particularismes mais non les singularités ; les types, mais non les individus. [...] Mais l'isolé absolu ? Celui qui n'est ni breton, ni corse, ni femme, ni homosexuel, ni fou, ni arabe, etc. ? Celui qui n'appartient même pas à la minorité ? La littérature est sa voix, qui, par un renversement "paradisiaque", reprend superbement toutes les voix du monde, et les mêle dans une sorte de chant qui ne peut être entendu que si l'on se porte, pour l'écouter [...], très au loin, en avant, par delà les écoles, les avant-gardes, les journaux et les conversations. »
(Roland Barthes)

 

... Et d'autres lectures dans mon petit cagibi secret.

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Commentaires

La solitude de Sollers ça me fait bien rigoler, surtout s'il cite Proust à côté :o)

Ecrit par : Loïs de Murphy | 03 avril 2008

Il m'a bien semblé qu'il parlait plutôt de pratiques et de souffrances... :o)
Et je n'ai jamais lu Sollers !

Ecrit par : Eperdue | 04 avril 2008

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