27 novembre 2007
Prélude
éperdu
, -UE : adj. XIIe siècle. Participe passé de l'ancien français esperdre, « perdre complètement », dérivé de perdre. 1. Qui a l'esprit profondément troublé par une émotion violente, une passion. Éperdu de joie, d'amour, de douleur. 2. En parlant d'un sentiment. Qui provoque l'égarement par sa puissance, sa violence. Un désir éperdu. Une crainte, une frayeur éperdue. 3. Qui exprime l'égarement d'une violente passion. Un coup d'œil, un regard éperdu. Une fuite éperdue, désordonnée, affolée.
(Fin de définition du Dictionnaire de l'Académie)
Et si je reconnaissais ces définitions comme prélude à ma manière de m'apparaître au monde, j'aimerais bien m'appuyer sur ce chaos existentiel et émotionnel pour le faire fructifier, la folle ambition d'en organiser quelques fragments, m'accomodant du doute, de l'absurde et de toutes les béances, allant à la quête des dons que je saurais mettre à l'oeuvre pour leur donner un peu de sens...
Et ce, avant ma Fin.
En moins abscons, je tourne actuellement autour d'une envie, d'un besoin même : aux petites heures de ce matin encore j'y pensais, à propos de l'écriture, ici ou ailleurs. Le plus dur serait de tirer le bout du fil de la bonne pelote... la distance que je souhaite prendre, et laquelle. Je ne souhaite pas "raconter" mon quotidien, et pourtant j'ai l'intuition que c'est en étant au plus près des choses les plus simples que je toucherais le lecteur, et qu'il s'y reconnaîtrait. En tout cas c'est ce qui me touche chez les autres, cette humilité dans les détails... Ma propension à tenter de mentaliser mes vécus, d'en tirer moi-même une philosophie, n'est peut être pas si bonne. Et si je laissais le lecteur le faire justement à ma place ? S'y reconnaître ? Je pressens là un fil créatif qui va me donner du fil à retordre...
Comment pourrais-je orienter ma plume pour qu'elle serve vraiment, à moi et aux autres ?
13:50 Publié dans Fantaisies | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, littérature, écriture
26 novembre 2007
Regarder « autrement »
Besoin de digérer, besoin de me rassembler, de ne pas lâcher... Besoin de je ne sais pas quoi. Besoin de paix, besoin de sécurité surtout, besoin de foi…
Je reviens d'un WE avec un groupe de personnes où j'ai pu être "moi"... Etre entendue et accueillie dans ce que j'ai de plus difficile à vivre. Et regarder qu’il y a certainement moyen de « dépasser » ça…
Je me sens très fatiguée, douleurs physiques accrues... épuisée nerveusement, un peu à bout de mes ressources intérieures me semble-t-il.
Les choses sont sensées bouger ici. Le copain de ma fille est parti. Elle est sensée travailler, enfin... trouver des moyens de subvenir à ses besoins, et de rembourser sa dette envers moi... Inutile de dire que ça va être laborieux et pas gagné d'avance!
Je vais tenter de la regarder comme une personne et pas en fonction du lien (compliqué) qui m'unit à elle, et je trouve l'exercice à la fois très émouvant et très difficile. Difficile de dire QUI elle est car je ne le sais pas en fait : une étrangère ! Elevée par des étrangers, haïs...
Je veux la découvrir comme elle est, qui elle est, me laisser surprendre par la jeune femme pleine de ressources qu'elle est : nous sommes deux personnes, distinctes, et oublier qu'il n'y a pas que le passé souffrant et culpabilisant qui la fasse exister à mes yeux, que je dois l'arracher de moi - elle - par ce lien qui pourrit tout, qu'elle existe par elle même, que son envie de vivre a balayé les obstacles, qu'elle a survécu à tout cela, qu'elle a combattu coûte que coûte, qu'elle est forte et qu'elle a plein d'atouts et d'outils de réserve pour s'en sortir par elle même... Que je ne rattraperai jamais le passé, que tenter de façon si dérisoire et inconsciente de « la protéger » non seulement ne lui sert pas, mais nous dessert toutes les deux. Que la laisser se confronter au Vaste monde est à sa portée.
Que lui rendre sa liberté hasardeuse sans l'avoir couvée moi-même est le choix difficile que je m'apprête à faire...
C'est fini, le passé on n'y reviendra pas. Je ne réparerai pas le mal que j'ai fait. Mais nous pouvons probablement peut être faire du « nouveau » avec ce matériau là.
Alors, en moi, plein de flou, QUE des incertitudes, une impuissance qui pèse des tonnes, du mal à bouger, la vie absurde, le mot « NON SENS » à ma vie, ou absence de sens qui raisonne à mes oreilles sans cesse... Pas de ressources, une montagne à déplacer pour concevoir un projet de vie qui me convienne, d'autant plus ardu que je suis incroyablement intolérante à la quasi totalité des contraintes sociales, des contraintes relationnelles, et du monde du travail... et que j'ai fait un choix de métier beau mais terriblement exigent.
Je suis soutenue, par Ravi, par M., du loin de son Ile de Ré, par C., et par JP aussi, son appartement étant presque accessible physiquement pour moi : nous sommes dans une bonne période d'amitié lui et moi. Il reste proche de moi et me soutient de façon aimante. Et toutes ces autres personnes qui savent que j’ai « ça » à vivre et qui ont de l’affection pour moi.
C’est à moi seule de le vivre, mais je ne suis pas seule.
Chaque journée est un grand vide sous mes pieds... mais j'y vais quand même...
Sortir mon chien est souvent la seule chose qui ait du sens. C'est simple, et a priori pas compliqué. Pourtant, réussir à sortir de chez moi est à chaque fois absolument une gageure ! Je ne sais jamais à l'avance si je vais y réussir.
Mon engagement une fois par semaine auprès d'ados avec une nana que j'aime bien aussi. La journée de secrétariat à l'Ecole aussi... Et puis la TV, ma couette et mes romans policiers...
Coté finances c'est pire que jamais. L'ASS pire que le RMI ! Moins d'avantages... Heureusement, avec la CMU, quand j'aurai le courage de [re]prendre des RDV (et d'y aller), je me soigne !
Sinon ? ... je courbe l'échine sous les canons. Laisser les deux chiens seuls chez moi quand nous sommes toutes les deux absentes me panique... Ma maison ressemble à un champ de bataille. Tout s'y dégrade à une vitesse affolante, j'ai peur (car évidemment pas les sous pour réparer, ni l'énergie et les capacités physiques pour le faire moi-même).
J'ai l'impression que je creuse un trou de plus en plus profond pour survivre chez moi, de plus en plus petit, de moins en moins confortable..
Mon projet perso est en vrac bien sur... Pas la place ni l'énergie pour ! Certains de mes amis-collègues veillent à ma place là-dessus...
Aurai-je la force de reprendre ma place chez moi ? De concrètement demander à ma fille de partir ? Sais pas. Déjà posé un ultimatum que je n'ai pas tenu (vendredi, avec liste de choses à respecter qui bien entendu ne l'ont pas toutes été)... Je lui ai suggéré perfidement, menacé extrêmement sérieusement d'aller crêcher chez ma mère (qui est ok), avec son Boxer (qui est toujours ok), mais bien sûr pour ma fille c'est aussi pire que d'aller vivre dans un nid de frelons, voire un repère de sorcières [et pour cause !]...
Je me dis qu'un jour peut être je serai sortie de cette crise. Que je pourrai regarder derrière moi et me dire que c'était le dernier baroud d'honneur des conséquences du fracas du passé catastrophique, mais que je vivrai du nouveau, malgré tout, pour moi.
14:20 Publié dans Ratiocinations | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : journal intime
21 novembre 2007
Envies
E. – J'ai PEUR de vieillir toute ratatinée et de plus être une coquine qui déconne et s'amuse mutine !
J'ai pas envie que ça soit fini...
Ça.
... Et tout le reste non plus. Avec un homme.
K. : - Oui
E. : - Mais trop dur... pour le moment.
K. : - Ça reviendra ... autrement.
E. : - Dommage, l'insouciance elle est LOIN.
K. : - Insouciance ? Connais pas...
E. : - Si si, moi je peux être une gamine.
Peut être pas insouciante, ok, mais « légère »...
Et puis moi, ma folie, ça a été de croire aux paradis artificiels...
Mais bon, ça fait longtemps, là...
La légèreté...
23:30 Publié dans Vibrations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime
17 novembre 2007
Vertugadins
Eperdue va s'ébrouer au vert, vagabonder vigoureusement, errer rêveusement, s'oxygérer généreusement, bouquiner sereinement, méditer face à l'âtre...

Là bas, pas de net, pas de télé, que de la nature, s'ouvrir à nouveau à L'univers...
Le bonheur sera de savourer la vue de Théo s'ébrouant, tous ses sens béats...
00:20 Publié dans Vibrations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime
15 novembre 2007
Cet engluement
Voici qui ce matin m’a laissée pantelante, chancelante, dans un état stupide de prostration sidérée pleine de vacuité vacillante....
Je suis partie ce matin pour aller vaquer à un secrétariat hebdomadaire dans les Yvelines (bus + RER A) mais paralysie totale des transports en IDF... ça m’a totalement désarmée : c’est déjà si hardi pour moi d’y aller en tant normal et me demande tant de courage, avec la peur toujours…
J’ai bien quelques démarches proches que je pourrais accomplir mais toujours ma propre paralysie d'action, physique et mentale. Ne pas pouvoir bouger, prendre d'initiative, avoir l'impression qu'il y a quelques locomotives à tirer derrière moi pour avancer. Manque flagrant d'énergie nucléaire !
J'avais des RDV demain, je les ai annulés (si, je l'ai fait !) pour pouvoir aller travailler mais la grève semble-t-il va être reconduite...
J'ai énormément de mal à avoir un atome de confiance en l'avenir... En moi, en ma fille ! Quelque chose ne sera plus jamais pareil qu'avant (depuis les faits), je dois renoncer à espérer la sauver et ça... c'est dur.
B. a raison, je ferais mieux en cette traversée difficile à vivre, hormis d'appeler Ravi quand le gouffre m'invite de trop près, de faire comme elle et de me plonger dans des bouquins (faciles à lire) qui m'apporteraient quelque dérivatif. Actuellement j'avais opté pour reprendre une série de polars pas mal écrits (Elizabeth Georges) que j'avais chez moi, mais un peu « gris », et je crois qu'ils contribuent à me plomber, je n'ai pas besoin de ça ! Qui sait ?Je finirai peut être par lire comme elle et une autre philosophe de ma connaissance… Harry Potter ? ;-)
Pour couronner le tout, ma connexion adsl merdoie, et pédale gravement depuis ce matin....
Le pire c'est la peur de tout, cette phobie, cet abattement au moindre coincement dans les rouages (et dans le meilleur des cas c’est quand j’ai réussi à déplacer un orteil, quand je n'ai pas encore explosé celui-ci contre un pied de table...).
Le pire, c’est la paralysie, cet engluement...
La sensation de l'immense difficulté à exister, et la souffrance dans cette impuissance...
La solution, c'est d'accepter ce qui est et continuer, encore et encore...
14:00 Publié dans Ratiocinations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime
14 novembre 2007
Météo opaque
Le Troisième besoin* d'Eperdue, bien plus brûlant, bien plus dangereux serait qu'elle s'achemine vers une fluidité relationnelle dans le réel...
Actuellement, les ajustements douloureux se font avec des amies de longue date, que je mets maladroitement à une "juste" distance pour moi...
Quant à la météo de la matinée : lourde, épaisse, boyaux tordus. Tâches liées à la création de l'association, la peur au ventre tant c'est affolant de donner corps à Son Rêve...
Le magnifique prétexte de la grève m'autorise à annuler un RDV, mais il me reste des démarches à faire en relation avec mon Projet de Vie. Banque, appels de collègues.
Ma fille est revenue à la maison... Son chien aussi, donc ! Les « Nouvelles Lois© » sont sensées se mettre en place...
Pour moi : que du difficile, du pesant, de l'opaque à tous les niveaux. J'attends le moment de la journée où un soupçon de légèreté, d'insouciance et de plaisir vont pointer leur nez, je reste vigilante à leurs moindres signaux... Et je tente de m'en donner les moyens.
12:30 Publié dans Ratiocinations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime
13 novembre 2007
Le plein du néant d'hier
Ravi me faisait remarquer que pour lui cette crise, ce gouffre, ça n’était pas fait de néant… mais au contraire que c’était « plein » ! Plein de choses : de tristesse, de chagrin, de peurs et d’insécurité…
Me voilà à méditer sur l’éventualité de modifier le sous-titre de ce blog…
Hier, après la crise, après Ravi, il y a eu aussi du plein. Plein de petits achats-plaisirs, et pleine d’une fin de journée avec trois amies avec lesquelles je n’ai pas honte d’être qui je suis, même épuisée après la crise, ou pour dire les choses autrement : avec lesquelles j’ai pris plein de plaisirs.
(Eperdue : - « Dont acte...»)
12:55 Publié dans Vibrations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime
Eperdument vôtre...
Dosages communiquants :
Se montrer, se donner à voir, donner à voir de son intime… C’est tout l’enjeu de ce blog : me dévoiler à l’Autre, aux Autres, mais comment, avec ma juste mesure, ma juste distance… et avec cette peur et à la fois cette envie au ventre de « l’aller vers »…
Répondant ce matin à un mail, avant d’écrire cette note, je constate que je n’étais pas dans le même registre, que la source ne part pas du même endroit, que dans le mail il y a déjà une limite intrépide par moi franchie, où je me livre de façon plutôt « passionnée », voire excessive, le « trop » étant l’une de mes signatures, tête baissée vers l'autre. (Eperdue, quand tu regardes le sol, le nez dans le guidon, ou que tu mets l'autre dans ton giron, tu ne le vois même plus et tu ne vois plus le paysage non plus !)
Ce qui me semblerait aujourd’hui cohérent (après moult et longues errances) c’est : soit l’écriture mûrie sur le blog, soit rencontrer les gens en vrai, le mail étant juste un moyen pratique et gratuit pour moi d'échanger des infos.
Ecrire sur le blog me donne la distance qui m'est nécessaire. Sur le plan de la relation, je suis instable encore : à cause de ce « besoin » que je nomme dans mes premières notes de me « retrancher », de me retirer soudainement sous ma carapace, dans ma grotte, pour revenir à ma source, trop vite perdue... Il y a un va-et-vient déconcertant, certainement, car je suis d’emblée dans un élan spontané immédiat, qui peut être aussitôt suivi d'un besoin de retrait, que j'ai honte d'avouer car il ne concerne en rien la personne, mais MOI !
Ahh... Perdue et éperdument vôtre...
Une fois la note « publiée » (publiquement dévoilée) libre à moi de la retirer si je me sens trop exposée (ce qui m’arrive souvent) ou bien d’en soupeser auparavant chaque mot et de « goûter » la saveur de comment je veux alchimiser mon matériau intime à l’intention du regard des autres…
Et là se situe le coeur de la question : c'est comment j'apprivoise mon entrée en relation avec autrui... Comme je me sens si maladroite encore, si tâtonnante, si éperdue, ayant grand peine à délivrer mon mode d'emploi déconcertant.
J’ai effectué ces derniers temps une révolution dans mes échanges par mail, pour en avoir abusé affreusement, durant ces 5 dernières années de solitude, (après ma séparation/divorce), alors que couvait la gestation, au cœur de mon îlot solitaire, de l’élaboration de ma nouvelle embarcation de Vie.
Et en même temps, j'écris si facilement que j'ai rendu des gens dépendants à mes mails... et il nous aura fallu nous désintoxiquer, blessant au passage mes interlocuteurs...
Il me faut juste trouver le bon équilibre entre ces deux besoins : l'aspect irrésistible de répondre à un mail (une discussion qui me motive en somme), et le besoin d'écrire ici avec la distance nécessaire, évaluation, goût de cette distance pour moi thérapeutique…
Il existe un troisème besoin... mais nous en parlerons plus tard*...
En attendant, l’écriture, celle qui me guérit, elle doit venir dès le matin, sans avoir été imprégnée d'autre chose. C'est le matin que le matériau est le plus brut et abrupte, les mots de chair accouchés, l'acte créateur intact... Ensuite, ça s'embrouille, se dilue et se volatilise. Il ne reste plus que du factuel, du cérébral…
12:20 Publié dans Ratiocinations | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : journal intime
12 novembre 2007
Naufrage matinal
Ce matin c'est au fond du fond du gouffre, noir profond, douleur intense, nausée, l'avenir trop incertain, que du vide et du néant sous mes pieds... J'aspire à ce que l'encre sympathique efface ces mots et que j'en aie d'autres à écrire ce soir ou demain...
J'aspire simplement à avoir envie de vivre, à trouver des raisons et du sens moins inaccessible pour exister...
Je vais m'appuyer sur des petits actes concrets sur le PC, pour le projet associatif, pour C. (et peut être que ça me servira aussi à mon projet, c'est le but en tout cas) du bout des doigts, à bout de souffle...
Je ne crois en rien, ce matin. Je sais seulement que j'ai mal et que j'en ai le vertige et la nausée.
Tout à l'heure je vois Ravi... j'y verrai plus clair, je sortirai du gouffre parce que je sais que j'y sombre par erreur, par longue habitude, lorsque les coups ont été trop durs... Une caverne c'est un refuge, mais c'est aussi une prison.
Heureusement, j'ai su mettre des alliés dans mon existence...
(Attention : cette note risque de s'auto-détruire pour cause de noirceur trop noire)
11:35 Publié dans Ratiocinations | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : journal intime
11 novembre 2007
La vie qui vibre derrière la vitrine
Finalement, j’écris pour conjurer la peur… Depuis 3 semaines au moins je passe les journées où je ne suis pas obligée de sortir, plongée dans des polars, douillettement enfouie sous ma couette, et chaleureusement soutenue par mes oreillers. Mon chien cet allié indéfectible m’y tient compagnie, patiente et douce sentinelle.
Ecrire est le nouveau dérivatif à la gestion de ce gouffre perceptible, ce néant existentiel. Cela viendra compléter la petite lucarne où il y a de-la-vie-qui-bouge.
La vie qui bouge ? La vie qui vibre c’est encore mieux… Et aujourd’hui il y en a eu chez moi ! Mon amie et collègue C. est passée pour que nous discutions de notre projet de création d’une association, vitrine et socle administratif à notre aventure humaine : donner une visibilité plus rassurante pour nous (pour moi surtout) et pour les professionnels de santé auxquels nous nous adress[er]ons (C. s’est lancée !!) afin qu’ils nous envoient des clients et surtout, pour me rassurer moi quant à ma légitimité dans cette nouvelle profession, légitimité qui met du temps à se construire... Et j’ai eu le loisir d’exercer encore une fois avec elle mon nouveau talent professionnel.
C. est plus avancée sur ce chemin là que moi, car elle a déjà des clients… je me sens comme la cycliste qui se met « dans le vent » d’un leader : je puise à son enthousiasme, à sa foi en moi aussi, me laissant entraîner par consentement mutuel.
Parce que moi, j’ai surtout peur…
18:10 Publié dans Vibrations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime



