28 février 2008

Le JT du web chez Éperdue

1613451533.jpgLe « six35 » c'est le tout premier JT du web : d’une dizaine de minutes, il se veut « participatif, alternatif, gratuit, citoyen et politique ». J'ajouterais un peu de dérision, un esprit libre, de l'actualité... Visible en plein écran ici (et puis chez moi l'image est toute riquiqui). Chez moi c'est en bas à droite (sous l'album Théo), vous pouvez dès maintenant (et à tout moment) visionner le numéro 8 du six35 tout chaud de ce soir, dernière édition de cette version "1" et hors série, avant refonte du concept et investigations sur l'avenir des médias. Présentation plus détaillée sur six35.fr . Vous y trouverez plus de précisions sur le contenu de ce numéro 8, les intervenants réunis et quelques best off. Ne ratez pas la chanteuse à la fin... Contact : contact@six35.fr

1563792058.jpgDe mon côté, mon baromètre c'est que je continue de me remettre doucement, ça m'a réellement abattue.
Mine de rien et malgré ça, je mijote une nouvelle composition de mon cru, plutôt visuelle. Je pressens que je vais rencontrer des obstacles techniques... Je manque d'outils graphiques sur mon PC (ça c'est le prétexte). Un collage, alors ? Sais pas encore.

J'aurai peu de temps jusqu'à dimanche matin : je pars me mettre quelques jours au vert, dormir dans le silence, la paix et les seules étoiles comme lueurs dans la nuit, lire à gogo sous le regard des taupes, travailler, jardiner (!) et respirer l'odeur de la terre, offrir à Théo de grands espaces, le remerciant ainsi de sa patience et de sa fidélité : il le mérite bien, à force de dormir 458168013.jpgd'ennui toute la journée. Il aura peut être même droit à une coup'tiffe « maison » comme la dernière fois ! Résultat totalement imprévisible...

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Actuellement, il est chifouillou
<-- comme ça. 

26 février 2008

La vie intérieure d'une cellule

3 minutes de beauté : La vie intérieure d'une cellule, une somptueuse animation en images de synthèse, Université de Harvard. Et la musique ne gâche rien... (merci à Little B. pour cet envoi, et à V. pour m'avoir appris la capture d'écran !)

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Et comme à chacun sa créativité, cet artiste percutant :

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25 février 2008

Blogroll-mania - 4

Il y en a tant qu'il va me falloir être plus sélective !
Ou m'arrêter ?
Mais tant de gens ont du talent... Et les idées claires, critiques, etc...
Je crois que c'est ma phase découverte, ça s'affinera je suppose !?

 
 @ Un site qui reprend l'actualité Le Vrai débat :

C'est clair, c'est informé et pas trop partisan. Ils se présentent comme : « un collectif de citoyens (actifs, étudiants) décidés à promouvoir un débat de fond après le rendez-vous manqué de la présidentielle. Nous ne sommes d'aucun parti et n'avons pas d'ancrage politique particulier. » Le 21 février ils titrent : Christine Kouchner : double scandale !

@ On ne pourra pas dire qu'on ne sait pas, ... puisqu'on le sait !

c'est le titre de ce blog d'information fort bien documenté et argumenté !

@ Sur Ecrans, lire d'abord ce billet

Vous aurez confirmation comme moi que via Google, Big Brother retient tous nos clics, nos choix, nos recherches... A frémir, même si cela nous oriente en fonction de nos choix antérieurs. Ce que rapporte Ecrans, c'est que lors d'une conférence à Beaubourg dimanche dernier (à laquelle j'aurais bien aimé participer) « Faut-il avoir peur du Web 2.0 ? », une blogueuse artiste talentueuse du net Albertine Meunier, a réalisé une oeuvre de son internet intime : impressionnant, surréaliste et poétique. Plus de technique ici.
Ayant un compte Gmail, j'y ai accès... ce soir je découvre sur Google Historique mes recherches depuis... octobre 2006 ! 

@ Rien à voir (?), mais voici un blog d'info militaire, titré "Secret défense"

qui a connu en deux mois (!) une affluence record de 2 millions de visiteurs... Préoccupations de 2 millions d'internautes ?! Repos bon sang !

@ Allez, un sourire (jaune) :

Un dessin sur Blog à part de Julo qui décrit : « (...) une sorte de flexigouvernance : le président-communiquant jette une idée, même tordue, qui est reprise massivement en presse, télé, radio et web. On attend de voir les réactions, et on adapte en fonction. En gros le buzzomètre fait office de débat parlementaire autour du projet de loi, et on gouverne au vent... L'idée a choqué ? On l'assouplit (d'un enfant on passe à une classe), et on mesure les réactions publiques. Pas de seconde levée de bouclier, dont acte, on peut faire mettre un tampon sur le projet au parlement... C'est un peu la mort du débat d'idée parlementaire en somme. »

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@ Et encore sur le blog de Gasper

le JT du Web, le six35, quelques flashes infos sur l'actu, un peu de dérision et de vraies intervews, et avec une  vraie présentatrice s'il vous plaît ! A noter l'article ahurissant sur le dispositif breveté en Grande-Bretagne, pour garder à distance les jeunes de moins de 25 ans (j'ai cru à un canular mais hélas...). Et toujours chez Gasper, une démonstration (Vidéo) du patouillage (et des mensonges, conscients ?) des représentants UMP pour tenter de défendre les prises de position hasardeuses du chef de l'Etat concernant la laïcité (et "il" l'a dit !).

@ Le futur proche ? trouvé sur le blog La feuille

ad91fafbbf576a72bcbb3c586b568ea7.jpgpublié par Hubert Guillaud, qui se fait le relais de ce projet d'innovations technologiques (grâce à internet et bluetooth) quelque chose qui ressemble à de la science fiction mais qui n'en serait pas ? Des explications en français, ici aussi.

 

@ Reçu de Philippe De Jonckheere, dans sa Newsletter,

0167f64ba490091ac8a20279948bfce3.jpgce lien vers le blog du Tampographe Sardon, qui érige le tampon encreur en art décliné à l'infini, voire en moyen d'expression. J'ai beaucoup aimé le serpent, et je recommande celui qui m'a vraiment fait rire : Les tampons pour administrations (n'oubliez pas les commentaires). Et il est à lire aussi, je vous assure !

 

Voilà, là c'est sûr il y a indigestion pour le lecteur, je vais peut être me reposer un peu ? faire autre chose !?  Le pire c'est qu'il m'en reste...

C'est comme ça

Tiens, nouvelle interface administrateur chez H&F... Moi j'aurais modifié d'autres choses ici. Comme le temps de connexion trop bref qui oblige à sauvegarder périodiquement. La présentation du "brouillon" n'est pas conforme à la parution, et l'on n'a la vision que de ce qui est sauvegardé.  Le curseur disparaît et la fenêtre de saisie est trop grande. Cela me contrarie. Mais.
C'est comme ça.

Aujourd'hui je suis dans un passage du « Dehors au Dedans ».
C'est comme ça.

Je suis juste venue ici pour dire qu'après diverses intrusions dans mon antre, et accès de honte aiguë liés à cette foutue copropriété, à ma précarité, au carreleur agressif, à ma fille, etc. mon humeur est barbouillée, triste simplement et profondément, et lasse. Quant à mon humour il s'est recroquevillé.
C'est comme ça.

J'ai appelé JP, il m'a écoutée, le chagrin s'était épaissi faute de pouvoir se vivre... La bulle a éclaté dans ses oreilles ; il me rappelle ce soir pour relever le baromètre. C'est de l'amour, ça. Chez moi, les amitiés (les vraies sont rares, quoique les relations riches fleurissent) je les vis avec de l'amour.
C'est comme ça.

Je vais mettre à profit cet état très descendu, très bas en dedans de moi pour écrire enfin ces choses moins légères que je repoussais, mais qui m'appartiennent aussi.
C'est comme ça.

Elles ne seront pas publiées ici mais à côté.
C'est comme ça.

Je m'en vais redescendre dans ma carapace. J'ai besoin de ces descentes dans cet état presque minéral, retoucher au blessé, cet archaïque apprivoisé pour m'y réchauffer, me recentrer et y puiser ainsi toute la force capable de m'habiter, pour exister avec les autres et vivre ce que j'ai à vivre.
C'est comme ça.

Rien à faire si ça n'est accueillir ce qui est là...
C'est...

24 février 2008

Bouffonneries nationales, Blogroll-mania - 3

 Aujourd'hui ça sera plus polémique politique.
Parce qu'après 2 h de ménage, à éradiquer l'infiltration poussièreuse blanchâtre - plus je lave plus ça s'étale - un fléau pire qu'une pluie de sauterelles s'étant abattu sur ma demeure, je comprends enfin la malédiction de Sisyphe. Et à la lumière du jour je constate que le travail a été bâclé.
C'est donc sur des pages de Libé que je suis tombée quand j'ai vérifié si mon PC avait survécu à la calamité...
Je garde sous le coude (qui commence à se lever à force d'empilages de notes prévues et non publiées...) un tour d'horizon plus technique, si j'y arrive. Aujourd'hui donc, fi des paresseux, il y a beaucoup de lecture...

@ Ainsi, quelques morceaux choisis (par moi) de réactions à la Vidéo

de notre petit « bonimenteur fanfaron » au salon de l'agriculture, sur le site du parisien. Moi je dis qu'il dit "casse toi, bouffon", et qu'il est hué, notre pauvre petit narcissique (et ça, c'est pas supportable) et qu'on constate encore son impulsivité qui n'est pas vraiment à la hauteur de ce que nous attendrions d'un président de notre République, bien que l'autre énervé n'attendait que son passage pour lui dire clairement « tu me salis » ! Vous n'avez pas manqué le rappel hier soir chez Ruquier de la vidéo du stylo... Moi, personnellement, j'aurais peur de sa pathologie à ce Mr Sarkozy, à la démarche d'otarie... (expression relevée chez Le Tampographe Sardon, j'y reviendrai). Mais grand bien fasse à Carla.

@ A ce sujet voici chez Gilles Aitte un dialogue

... en images qui vous distraira peut être et qui pose un regard acide sur d'hypothétiques dialogues dans la salle de bains de l'Elysée.

@ A propos des éventuels et très inoffensifs petits désordres psychologiques de celui qui nous gouverne (5 ans !),

même s'il y a certainement des parlementaires et autres sénateurs, ou secrétaires d'Etat qui triment dur-dur pour la France sous la girouette houlette instable de leur Seigneur et Maître, voici deux sites :
- celui de Bernard Gensane, qui n'y va pas mollo  ;
- et celui du très télévisuel Dr Serge Hefez, psychiatre, qui parle de Sarkose obsessionnelle et écrivait le 4 février un plaidoyer pour la psychiatrie article un peu optimiste selon moi à propos du documentaire bouleversant réalisé par Sandrine Bonnaire sur sa soeur autiste.

@ Et puis dans la foulée de mon soupir solidaire avec les Biffins, ce site : "En direct du ministère de la Crise du logement"

Qui relate dans un article du 15/02 une manifestation en lien avec un « article de Libération («Loue studette contre pipe») [qui] aura, décidément, créé des vocations… Les premières, ce sont celles d’un certain nombre de messieurs qui, trouvant l’idée excellente, se sont tout à coup rendu compte des avantages insoupçonnés de la colocation. »

@ Et pour finir plus légèrement (?), l'in-culture générale chez nos amis les ricains 

Cette vidéo d'un radio-trottoir aux USA, présentée par le Hibou philosophe, qui se demande s'il faut en rire ou en pleurer ? Moi je me dis (mais je ne comprends pas tout) - et j'espère pour eux - que finalement une telle ignorance des choses du monde (même en Aphganistan, ils doivent savoir !) ça doit induire chez eux une sorte de calme plat psychologique, comme mon chien quoi, une béatitude existentielle nébuleuse, une bulle à l'abri des vissicitudes du monde, resserrés sur leurs préoccupations domestiques ? (Nous ne sommes pas à l'abri d'un montage ne retenant que le pire ? Je suis candide peut être ?).

Appel à témoins (pour un robot hypocondriaque)

Je lance un appel à témoins : je suis depuis longtemps à la recherche d’un livre d’enfant « Les bobos du robot » dont les auteurs seraient Henriette Bichonnier et Roland Sabatier, chez F. Nathan, ©1983.

Amazon apparemment n’en a plus trace… Sur Google.livre je ne trouve rien non plus.

Ce petit livre, reste introuvable dans les cartons d’autrefois, un peu éparpillés de ma fille. Sans rire, il exposait une simple philosophie un peu dérisoire et tendre qui ne s'est jamais effacée de ma mémoire : je m'étais sentie solidaire de ce robot et de ses bobos... Il me rappelle cette couverture d'un petit carnet que j'ai toujours gardée, parce qu'elle résumait ce que j'ai [trop] longtemps ressenti au fond de moi :

 

« CHIENNE DE VIE »

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J’offre au/à la dénicheur [ou chère cheuse], une pleine brouette de gravats et accessoirement le prix du bouquin à l’argus. Merci d'avance.

23 février 2008

Bugs en plâtre

À noter

J'ai récupéré le titre initial du verso de mon miroir, cet autre chez moi, celui où je me dédouble dans l'écriture.
Ce changement s'opère pour des raisons impératives et néanmoins excellentes.

Il y a eu des bugs.
Du sable, voire des gravats, dans les rouages de la machine à créer qui commençait à me donner tant de plaisir, cette ouverture de tant de possibles et tous ces petits et grands bonheurs qui s'offrent à moi, que mes yeux et mon coeur sont capables d'enregistrer, et qui me font aller de l'avant. Une sorte d'accélération dans mon existance.

Il y a de la confusion depuis hier. Dans mon contexte récent, où je sors ma tête de la carapace, ça a sur moi un effet terriblement frustrant. 

D'abord ma fille a décidé de ne pas venir passer le WE ici et ça m'a blessée peinée. Hier je me suis réconfortée tant bien que mal en abordant compulsivement 30 nouveaux sites & blogs (au moins), et en animant le groupe d'ados du vendredi soir. Et me disant : je vais profiter du calme, pas d'attaque brutale du monstre de Baki, 35kg de muscles exubérants et d'affection baveuse, ni d'ados perfusés à la PS2 + TV + TNT + Coca + Kebab + téléphone + Skyrock et autres bruyants assomoirs, envahissant mon fragile repère...

Ce matin, comme toujours pas fraîche et pas pimpante, j'avais décidé d'en finir avec le polar de Fred Vargas, puis de m'attaquer aux deux billets que j'ai sous le coude depuis quelques jours : traces d'une conférence sur les ateliers 9d1e7b4927afe7352895095f9aaf3e70.jpgd'écriture et éloge d'une lecture, tous deux essentiels pour moi. Je me voyais aussi entreprendre la très innovante démarche de sortir le chien, puis remonter les 3 étages et ressortir - sans le chien et sans même y être contrainte par autrui ! - pour me rendre à la bibliothèque et y aborder quelques auteurs de vraie littérature : Roland Barthes (merci au Solitaire rature dont le dernier billet m'a particulièrement concernée), Simone de Beauvoir (grâce à Spleen), et quelques autres.

J'avais aussi prévu quelques liens sympas à partager dans une blogroll-mania number 3.

Que nenni, rien de tout cela.

Erreur fatale, ce matin m'a pris l'idée dangereuse d'aller dans ma boîte à tiroirs en carton pleine à craquer de photos du passé, et que je me suis fait un trip très mitigé d'émotions... le temps qui passe, la haine pour l'ex mari, l'attendrissement devant mes enfants petits, ces événements fixés sur ces rectangles argentiques qui dormaient là, désactivés, l'oubli les ayant rendus inoffensifs au fond de leurs pochettes ou en vrac : le bordel de la chambre de mon fils ado... qui ne l'est plus depuis longtemps, moi jeune, belle et mince, puis moins jeune et moins mince mais habillée comme si je me croyais obèse, des gens partis, des amis oubliés, des vacances pas si heureuses avec mon regard d'aujourd'hui, mon ancien appart (25 ans de vie, de combats et de courageuse résistance contre les courants mauvais)... Ces déferlantes de souvenirs pas forcément opportuns, que je figeais sur la pellicule pour tenter de vivre les choses à ma façon.

Le hic c'est que j'avais entrepris cette hasardeuse démarche en attendant un artisan carreleur, dans le but de résorber les sources d'infiltrations d'humidité chez le voisin de palier, et que toute intrusion dans mon antre est pour moi un stress intense... 

53256a12f0a02124a0bf506090f646ab.jpgArrivée du carreleur incriminé. Passablement rugueux le bonhomme, il n'en fait qu'à sa tête (et je le soupçonne d'être moyennement honnête), je me sens impuissante à lutter contre sa mauvaise foi bourrue. Durant sa bruyante industrie, j'essaye de m'isoler du nuage blanc opaque. Il s'est aussi mis en tête de réparer un interrupteur encastré dans le carrelage sans mon avis (et pour cause, la lumière au plafond ne marche plus depuis 5 ans) : j'ai donc dû éteindre le courant (et tous les onglets ouverts sur Firefox en l'attente de brillants commentaires) et quand il est revenu [le courant], seule la lumière des ampoules s'est rallumée mais pas celle de mes synapses. Je suis restée un peu prostrée, assise de guingois devant mon PC, entre deux hésitations et un état désagréable à zoner sans rien produire...

Constat à 21h : l'intrus ayant sévi, tout l'appartement est recouvert d'une couche blanche tenace, et ici même, malgré la porte fermée, les touches du clavier sont devenues légèrement blanchâtres et mon sacro saint bureau comme le reste ! Mes mains - suite à quelques déblayages d'urgence - sont irrémédiablement râpeuses de plâtre, les verres de mes lunettes s'opacifient au fur et à mesure que je les nettoie, et même mes cheveux lavés ce matin sont en carton. La cuisine ressemble à une cave qui aurait essuyé un bombardement, le sèche linge tout neuf (celui qui m'a été offert la veille de la panne du lave linge) a pris un coup de vieux, c'est pas parce qu'il sert à rien qu'il faut le massacrer.
Demain, je vais être contrainte à épuiser mon quota biennal de ménage... Consternation.

Et en attendant, malédiction récurrente et mal venue, le programme TV, seul capable de m'engloutir dans l'oubli est accablant.

Ça fait beaucoup pour une blogueuse éperdue.

Demain, après l'aspirateur, la serpillière, le chiffon et l'éponge et si je ne trépasse pas asphyxiée dans mon sommeil (je ne dispose d'aucun masque à gaz), je reprends espoir m'y remets ! 

22 février 2008

Les Biffins ou l'exclusion digne et organisée

4b11c505f2eb1ed58bc405a889817aac.jpgCe matin sur France Inter, un journaliste* interroge deux ou trois hommes en milieu urbain : ce sont des biffins. Visiblement ils évoluent dans un genre de « puces ». Bruits d'ambiance, ces hommes s'interpellent en répondant aux questions de Thomas Chauvineau. Voici ce que j'en ai retenu [convocation d'une mémoire vagabonde...] et peut être aussi pourquoi :

D'abord qui sont les « Biffins » : ce sont des personnes qui vivent aux portes des villes et qui vendent à la sauvette des objets recherchés la nuit dans les rues ou les poubelles, les rafistolent, puis les revendent trois francs six sous.

Les quelques hommes entendus ce matin sont Porte de Saint-Ouen, ils habitent sous des abris, et dans une grande précarité, mais ne se plaignent pas. Ils seraient même plutôt fiers, les biffins. Fiers d'être des travailleurs à part entière, fiers de leur autonomie : « Nous ne sommes pas des assistés, aucun de nous dans ce coin de périphérique ne touche le RMI ! » Ils demandent juste le doit à exercer leur activité : « tout le monde est content », rappelle cet homme là (oublié son nom, qu'il me le pardonne !), dont l'un des compères vient de dénicher une tondeuse pour 1€ « au lieu de 10 en magasin » ! Celui-ci dit vraiment travailler dur : « Le WE, quand je dors 6 heures en 3 jours je suis content ! » Il se fait environ 100 à 150€ par semaine, et dit-il ça suffit pour vivre a minima (sous le seuil de pauvreté). Il existe également une grande solidarité, une sorte de compagnonnage.

Bien sûr, comme partout dans les marchés parallèles et échappant aux taxes et autres contrôles institutionnels, il y a d'autres commerces moins licites, moins honnêtes et issus de vols, de rapines, les fameuses chutes de camions !
Le journaliste rappelle que les chiffonniers d'Emmaüs ont été des biffins qui se sont bien organisés.

Ce que clament aussi les Biffins c'est leur incompréhension devant les descentes de police (trois ce matin là sous les yeux du journaliste), qui leur confisquent (définitivement) leurs marchandises, puis les taxent pour vente illégale : « Je ne le fais plus moi, parce que j'ai eu une amande de 80€, que je ne veux pas payer ! ». Cet homme devra-t-il se rabattre sur un RMI, du coup ? « On veut sortir de la misère et on n'a même pas le droit de travailler ! » revendique le président de l'association Sauve-qui-peut.

Récupérer et recycler les déchets de notre société de consommation, c'est pas intelligent et citoyen, ça ?

Moi, je me pose des questions parce que j'ai une amie qui habite un bloc de tours dans cette même commune, où les bandes organisées, armées, dealent, assassinent, cambriolent, terrorisent, dégradent les biens collectifs, intimident... L'omerta règne par peur des représailles ; c'est une zone très circonscrite de non droit : on y voit très peu la police et les habitants des tours se taisent, souvent parents ou voisins des dealers... Bien sûr il y a des arrestations. C'est plus compliqué.

Alors ? Il est où le vrai danger pour l'ordre public ? Les biffins ils se voient mieux, moi je crois, ils déparent dans le paysage. Et je me dis : quel choix communal, quels choix nationaux et politiques ? Voir ce billet sur samizdat.net, délivrant plus d'infos sur les combats des biffins et leurs relations avec la très ambigüe politique sociale de la mairie du 18e...

Ça me touche d'autant plus que la vieille, j'ai regardé un documentaire sur France2, retraçant le parcours angoissant de personnes « expulsables » de leur appartement. Des êtres comme vous et moi, qui ont travaillé, mais peut être commis d'irréparables, impardonnables erreurs (ça existe, ça ?) : ce jeune couple surendetté avec un bébé, dont le juge en dernière instance proclame qu'ils devront être expulsés, pour n'avoir jamais pu payer les loyers, trop de dettes : « C'est la rue... » murmure la jeune maman avant de s'effondrer : « J'ai pas envie de ça, on a pas mérité ça ». Une association lui explique la procédure d'expulsion et l'attitude à observer... Une autre femme, 60 ans, ne travaille plus mais qui tarde à recevoir sa première retraite, doit quitter son appartement - deux ou trois mois de loyer en retard, trop de charges - l'appart où elle vit depuis 30 ans.

Et moi, je les ai trouvés dignes. Désespérés et dignes, comme assommés. Impuissants dans tous ces rouages implacables qui les dépassent déjà... certains trouveront des solutions, pas toutes pérennes.

Toute cette violence de notre société... dans laquelle j'ai moi-même failli être définitivement broyée aussi, pour cause de fracas dans ma vie. Cette société qui ne pardonne pas. Heureusement qu'il existe certaines familles soutenantes (dont la mienne), certaines associations aussi... Parce que ce ne sont pas les pouvoirs publics, à part certaines assistantes sociales - et encore ! - qui vont apporter des solutions à la misère sociale et humaine, à la pauvreté, à tous les exclus d'un système, et ce qui me concerne à titre personnel, à ceux qui recherchent des solutions de vie alternatives, des projets de vie qui leur conviennent à eux !

 

*Reportage de Thomas Chauvineau sur France Inter ce vendredi 22 février à 11h, dans l'émission Service Public.
Il est possible de contacter les biffins par mail, et le journaliste précise bien que les aider ça peut être venir leur acheter des bricoles ou (peut être ?) leur en apporter à vendre ? ... parce que les passages des encombrants dans les villes leur raflent sous le nez leur gagne pain à présent.
Association « Sauve-qui-peut » : les-biffins-de-la-porte-montmartre@hotmail.fr

20 février 2008

Blogroll-mania - 2

Chronique plutôt sensorielle aujourd'hui :

 

Sur le site de Joel Guenoun, ne ratez pas l'intro, magique...

Puis une superbe bande annonce de la parution d'un livre pour enfants.

 

Chez Sébastien Bailly, où j'ai trouvé dans cette [même] note sur Joel Guenoun :3a9ec27ea0d89ed0dc6f69ec79ee2805.jpg

A propos de son ouvrage Les mots ont des visages, je le cite : « il s'agit de détournement graphique [et typographique] qui font montrer aux mots ce qu'ils veulent dire. Les rapprochements sont souvent plein de sens et de poésie. Comme lorsque le germe et le terme se ressemblent tellement qu'on pourrait confondre le point de départ et la ligne d'arrivée. Et l'on va aussi, insensiblement d'ici à Là. »

Son exemple :

 

Trouvé ce matin sur le site de Hubert Guillaud :

Dans un registre visuel également, mais auditif aussi et très créatif que je découvre, cette animation typographique :

 

Et pour finir une image et un article sur Rueblog,

L'auteur de Rueblog étant véritablement une mine, et éclectique, j'ai son autorisation de venir m'inspirer chez lui plutôt souvent...

Et là vous saurez tout tout tout, vous saurez tout sur les blogueurs (et gueuses) !

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Dessin de Pessin© 

18 février 2008

Blogroll-mania - 1

 
Nouvelle rubrique
 

Vu que je me promène depuis quelques semaines presque quotidiennement sur des blogs impertinents, informés, hyperactifs, qui me questionnent, m'amusent, m'intéressent, me surprennent, me touchent, me laissent perplexe, me cultivent et/ou me donnent envie de lire toujours plus, et de découvrir toujours plus de débats d'idées... et comme j'ai souvent du temps, je vais tenter périodiquement de vous faire partager tout ça, en reprenant certains passages, extraits et citations ici, selon mon humeur, mes élans du moment ou mes goûts. Il peut s'agir aussi simplement d'un lien que je vous invite à aller visiter ou d'une fonctionnalité intéressante... à votre bon coeur bien sûr. Cette chronique Blogroll-mania fourre tout d'une curieuse, très subjective comme tout ce que je fais, ne sera scertainement pas régulière comme tout ce que je fais bien sûr. Le principe sera un peu rapide, le plus souvent dénué de sens critique, et plutôt béatement acquiescant.
Personne n'est parfait(e). 

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Trouvé en date du 16 février sur Affordance.info, de Olivier Ertzscheid  (repris in extenso)

« Ci-dessous les nouveaux programmes et instructions officielles de l'éducation nationale

  • CE1 : associer chaque enfant à la mémoire d'un enfant victime du génocide du Darfour
  • CE2 : associer chaque enfant à la mémoire d'un enfant victime du génocide arménien
  • CM1 : associer chaque enfant à la mémoire d'un enfant victime du génocide rwandais
  • CM2 : associer chaque enfant à la mémoire d'un enfant victime du génocide juif
  • 6ème : remplacer l'apprentissage des tables de multiplication par l'apprentissage des principaux génocides du XXème siècle;
  • 5ème : associer chaque enfant à la mémoire d'un enfant victime de dépression en France
  • 4ème : associer chaque enfant (restant) à la mémoire d'un enfant victime du suicide en France

Ce type là a le surmoi d'une grenouille (de bénitier). Ca commence vraiment à se voir, et ça commence vraiment à être pénible. »

 

Sur le très spirituel blog de Patrice LANOY,
entendu/découvert ce matin sur France inter.

- La vérité des paradoxes :
[...] « les paradoxes ont une fonction logique et scientifique. Ils servent à interroger le monde. Ou plutôt, ils servent à tester les limites des systèmes de pensée qui nous permettent d’interroger le monde. Ce sont des révélateurs de faiblesses et de contradictions. »
Ou encore à propos des oxymores cette citation d'Oscar Wilde « Si vous avez dit la vérité une seule fois, on ne vous croira plus jamais, même si vous mentez beaucoup par la suite… »

- Et l'excellent article qui suit sur le nombre d'or... ou comment parler de science avec humour et esthétique !

 

L'impertinent et brillant journaliste du Nouvel Observateur Fabien Gruhier, veilleur de l'actualité dans son Tube à Essais

Au hasard un de ses derniers billets du 26 janvier, à propos des touristes de l'espace : « Les riches gogos se rendront-ils compte que «voyager dans l’espace» à 110 km, c’est se prendre pour Christophe Colomb durant une virée en pédalo ?  »

 

Sur Biffures chroniques, arborant ce sous-titre : « Ote ton loden et tes péniches et viens piquer un rupillon dans mes pénates, tu reprendras ta migration pendulaire plus tard. »

Et pour finir en rigolant, une fiction désopilante sur le dernier conseil d'administration de la Société Générale, qui cherche à ouvrir son parapluie et trouve son bouc émissaire idéal.

Toutes les notes