19 mars 2008

L'abri dérisoire

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C'est un grand confort que de parler d'autre chose que de soi, quand le navire valse et tangue sous l'effet des vents déchaînés, alors que sur le pont certains moussaillons, ici ou (et là encore), peinent erratiquement à garder l'équilibre, et à rassembler les bouts. C'est alors que - on est maître à bord ou on ne l'est pas ! - l'on peut s'isoler dans sa cabine exiguë, s'emparer en tremblant de la plume fidèle, pour s'évader quelque part où la tempête n'existerait pas, et cacher sa nausée aux membres de l'équipage. C'est alors que comme par miracle, le vent tombe, la houle se fait moins insistante et le silence s'offre en cadeau.

Je vais donc me prêter à cet étrange questionnaire (billet suivant). La démarche est d'autant plus étrange que j'ai développé une allergie aux questionnaires, parce qu'il faut rentrer dans des cases et que pour avoir subi cela dans certaines institutions de notre beau pays, j'en suis désormais définitivement incapable ; celui ci est suffisamment aléatoire pour que je tente de faire semblant de ne pas parler de moi... 

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Commentaires

Ok, on attend...

Ecrit par : Loïs de Murphy | 19 mars 2008

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