28 janvier 2008
Éperdue de ses enfants
Superbe WE avec mon groupe, la Fée-Mère et Ravi...
Ce dimanche matin en arrivant là bas, je me suis sentie totalement profondément heureuse et en paix (!).
Alors j'ai acheté des Narcisses pour fêter et partager ce vécu de bonheur avec mes compagnons. J'avais un rituel essentiel et fort de sens à accomplir, le bonheur de savoir que c'était juste et bon pour moi, et le bon moment.
Ça a pointé son nez ce 2e matin là, et j'étais avec cette évidence : c'était « ça » que j'avais à faire...
J'ai apporté plein de photos de mes deux enfants, et je les ai présentés au groupe, et j'ai déposé dans ce cercle combien je les aime (larmes) et combien je suis fière d'eux (larmes)...
Car là où j'aime, « ça » pleure...
Me dire - et dire ! - qu'aujourd'hui ils vont bien et qu'ils s'en sortent.
J'ai pu réunir en amour - devant témoins - mes deux enfants vivants, demi-soeur-et-frère, deux de mes 4 longues vies (et toutes ces morts) sur cette terre, deux histoires si distinctes, mes deux enfants qui se connaissent à peine, et me sentir une maman qui pouvait enfin se [re]poser en confiance. J'ai emprunté les hommes du groupe comme pères bienveillants et sécures (symboliquement) pour m'apporter cette sécurité à mes côtés, saine énergie masculine qui a tant manqué à mes côtés en tant que maman.
C'était émouvant et beau. Fée-Mère m’a dit : « Bienvenue dans le monde des Mères qui sont fières de leurs enfants et qui les laissent partir… »
Jusqu'à maintenant, j'étais une maman qui errait - perdue - comme un fantôme dans la stratosphère, et le lien avec mes enfants était un fil ténu, enchevêtré et douloureux, un fil fragile et chargé de plein de choses trop lourdes, un fil que mille fois j’ai cru rompu. Je n’ai pu leur donner autant de sécurité ni les protéger comme j'aurais voulu. Je me rends compte que j’ai toujours eu peur pour eux, ayant l’âme tant captive lors de leurs croissances respectives. Enfants d'une maman éperdue...
Une maman qui à présent a pris un ancrage, pris des témoins aimants de la transformation de ma relation à eux.
J'étais en paix avec ça. Je suis en paix avec ça.
Je vais réaliser un cadre, pèle mêle de ces photos où mes deux enfants seront côte à côte.
Je suis comme lavée de ces chaudes larmes, de belles émotions, et d'émotions tout court (celles des vécus magnifiques de mes compagnons) !
A mon retour hier soir j'étais seule, ma fille, son chien et son copain étaient repartis.
C'est étourdissant comment « ça s'ouvre» en moi en ce moment…
12:15 Publié dans Vibrations | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, écriture, blog




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Commentaires
Le silence fait du bruit chez toi^^
Ecrit par : Arno | 28 janvier 2008
> Arno : Oui, en quelque sorte... Et je savoure ce son, ce goût très particulier !
Ecrit par : Éperdue | 29 janvier 2008
J'aime ces moments dans la vie où l'on se sent "totalement profondément heureuse et en paix". Ca prouve que c'est faisable, que l'on en est capable et que l'on a la capacité à le reproduire.
C'est souvent en ne se tenant plus (même à un fil) que l'on est récompensée d'un merveilleux cadeau.
Ecrit par : Lukka | 11 février 2008
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