23 janvier 2008
Jette l’ancre, moussaillon
Faire escale dans ma petite crique quelques instants.
Pour donner de mes nouvelles ici, ma nature perfectionniste me poussant : publier et y passer quelques heures – voire une journée -, ou bien je n'écris rien. Accéder à un juste milieu ?
Hélas, depuis [l'ouverture de l'abîme], j’ai lu que pour avoir des lecteurs (puisque j'ai envie d'être lue) il faut :
- Poster beaucoup,
- Commenter ailleurs,
- Mettre des liens dans les textes, qui renvoient sur d’autres infos,
- Mettre des liens vers d’autres blogs,
- Echanger avec des milliers d'autres blogueurs,
- Insérer des trucs style RSS et Tags et Flux, auxquels je ne pige rien,
- S'inscrire sur Facebook,
- Exister en même temps
- Et des choses encore bien plus obscures... (comme être patiente par exemple)
... l’entreprise prend forcément du temps. Je devrais m’accorder que j’ai le droit de ne pas Tout Faire d’un seul coup ! °_O
Oui, mais l'avocate implacable de l'Eperdue ici présente rétorque : Eperdue a besoin d'écrire pour se sentir Exister !
Seulement voilà : incroyable. Dans ma vie que je vis tous les jours, je-n'ai-pas-le-temps. Ça court dans tous les sens, je me sens... comme une feuille éperdue, emportée par des vents tournants. Mais c'est mon légendaire manque de recul qui me fait dire qu'ils sont tournants... car si j'y pose un regard un tout petit peu distancié, c’est un vent d’ouest bienfaisant qui me porte en avant, ce ne sont que rencontres, retrouvailles, réflexions avec amis et collègues, appels et mails d’amies qui me font des propositions de lieux, de clients et de collaboration, initiatives, impulsions, démarches et autres « machins » (je ne sais pas le vocable approprié) qui me font avancer soudain.
Mais mon lecteur averti (moi, donc), se souvient qu’avancer, dans mon système, ça équivaut à : vitesse supersonique, tourbillon et légère panique permanente ! Je rappelle que mon économie tortuesque est plutôt à l'immobilité et à la paralysie.
Donc affolement permanent, avec une variabilité d’intensité.
Plus le temps de me poser dans mon « Dedans » ou devant ma TV aussi longtemps que cela me semblait nécessaire (TV dont je n’ai d’ailleurs toujours pas raconté ici, mon ineffable addiction).
Depuis La conférence, les choses se précipitent, plus le temps d’atterrir (synonyme pour moi : de m’enterrer).
- Après le plombier (2 visites, un devis et une intervention à prévoir), les travaux du menuisier (même pas cher !) et super efficace, le carreleur est passé... objectif : résoudre un conflit de fuites dans l'immeubles sensément provoqués par manque d'étanchéïté de ma douche et de celle de 2 de mes voisins (vous y croyez, tout ça ?).
- Avant hier j'ai prêté mes yeux à un hotliner téléphonique pour le PC en rade de ma Fée-Voir (puisqu'elle est non voyante). Un après midi, après la séance corporelle avec elle. Puis discussion autour d’une refonte provisoire de sa plaquette que l’on me réclame ailleurs.
- Hier j'ai été avec deux gars pour lesquels j'ai beaucoup de tendresse, JP et D., faire un safari banque - près de chez moi - pour trouver celle qui ne nous ferait pas de frais de gestion de compte (presque tous des voleurs) ! pour ouvrir un compte pour l'association de thérapeutes dont D. est président et moi trésorière (!). A la Bred c'est gratuit, qu'on se le dise !
- J'ai repris le travail sur les statuts de ma propre association. Mes deux compères vont d'ailleurs s'en inspirer (traduire leur servir d'esclave consentante et faire le travail à leur place) pour la leur propre. La journée a été très joyeuse, malgré ma panique anticipatrice… Je les ai reçus dans ma caverne !! Nous avons avancé sur plusieurs autres points, plaisanté, beaucoup ri et été émus. D., que j'aime de tendresse, a aimé mon "bureau".
- JP, que j'aime autrement, est resté jusqu’à 21h30, et je lui ai lu certains de mes écrits préférés : c’est un plaisir encore plus frissonnant que de partager l’écrit, sous le regard de l'autre, la beauté du partage de l'émotion, d’y mettre toutes les tonalités que je mets en mon âme en l’écrivant et que parfois les mots n’ont pas (encore !) réussi à traduire. C’est ainsi que j’ai constaté qu’il me faudrait retravailler sur « La tortue spéciale » et un autre conte métaphorique. C’étaient de ma jeunesse de scribouillarde, c’était écrit il y a deux ans… Mais ça vient encore alimenter ma réflexion sur mon écriture – ma créativité - sur laquelle j’ambitionne d’écrire, d’ailleurs. Nous avons commenté « Graines de lentilles », qui est une production très récente : la nouvelle Eperdue telle qu’elle a envie de s’apparaître…
Tout ça, me semble-t-il depuis que ma fille est partie... La Paix. Jusqu’à ce qu’elle revienne, car je ne peux pas croire que ça durera là bas, c’est sous certains aspects (promiscuité, tensions, cris, présence de son père, violences implicites, non dits) intenable chez sa grand-mère.
Voilà, je vais plus pouvoir me remettre au travail après ce bulletin : dernières retouches au flyer de Fée-Voir, (que ça a bien fait rire quand je lui ai dit son pseudo ici), mailing pour une 100e de collègues pour une manifestation de deux jours cet été, dont je suis chargée de la logistique (pfiou).
On procrastine, oui, ou non ?
Et si je ne retourne pas à ma dose quotidienne de lecture sur mon lit, je fais un malheur, ou je pète les plombs ? Je me marre toute seule en écrivant ça.
Il faut rester cohérente, malgré les vents portants…
Note Eperdue : Je viens quand même de passer une heure ici ! Les liens (hypertextes !) et renvois de ce texte vers les quatre points cardinaux, ce sera pour ce soir. Je vais donc réaliser la prouesse de bouter hors de moi le perfectionnisme tatillon et obsessionnel, que je qualifierais aujourd’hui de fourmiesque, et m’en tenir à ça.
(Point)
12:30 Publié dans Blog, Ne pas perdre le fil, Ratiocinations, Vibrations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, écriture, blog




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