07 décembre 2008
Lettre à celui que j'ai quitté
Je t’avais vraiment soigneusement choisi, et notre rencontre n’était pas fortuite : à cette époque, de nouvelles secousses sismiques m’avaient à conduite à me raccrocher à une bouée ; il me fallait rester à flot. Je connaissais ma disposition envers ces amours là, et me retrouver face à toi ne fut presque pas une surprise.
Lors de notre première nuit d’amour – le coup de foudre allait d’évidence tant la nécessité faisait loi -, je t’avouais, te souviens tu ? : « Avec toi je vais pouvoir transformer, malaxer la douleur brute, la désespérance, le néant, comme on pétrit un bloc de glaise (ta complaisance était illimitée), échapper à la pétrification dans nos projets communs, vivre quelque chose qui, même de loin, aurait un semblant de sens… et qui peut être diluerait la souffrance, la dissoudrait et la transformerait en énergie positive. »
J’accumulais tant de tristesses, de chagrin, de peur et d’insécurité…
Vivre cette histoire avec toi, c’était conjurer la peur. Une nouvelle délicieuse et fructueuse dépendance. Par ton truchement, à ton contact rassurant et par ton impassible présence, les mots de mes maux se transformaient, maux si volatiles que déposés en ton cœur ouvert ils s’épandaient en caresses et douceurs, en beauté affichée et partagée. Du plaisir.
Avant, dans mon célibat, je franchissais un peu trop vite la limite intrépide où je me livrais de façon « passionnée ». Avec toi, j’apprivoisais plus finement les étapes de mon entrée en présence, dans le contact avec autrui. Comment ne pas me détruire, et me respecter, tout en m’adonnant à ce besoin de donner à voir et de partager de mon intime ? C’était tout l’enjeu de notre lien : me dévoiler à toi d’abord, puis aux autres (quand je t’autorisais à m’exposer), mais « comment », avec ma juste mesure, ma juste distance… et avec cette peur et à la fois cette envie au ventre « d’aller vers » !?…
A chacune de nos sorties (fidèle sentinelle, des yeux tu ne me lâchais jamais), je me sentais « publiquement dévoilée » et je savais que je pouvais te demander de nous retirer à l’ombre de notre petit nid, si je me sentais exposée (ce qui arriva souvent !). J’avais aussi avec toi le choix de soupeser à chaque instant chaque forme, chaque couleur, chaque texture, et la transparence de mes voiles, ce qu’ils masquaient ou ce qu’ils montraient aux autres et comment. Je pouvais « goûter » la saveur de comment je voulais alchimiser la nudité de mon matériau intime, déguiser ma honte sous le regard des autres pour être avec eux. Nos amours furent impudiques aussi : je montrais bien plus que ce que je croyais masquer ! Mais les échanges et les retours furent à la hauteur de cette impudeur !
Nous avons fait ensemble bien des apparitions publiques, parfois hasardeuses, souvent amusantes, toujours passionnées. Quelque fois pour moi angoissantes : « Est-ce ça que j’ai envie de montrer aux autres de moi ? Et de cette façon là ? Me montrer est-ce exister ? Où et comment est-ce que je thésaurise ces cadeaux en retour ? ».
Tu m’as permis de visiter tout un monde, des gens, des discours, des idées, des nouveautés. C’était enivrent tous ces partages féconds, et ta présence dans ma vie m’apportait réellement ce dont j’avais besoin : un viatique pour une ouverture sécurisée sur le monde. Je ne t’ai jamais menti je crois, cette ouverture était bien réelle, nécessaire et révélatrice d’un profond mieux être.
Mais au fil du temps mon cheminement est venu mettre un éclairage sur le vrai sens qu’avait pour moi notre relation. Sans nier combien tu m’avais soutenue en cette période où je trébuchais et m’asphyxiais – tout cet oxygène que tu m’avais distillé – je découvrais que j’avais dépassé le besoin de toi…
Nous avons joliment cheminé ensemble, mais à présent ta présence inconditionnelle à mes côtés n’a plus sa raison d’être, me semble-t-il. Je ne peux plus faire semblant d’exister pour toi et avec toi. Là où j’existe cela ne se voit pas, ne se dit pas, cela s’éprouve : c’est solitaire, comme mon chemin. Je suis dans l’incapacité aujourd’hui de partager cet indicible avec toi et de l’afficher au monde. Enfin, je crois.
J’en suis venue à la conviction, ce goût là aux tripes depuis quelques jours, que je dilapide quelque chose, mon énergie parcimonieuse, et qu’avec toi je m’empêchais d’être comme je devais être : seule, attelée à quelque tâche intime de longue haleine, à reprendre la construction de mon projet de vie dont j’évitais l’aridité, tant il me fait peur. Je ne peux plus l’éviter. Et peut être ai-je amassé à tes côtés – entre autres - assez de forces pour y avancer ?
Tu ne me croiras peut être pas mais je te trouve beau toujours, léger et lumineux, doux et accueillant. Je garde nos images et nos échanges dans un coffret précieux, incapable de les détruire.
Je paye, nous payons le prix pour avancer, ou peut être pour une liberté plus exigeante. Ce renoncement de toi.
Merci de m’avoir accompagnée durant ces quelques mois d’aventure savoureuse et grandissante, merci pour ton soutien, pour les joies que tu m’as procurées, pour les découvertes que tu m’as autorisées. Merci pour m’avoir révélé toute ma curiosité au monde !
Nous avions conclu un pacte : tenter d’ « Apprivoiser le néant à l’encre sympathique » et je te dois d’y être un peu parvenue…
Je tourne une page : « Eperdue », mon si cher blog, je t’ai quitté ce jour là...
Ecrit par Eperdue le 6 avril 2008
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04 avril 2008
Fin
Ce blog prend fin ici, probablement...
Il est une vérité vraie que j'ai déjà éprouvée et vérifiée : un vrai « non », ouvre toujours à un vrai « OUI » dans la vie. Ça n'est jamais facile, mais c'est le prix à payer pour avancer, ou peut être bien pour une liberté exigeante. Les renoncements.
Je ferme ce blog... et si j'allais à la pêche aux explications j'en trouverais, mais je ne suis pas sûre qu'il y en ait. Parce que c'est juste un sentiment profond, j'ai ce goût là depuis quelques jours aux tripes, et ce matin c'est devenu une évidence. Alors disons : peut être parce que je crois que je gâche quelque chose, de l'énergie mal distribuée notamment, et que je m'empêche d'être là où je devrais être. Où ? Aucune idée. C'est la tâche à laquelle je compte m'atteler. Ce blog a été créé à un moment de crise personnelle, il a fait son chemin, rempli sa fonction et en cela n'a plus de raison d'être, ça ne serait qu'approximations, évitements et simulation. J'ai du mal en matière de compromis boiteux.
Petite réflexion que je me faisais l'autre jour (le 1er avril !) qui n'a rien à voir, mais que j'avais besoin de rapporter ici, juste avant : Nous faisons tous semblant d'exister, et certains d'entre nous y sont plus habiles. Je ne suis pas de ceux là. Là où j'existe cela ne se voit pas, ne se dit pas : cela s'éprouve et ça n'est pas confortable. Certains très rares le partagent avec moi, et c'est indicible.
Voilà. Ceux chez qui j'ai commenté ont mon mail, et j'ai un autre lieu sur la toile. Dont je ne sais d'ailleurs pas encore si je le laisse ouvert ou pas, mais on peut encore venir m'y saluer publiquement, en cas d'envie saugrenue (il est encore vierge de tout commentaire : encore un néant non apprivoisé !).
Merci - sincèrement - à ceux qui ont accompagné cette petite aventure, pour que ça soit un plaisir et une aide, et qu'il y ait de la joie, des découvertes, de la vie et de la curiosité partagées.
PS : je me laisse 24 heures, ou peut être moins, ou peut être plus ? pour fermer ce lieu.
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03 avril 2008
Lectures et petits fours
Agustina Bessa Luis© Luisa Ferreira
Ce soir j'ai assisté à une lecture publique de l'auteure portugaise Agustina Bessa-Luis, par l'actrice Marie-France Pisier, dans un lieu pompeux et un peu suranné.
L'écriture de cette toute petite grande Dame - dans « La Sybile » surtout - est prenante, touffue, dépliée à l'infini dans les descriptions humaines, atypique et d'une incroyable richesse, un peu dépaysante aussi (Portugal du Nord, années 1950). Dans « Le Principe de l’Incertitude », roman triptyque plus récent, le ton est plus acide, voire cynique.
Marie-France Pisier est aussi belle, et vraiment gracieuse, que sa lecture désinvolte a mangé les mots ; elle semblait ne pas s'être immergée dans ce texte, dans une décevante posture de diva évanescente... (Quand même, je l'ai vue !)
Un buffet était prévu dans une salle attenante à hauts plafonds lambrissés de bois clair. Ce à quoi j'ai assisté m'a fait croire que je jouais comme figurante dans une mauvaise copie d'un film de Tati : je me suis trouvée prise dans une cohue infranchissable d'humains prêts à tuer pour garder leur place, les petits fours assaillis par un essaim de mouches, pire qu'une empoignade un premier jour de soldes, sauvagement happés par ces mêmes spectateurs recueillis 5mn avant devant l'estrade où l'actrice officiait (applaudissements épars), mais qui semblaient apparemment ne pas avoir mangé (ni bu, surtout du champagne) depuis une semaine au moins... J'ai fini par obtenir quelques chips et un jus d'orange (je n'avais pas dîné non plus), une poignée de mains absente de la diva (je discutais avec l'une des organisatrices, étais-je une VIP ?), et surtout, l'envie de découvrir une nouvelle auteure.
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02 avril 2008
Une solitude
« D'un point de vue des pratiques et des souffrances, tout écrivain peut se comparer aux plus grands. »
(Roland Barthes, à propos de Sollers et Proust)
« Une fin que l'écrivain lit dans sa solitude sociale. Car l'écrivain est seul, abandonné des anciennes classes et des nouvelles. Sa chute est d'autant plus grave qu'il vit aujourd'hui dans une société où la solitude elle-même, en soi, est considérée comme une faute [...]. Nous acceptons (c'est là notre coup de maître) les particularismes mais non les singularités ; les types, mais non les individus. [...] Mais l'isolé absolu ? Celui qui n'est ni breton, ni corse, ni femme, ni homosexuel, ni fou, ni arabe, etc. ? Celui qui n'appartient même pas à la minorité ? La littérature est sa voix, qui, par un renversement "paradisiaque", reprend superbement toutes les voix du monde, et les mêle dans une sorte de chant qui ne peut être entendu que si l'on se porte, pour l'écouter [...], très au loin, en avant, par delà les écoles, les avant-gardes, les journaux et les conversations. »
(Roland Barthes)
... Et d'autres lectures dans mon petit cagibi secret.
23:59 Publié dans Lectures | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écriture, blog, littérature
31 mars 2008
Silence, on tourne ailleurs
Au lecteur désoeuvré qui atterrirait encore ici, probablement par accident, ou par quelque inexplicable fidélité amicale et distraite, et conséquemment au long silence qui a sévi ici, je vais dévoiler (?) quelques éléments de mon absence sur la toile et plus particulièrement de ce blog.
Il y a comme une sorte de pression tyrannique de « la publication » à laquelle je me suis finalement soumise à l'insu de mon plein gré (et ça n’était pas la 1ère fois !). Car selon la Législation du blog moribond, qui dit « blog mort » dit « perte de lectorat »… et ça, je ne voulais pas non plus, j’étais en train de m’ouvrir à toutes sortes de curiosités (pour ne pas dire pompeusement « au monde ») et j’avais besoin de me sentir faire partie de ce mouvement. Et puis ça allait plus vite pour moi, et j’aimais cette accélération. Et je me suis beaucoup amusée avec mes blogroll-manias.
Et puis quoi… suivez mon regard vers la bannière de ce blog !
Mais la vie n’étant décidément pas un long fleuve tranquille, Eperdue est tombée le nez dans la flaque a fait ce pour quoi la nature l’a dotée d’une coquille : elle s’y est réfugiée pour digérer un os un peu plus indigeste que les autres, qui cependant une fois métabolisé, aura toutes sortes de vertus solidifiantes pour soutenir l’inévitable adversité.
Conséquences : statufaction, sourde oreille autant que possible se fasse aux messages téléphoniques, absence d’ouverture du PC, ou a minima vague relevage de mails « urgents », et réponses évasives et – pour une fois – brèves (!)… L’énergie vitale s’en était allée ailleurs, allez savoir où. Pour ne pas laisser le lecteur dans une douloureuse expectative, je ne le rassurerai pas en lui disant que j’ai moi-même été revisiter le Grand trou, et toute énergie curieuse du vaste monde anéantie dans les mêmes boues. Noyées, asphyxiées. Mais pas oubliées. J’avais d’autres combats à mener, ailleurs qu’ici, priorité absolue. Secret défense. Raison d’État.
Cette désertion me désole : peut être seulement une transition ? J’avais prévenu ! (Voir en haut à gauche dans mon discours de bienvenue).
Elle trouve aussi sa cause dans la blogroll : j’ai dans mon générateur de flux Netvibes une catégorie « blogamis », ceux que je vais voir en premier. Choix éminemment subjectifs bien entendu, l'affectif surpassant souvent l'intellect chez moi. Même dans ceux là, j’ai du mal, et certains vont glisser dans la catégorie « à visiter » parce qu’ils publient multi-quotidiennement, et que je ne peux pas « suivre ». Et je ne parle pas des 9 autres onglets : je ne suis plus. Pour paraphraser honteusement mon commentaire de ce matin sur un blogami : à ce rythme (de la technologie, de ma lenteur à digérer mon [existence] quotidien, et de la vie des autres en général) j'envisage la suppression de tous mes fils RSS... (je ne « suis » plus non plus. Enfin je précise : « suis » de « suivre », parce que d' « être » ça, je sais de moins en moins.)
Et sur ce générateur de flux sursaturé (et dont je crains que la capacité ne soit illimitée), j’avoisine les 600 billets non encore « lus », ou en tout cas « vérifiés », ce qui en dit long sur mon manque de discernement, la gourmandise qui fut la mienne ! Il y a décalage entre certains de mes besoins (lents) et le rythme et le foisonnement du net, qui – paradoxe ! - fait bien écho à tout ce que j’aime dans mon propre foisonnement. Besoin de discipliner mon inusable addiction à la toile, faire une bonne balance entre dépendances qui mettent un peu de douceur dans mon monde de brutes, et dépendances qui me font éviter tout le reste : des constructions de sens un peu plus socialement palpables (pfff).
En visitant l’un des sites supprimés de ses flux favoris, par le Hibou philosophe (vous suivez ? L’onglet : « blogamis »), je me dis que finalement, j'aime bien les blogs « lents », voire arrêtés. Lorsque j’y reviens, j’ai la surprise de ne pas être sûre de découvrir une nouvelle note, photo ou réflexion, oiseuse drôle et/ou philosophique – donc : même pas sûr, juste vérifier pour me rassurer que la vie ne va pas plus vite que moi, ce qui est généralement l’un des constats les plus confondants de ma vie. Du coup, (et pour me répéter) j’ai le temps de retourner à mon propre néant à ma propre vie, je ne suis pas « convoquée » par quelque nouveauté plus ou moins fascinante de « l’autre » - toujours addictive, si je pars de l’axiome : quand je m’occupe de l’autre je ne m’occupe pas de moi, et j’adore ça ! Et plus précisément : quand je suis sur les blogs des autres, et même sur le mien, je ne m’occupe pas de ce qui pourrait faire avancer ma vie, en quelque sorte « j’é-vite » de vivre vu que vivre vite je ne sais pas ! Voilà, écrire, si cela m’aide incontestablement à exister, m’aide aussi à éviter de regarder ce que j’ai du mal à mettre en œuvre ailleurs. Ce qui m’amène à songer qu’il y a écrire et écrire, et un temps pour que ça me soit utile et un temps pour que cela me permette de me perdre… mais là, je me [vous] perds !
Donc, je me suspecte d’avoir, outre les coups du sort – d’autres priorités que de passer des heures à zoner sur la toile, même si c’est l’un de mes passe-temps favoris !
D’abord je ne renonce pas à l’entreprise de « lire » des « livres » (en papier), qui si certains s’empilent (et non pas « s’épilent » comme je viens de l’écrire) chez moi en ayant pour fonction essentielle de prendre la poussière, d’autres ont tendance à voir leurs titres s’accumuler sur des listes de vœux pieux. Car (et malgré que) ni mes moyens financiers ni ma disponibilité de concentration intellectuelle ne suivent…
Ensuite, il se trouve que je sors à peine d’un séminaire de trois jours de philosophie phénoménologique, en gros d’Héraclite à Heidegger, en passant par Platon, Descartes, Nietzsche et Husserl, pour préparer une 2e session sur Heidegger… et que je viens tout juste de recevoir le mail auquel sont liés les 50 pages du léger « digest » de ces trois jours, la liste des 50 titres d’ouvrages philosophiques et quelques sites recommandés par nos très sympathiques formateurs-philosophes. Je recherche en vain le câble pour transférer sur mon PC les quelques heures d’enregistrements de mon dictaphone, et j’ai l’ambition de retranscrire mes 32 pages de notes de cette fin de semaine ainsi que celles de mes 4 ou 5 derniers séminaires théoriques et pratiques de l'année passée, dont… Narcisse !
Voilà le programme, sans compter l'association que je suis sensée créer, les clients que je suis sensée recevoir et toutes les démarches [que je ne fais pas] visant à maintenir ma situation juste en dessous du… de… : avec quoi je vais manger d’ici la faim du moi la fin du mois !?
Pour me consoler, je m’en vais in petto sortir Théo et retourner à la lecture de Mary Higgins Clark qu’une amie a imprudemment oublié chez moi l’autre jour, puis m'asseoir devant ma Télé.
Faut pas déconner.
15:22 Publié dans Blog, Ne pas perdre le fil, Ratiocinations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, actualité, journal-intime, web
20 mars 2008
L'étrange questionnaire...
L'ÉTRANGE(*) QUESTIONNAIRE D'ÉPERDUE
(CV d'Éperdue ici et ici ainsi que sur l'encadré à gauche).
(*) Bizarre, extraordinaire, singulier, surprenant. Le Robert
1 – Écrivez la première phrase d’un roman, un nouvelle, ou d’un livre étrange à venir.
Elle prend particulièrement soin de ses ongles polis quand elle lit : ce sont eux qu'elle voit lorsque qu'elle s'évade de sa lecture. Et, dans ces moments ténus où ses yeux dérapent, c'est son monde intérieur qu'ils incarnent et qu'elle scrute.
2 – Sans regarder votre montre, quelle heure est-il ?
19h15
3 – Regardez votre montre, quelle heure est-il ?
19h07
4 – Comment expliquez-vous cette – ou ces – différences du temps ?
Mon rapport au temps est depuis longtemps déréglé, et je m’en réjouis.
5 – Croyez-vous aux prévisions météorologiques ?
La plupart du temps.
6 - Croyez-vous aux prévisions astrologiques ?
Je les laisse à mes alter égos obsessionnels angoissés.
7 – Regardez vous le ciel, et les étoiles, quand il fait nuit ?
Dès que je peux, c'est-à-dire quand je ne suis pas en ville : c'est-à-dire trop rarement.
8 – Que pensez-vous du ciel et des étoiles quand il fait nuit ?
Je ferais mieux de me mettre plus souvent dans cette perspective : ça remet mon existance à sa place. Et ça enlève de la pression.
9 – Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?
« C’est dans l’air » sur le Tibet et la Chine, mes ongles, et une autre note en cours à paraître simultanément avec ce questionnaire.
10 – Que vous inspirent les cathédrales, les églises, les mosquées, les calvaires, les synagogues et autres monuments religieux ?
Un peu de gravité et de l’ennui. Ces relents d’encens ne m’inspirent pas grand chose.
11 – Qu’auriez-vous vu si vous aviez été aveugle ?
Ce qu’il y a vraiment à voir.
12 – Qu’auriez-vous aimé « voir » si vous aviez été aveugle ?
Toucher et entendre pour voir.
13 - Avez-vous peur ?
Oui, tout le temps, partout et avec tout le monde.
14 – De quoi avez-vous peur ?
De tout, sauf de mon chien et de mes plantes vertes.
15 - Quel est le dernier film horrible que vous avez vu ?
Ça remonte à 20 ans, je n'en regarde plus et ma mémoire est percée : je donne ma langue au tigre... « Orange mécanique » ?
16 - De qui avez-vous peur ?
Des personnes qui projettent leurs frustrations sur moi, des vieux barbons, de mon ex conseillère à l’ANPE, de tous les financiers et euh. De tout le monde.
17 - Vous êtes vous déjà perdu ?
Oui, quand j’étais petite. C’était affreux. Aujourd’hui ça peut être jubilatoire.
18 - Croyez-vous aux fantômes ?
Finalement : oui.
19 - Qu’est-ce qu’un fantôme ?
Une personne morte qui a vécu un épisode de vie affreux, et qui a dû se taire : elle se réincarne, le drame garde sa dimension énergétique transgénérationnellement, et souvent à notre insu nous pouvons en hériter. Attention aux ancêtres frustrés, violés ou en colère.
20 - En l’instant, à l’exception de l’ordinateur, quel(s) bruit(s) entendez-vous ?
La télé, et mon radiateur qui s’est inexplicablement mis à vibrer.
21 - Quel est le bruit le plus effrayant que vous ayez entendu – « la nuit avait l’allure d’un cri de loup », par exemple - ?
Le bruit assourdissant de mon silence figé face à cette question à laquelle je ne sais pas répondre.
22 – Avez-vous fait quelque chose d’étrange aujourd’hui ou ces derniers jours ?
J’habite un monde d’étrangeté, la normalité m’angoisse : j’assume ma folie.
23 – Êtes-vous déjà allé dans un confessionnal ?
Enfant, on est très naïf dans une famille catho…
24 – Vous êtes au confessionnal ; alors confessez-moi l’innommable.
Tu t’es vu quand t’as bu ?
25 –Sans tricher, qu’est-ce qu’un « cabinet de curiosités »
Un grenier inexploré, ou une petite pièce derrière une glace sans tain avec plein d’anciens objets érotiques insolites.
26 –Croyez-vous à la rédemption ?
La preuve : je suis là.
27 – Avez-vous rêvé cette nuit ?
Certainement.
28 - Vous souvenez-vous de vos rêves ?
Rarement. Mais un peu plus souvent qu’avant.
29 - Quel est le dernier rêve que vous avez fait ?
J’ai rêvé que j’étais libre d’exprimer et d’agir mes vrais besoins.
30 – Que vous inspire le brouillard ?
Un flou cotonneux, de la confusion et de l’incertitude : une partie de ma vie.
31 - Croyez-vous aux animaux qui n’existent pas ?
J’ai déjà répondu, pour les fantasmagories !
32 - Qu’est-ce que vous voyez sur les murs de la pièce où vous êtes ?
Moi : il y a un miroir. Plein de photos, de souvenirs et de paysages.
33 - Si vous deveniez magicien, quelle est la première chose que vous feriez ?
Transformer mon appartement en une petite maison de plain-pied, avec un jardin. Dans le lot, je mets une voiture.
34 - Qu’est-ce qu’un fou ?
Quelqu’un qui a trouvé un moyen de gérer l’insoutenable.
35 - Etes-vous fou ?
Je revendique ma folie.
36 – Croyez-vous en l’existence des sociétés secrètes ?
Cela ne m'intéresse pas. Je commence à sentir l'agacement.
37 – Quel est le dernier livre étrange que vous ayez lu ?
Je n’aime pas les livres qui me paraissent étranges : c’est que l’auteur a fait un effort pour que je n’y aie pas accès… Ou que sa folie ne me touche pas.
38 – Aimeriez-vous vivre dans un château ?
Assez, à condition d’avoir un beau jardiner, mon ami intime qui sait cuisinier, une amie qui aime faire le ménage ; des chiens, un âne, un cheval, des chats et des canards.
39 – Avez-vous vu quelque chose d’étrange aujourd’hui ?
Non, c’est mon regard sur les choses qui est étrange, je crois.
40 – Quel est le denier film étrange que vous avez vu ?
Déjà répondu à cette question : je ne vais jamais au cinéma et je choisis mes programmes à la TV. Peut être la dernière émission « Faites entrer l’accusé » : les abîmes insondables des comportements humains.
41 – Aimeriez-vous vivre dans une gare désaffectée ?
J’ai connu quelqu’un qui y a installé un club équestre. L’agacement monte.
42 – Etes-vous capable de deviner l’avenir ?
Ça m’arrive. Pas de deviner, d’avoir de fortes intuitions.
43 – Avez-vous déjà pensé vivre à l’étranger ?
Oui.
44 – Où ?
En Italie
45 – Pourquoi ?
Pour suivre un être aimé.
46 – Quel est le film le plus étrange que vous avez vous ?
Ça devient énervant. Je n’ai pas de mémoire. Des essais cinématographiques vus sur Arte lors d’une rétrospective des années 68, courant hippie expérimental, sous LSD ?
47 – Auriez-vous aimé vivre dans un presbytère ?
Avec beaucoup d’argent pour refaire le toît et enrayer l'ambiance de moisi, de tristesse momifiée et de mort, assurer l’entretien des "simples" du potager et des fruits du verger : pourquoi pas ?
48 – Quel est le livre le plus étrange que vous avez lu ?
Déjà répondu à cette question, ou bien j’ai raté mon copier-coller ? Un livre en sanscrit ?
49- Préférez-vous les sabliers ou les globes terrestres ?
Les deux. Sur le même guéridon dans une bibliothèque lambrissée, pas loin de la cheminée.
50 – Préférez-vous les loupes anciennes ou les armes blanches ?
Je préfère les loupes à ce qui coupe : j’aime les détails et pas découper.
51 – Qu’y a-t-il, selon toute vraisemblance, dans les profondeurs du Loch Ness
De la vase.
52 – Aimez-vous les animaux empaillés ?
Voir la réponse à la question 25.
53 – Aimez-vous marcher sous la pluie ?
Énormément, sauf quand je viens de faire mon brushing. Sinon, oui.
54 – Que se passe-t-il dans les souterrains ?
Il y a le métro ou les taupes, c’est selon. Et les verres de terre. Et des SDF aussi, pour avoir chaud.
55 – Que regardiez-vous quand vos yeux se sont détachés de ce questionnaire ?
Mes ongles. Et "Samantha « oups »" dans le miroir face à moi qui reflète aussi la télévision.
56 – Que vous inspire cette phrase célèbre : « dès qu’il eut franchi le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre » ?
Rien du tout. Je n’achèterais pas le livre et je ne l’emprunterais même pas à la bibliothèque. Ou alors je suis chez le dentiste et il n'y a que "Voici" à lire... Quoique...
57 – Sans tricher, d’où est tirée cette phrase célèbre : « dès qu’il eut franchi le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre » ?
Aucune idée. Les contes de Grimm ? Walt Disney ? Un conte chinois ?
58 – Aimez-vous marcher la nuit dans la forêt ou les cimetières ?
Je n’en vois pas l’intérêt. Sauf si j'ai perdu mon dentier, auquel cas j'attends le lendemain. Je préfère le crépuscule.
58 – Écrivez la dernière phrase d’un roman, d’une nouvelle, d’un livre étrange à venir.
Etrange : il y a deux questions 58.
Elle se savait enfin à l’abri des étranges questionnaires, mais pas de sa folie. Et elle avait la certitude qu’elle ne savait et ne saurait jamais rien. Dans le sous bois crépusculaire, les taupes émergeaient lentement et le parfum des simples et des conifères s’imposait.
59 – Sans regarder votre montre, quelle heure est-il ?
20h15
60 – Regardez votre montre. Quelle heure est-il ?
20h04
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19 mars 2008
L'abri dérisoire
Je vais donc me prêter à cet étrange questionnaire (billet suivant). La démarche est d'autant plus étrange que j'ai développé une allergie aux questionnaires, parce qu'il faut rentrer dans des cases et que pour avoir subi cela dans certaines institutions de notre beau pays, j'en suis désormais définitivement incapable ; celui ci est suffisamment aléatoire pour que je tente de faire semblant de ne pas parler de moi...
22:11 Publié dans Blog, Ratiocinations | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, écriture, météo, marine
13 mars 2008
Demandez l'programme pendant l'entre-acte : Blogroll-mania 5
En tracte et En vrac
¤ Au programme du silence à prévoir ici à contre coeur,
parce que je me plais beaucoup dans ce web que je découvre. Et je n'écris pas que pour toutes ces bonnes raisons préconisées pour « un meilleur blogging » (blog que je n'ai pas eu le temps d'investiguer sérieusement, mais merci à Eric pour cet envoi).
¤ Ces derniers jours j'écris tard le soir,
« j'ai rendez-vous avec vous » ? et la fatigue me condamne à ne pas mettre en forme mes textes ; cela contrarie mes ambitions. (Et à ce rythme de videos irrésistibles, je vais épuiser ma capacité dipso ici).
¤ Au programme pour moi : un colloque majeur de trois jours à partir de vendredi, rassemblant tous les courants Français de la mouvance dans laquelle je me forme.
¤ Je ne suis qu'une copieuse curieuse, et je reprend la même photo (aperçue chez qui ?) trouvée sur ce site que je vous recommande pour son somptueux esthétisme coloré : une bibliothèque dont les livres sont classés par couleurs, ça me rappelle Bécassine, pas vous ? Et, simplement, ça m'enchante... à déguster, bien d'autres merveilles colorées...
¤ Des tentatives de lectures parfois laborieuses, parce que pas assez "disponible".
¤ Le Six35 JT du web de ce soir (à droite), un débat sur l'avenir du livre et de la presse et toujours des petites surprises.
¤ Une « relation » professionnelle et associative qui s'acharne carrément un peu sur moi, ce qui m'a bien secouée (rester debout, ne pas céder à la tentation de disparaître ni de démissionner). J'ai tremblé devant attrappé mon téléphone et nous avons commencé à nous expliquer, c'est encore explosif, question d'alchimie. Vivre un conflit ouvert et grandir avec, voilà bien quelque chose dont je ne me serais pas crue capable il y a encore quelques semaines ! (Je suis soutenue). Mais je reste debout, et ça, c'est la meilleure surprise de mon programme !
¤ Et puis aussi le constat consternant : c'est trois appartements voisins que j'ai finalement inondé avec ma douche... Et toutes ces intrusions chez moi, le carreleur maudit, ces experts, syndic et autres assureurs depuis un mois. Ne pas céder à la panique : comment assumer les travaux ? Et à côté de cela, le cadeau : le voisin d'en face, impliqué dans les infiltrations et pro du bâtiment a colmaté les joints de ma douche ce soir. Gracieusement...
¤ En même temps que j'écris, un docu sur France2 (oui : encore !) sur le surmenage professionnel et la souffrance psychologique, abus et humiliations, dépressions, et pire (ceux qui ont failli y laisser leur vie).
¤ Grosse journée de travail (mon jeudi professionnel qui m'aide à attendre les clients, parce que je reste dans le bain).
¤ Ce mail reçu d'une consoeur à l'instant : « un blogueur canadien [aurait] démontré il y a quelques temps que si le site Google était Noir sur fond blanc, on pourrait économiser 750 mégawatts-heures par an, soit toute l'énergie produite par 1000 petites éoliennes ou par 26 turbines du barrage des Trois Gorges en Chine. Cette économie est dûe au fait que les pixels blancs nécessitent plus d'énergie que les pixels
noirs pour s'afficher sur vos écrans. Suite à cette démonstration, un nouveau moteur de recherches noir est né, Écogle, moteur de recherches qui utilise toutes les données de Google.fr »
¤ La galerie Bonobo, annoncée dans la newsletter de Philippe de Jonckheere, lui même auteur - notamment ! - d'une série de ses 365 photos quotidiennes.
¤ Encore un petit lien avant de mettre Eperdue en sommeil : Sploune m'a envoyé celui-ci hier, pas eu le temps non plus vraiment de l'investiguer, il y a du contenu, et déjà il arbore ceci en prologue :
« Lorsqu'un seul homme rêve ce n'est qu'un rêve. Mais si beaucoup d'hommes
rêvent ensemble, c'est le début d'une réalité » Hundertwasser
Bonne fin de semaine pleine de rêves réalistes et utopiques !
23:30 Publié dans Actualité, Blog, Ne pas perdre le fil, Ratiocinations, Télévision, Web | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, information, actualité, journal-intime, web, écologie, écologie-politique
12 mars 2008
Un SDF candidat aux municipales à Paris
Vous l'avez peut être croisé ? Jean-Marc Restoux, un SDF, RMiste s’est porté candidat aux élections municipales de Paris, dans le 6e arrondissement. Il a recueilli 3,73 % de voix, « presque autant que les Verts »… « Ça m'a couté 1500 € et avec mon RMI je vais avoir du mal à boucher le trou » (France2, le JT de 20h ce soir).
J’avais déjà aperçu cette trogne insolite chez le Hibou Philosophe (l'affiche électorale), et j’avais plaisanté sur sa tête de prophète cacochyme, je le regrette un peu. Je ne savais pas. Dommage qu’on ne lui ait fait de la pub à la TV qu’après le 1er tour. Le site Le mague se fait largement l'écho de cette initiative. Très belle photo sur ce site -->
En cherchant plus d'infos sur Google, je vois par le nombre de liens que cet homme qui n'a pas baissé les bras a fait couler de l'huile de claviers :
Voir encore ici, une autre vidéo que celle-ci :
et celle-ci aussi, peut être encore plus savoureuse et émouvante.
Je me suis bien dérobée à l'étrange questionnaire. Merci Jean-Marc, toi qui es à nouveau à la rue...
23:30 Publié dans Actualité, Les autres, Télévision | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, politique, information, actualité, journal-intime
11 mars 2008
Paresseusement, mais pas passivement
Ça n'est pas que je n'ai rien à raconter, comme l'absence de notes tendrait à le prouver (mais pas l'absence de clics sur vos blogs !). Il se passe plein de choses pour moi, et justement... Et puis je veux LIRE. Comme je l'ai déjà dit, j'entame un périple de lectureS - et je me trouve bien lente tant c'est pour moi une tâche à part entière de me réserver des espaces de silence et de calme - et j'ai bien peur de mon addiction au net d'atteindre mes 104 ans sans me lasser dans cette entreprise. Heureusement, il est des Solitaire rature pour me rassurer : « Même s'il est tard, l'important est de se réveiller. »
Je signale en passant un peu paresseusement un documentaire ce soir sur Arte à 21 heures, sur l'industiel américain Monsanto. Ce documentaire tiré de l'enquête réalisée par Marie-Monique Robin, intitulé Monsanto, une multinationale qui vous veut du bien, fait paraît-il froid dans le dos, « rythmé comme un thriller sur la santé publique (...) » . Dans son livre, Marie-Monique Robin, lauréate du prix Albert-Londres, dévoile notamment « des exemples de pressions exercées sur des scientifiques, qui seront licenciés ou discrédités pour avoir critiqué les produits Monsanto. Elle donne également la parole à des experts remettant en cause les expériences sanitaires menées par la multinationale. »
« Un nombre important d'associations se sont engagés pour la diffusion du film. C'est une enquête rigoureuse et approfondie sur une multinationale, productrice de l'agent orange, de la dioxine, de l'hormone de croissance, du Round Up et des OGM. Les résultats de l'enquête, menée depuis quatre ans, sont implacables. »
En attendant l'émission, une autre note plus créative - j'ai quelques curiosités sous le coude, et 359 billets en retard sur la toile !!! (...grâce notamment à Netvibes aimablement suggéré par Gasper), je vais activement lentement, me prêter pour la note suivante à un exercice déniché chez Loïs de Murphy, elle même s'étant prêtée à l'Etrange questionnaire d'Eric Poindron.
20:33 Publié dans Actualité, Blog, Livre, Télévision | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, lecture, science, actualité, télévision
08 mars 2008
Hier, aujourd'hui et demain
Aujourd'hui et demain, lever aux aurores : en stage. Ce soir, au lieu de rejoindre ma couette, je viens trainer un peu ici...
Demain, ou après demain, je ferai une petit patch work de photos de jonquilles et de Théo #massacre à la tondeuse# ça sera je pense sur mon cagibi à côté dont l'hébergeur m'octroie plus de volume de stockage qu'ici à ce que j'imagine.
Demain, comme j'ai une
carte d'électeur toute neuve
- dont je suis étrangement fière - j'irai voter en soirée. C'est un évènement : je n'ai pas voté depuis quelques décennies. Mon univers personnel était si bouleversé que la vie publique m'apparaissait à des années lumière en terme de préoccupations... Quand on est au niveau de la survie, on s'isole et la société ça n'est plus une réalité mais une phobie.
Aujourd'hui et demain, et j'espère après demain, je goûterai à nouveau des plaisirs moins solitaires que mes collections de tortues.
Oui, la gauche vue de mars ça n'est pas mal finalement... J'étais restée coincée sur mars, mais je voyais mal, je manquais d'air, et pas de longue vue : au ras du sol, on voit mal. Je fais confiance à - et je lis avec intérêt et curiosité - ceux qui ont plus de recul ;-)
22:15 Publié dans Actualité, Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, politique, information, actualité, journal-intime
07 mars 2008
Chaos de crise d'ado à Bord de Blog
Non, ce qui suit n'est pas un zoom sur la crise du couple de Björn Borg. C'est PIRE : je me cherche !
Voilà. Je suis ennuyée pour le rare lecteur : je constate que je passe mon temps à changer l'organisation de ce blog, sa ligne éditoriale, son but ses fonctionnalités, à y rajouter mes récoltes récentes, de quoi perdre sa boussole. Bref, Éperdue se transforme en botte de foin, en admettant qu'on ait envie d'y rechercher une aiguille. J'avais eu le nez fin en parlant (encore en haut à gauche ?) de mon « capharnaüm »...
Et vu mon état de confusion (fatigue) en ce moment même, je sens que cette note va en baver.
Je ne sais plus où mettre le six35 (au fait, N° 9, best off de cette semaine depuis hier soir), pour être vu-lu-écouté doit-il se retrouver avant [plus haut] ou après mes livres en papier ? Oui, mais quand même ! La lecture en ce moment requiert une grande place dans ma vie ! Ca n'est pas le même registre ! On admettra que prioriser (un ami m'a dit hier que j'étais créative pour avoir inventé ce mot, c'est vrai ?) donc hiérarchiser pour moi en ce moment par exemple les livres en papier par rapport au JT du web, Théo, les commentaires récents (ces machins qui font un coup au coeur de plaisir et de narcissisme) ou les liens (links, soyons précis). Ah, oui, parce que certains sont des liens amis, des liens d'amour, des liens en devenir, des liens en désuétude, et d'autres encore des liens curieux, ou des liens pratiques, ou encore (tout en bas à gauche, enfin... je sais plus très bien) des liens de ma vie qu'elle est réelle... alors ? Théo qui occupe chaque seconde de ma vie (sauf quand je suis dehors, donc c'est bien ce que je dis...) se retrouve relégué encore plus bas, Libé carrément à la cave juste après ce pauvre George Onslow passion d'une amie qui m'est très chère d'où l'association du même nom, mes observations oiseuses (Eperdue Express) s'attardant sur mes choix chancelants de lieux pour m'étaler, que je ne me résous pas (encore) à supprimer pour surcharge d'infos contradictoires et induisant à la confusion... Si je voulais que l'on sache qui je suis vraiment, je ne m'y prendrais pas autrement : confuse, pugnace, compulsive, curieuse, en pleine éclosion, hésitante et impulsive, en pleine quête, en besoin de s'exposer et de découvertes ; et en même temps, besoin de rigueur, obsessionnelle jusqu'à la folie (cela me tient lieu de discipline au travail), souci de clarté, de lisibilité, de hiérarchisation de l'information... Je suis une femme blogueuse [é]perdue (ça au moins ne varie pas dans la constance)... Je m'accroche éperdument obstinément aux définitions de l'Éperdu(e), et à l'intro sur les intentions de ce blog, mais je vois bien que je m'y perds... Et quid du calendrier des Postes post édités ? Et des catégories (thèmes seraient plus pertinent, tiens je vais changer ça) que je commence à mélanger allégrement : une nouvelle par jour en ce moment ? Imaginez que je me lance à mettre mes films préférés (là on est tranquilles, je vais au cinéma 1 fois tous les 3 ans, et puis d'ailleurs j'ai déjà repéré quasiment mon top 3 chez Nota bene) : ça nous ferait encore 10cm (quelques 600 pixels) d'encadrés sur les bas flancs de ce pauvre blog, autres informations superfétatoires sur mes prédilections flottantes, noyant lecteur et poisson.
Des choix, toujours des choix... Voilà, je traverse une crise d'identité bloguesque. Une sorte d'adolescence dans mon apparaître au monde, ma vitrine est en réfection, mais tels certains arts picturaux modernes, j'ai bien peur que ça soit sa substance : en travaux. Je suis tout le temps en travaux.
Je ne me décide pas à mettre systématiquement des infos bulle sur mes liens, j'ai trop de choses à lire dans mon Google Reader (désolée, impossible de restituer la page pas floue !), aujourdhui un retard de 293 notes non lues/parcourues/ou destinées à être ignorées, mais je tiens à vérifier (et le Hibou philosophe vient de m'en rajouter une couche en expliquant dans une note récente que c'était tout trop facile pour lui de suivre ses commentaires et autres clics grâce à un Widget dont j'ai pas bien saisi la pertinence dans l'absolu (et surtout d'après les explications de je-ne-sais-déjà-plus-qui) mais pas réussi à rendre opérationnel (en gros, l'anglais me limite). Et j'ai vu dans une capture d'écran chez Le blog de gasper que ses favoris/ou flux RSS/ou liens étaient classés de façon fort organisée, mais sûrement pas chez Google (Le Monde ?)... Parmi mes sujets de perplexité il y a aussi : comment font les blogueurs pour savoir que je les a cités ? Mystèèèère... Et j'ai envie d'une autre gadget que je n'arrive pas à placer ici. Mes listes de liens, c'est le bazar, la cohérence date de l'ouverture du blog, il me va falloir retrouver un autre axe de tri, et je suis suprise que mes récents ajouts ne m'en tiennent pas rigueur. A ce propos, je tiens à remercier les personnes qui me déposent leurs petits mots, cela me touche incroyablement...
Mon problème c'est que je dois reconnaitre une certaine allergie à toute systématisation, malgré mes courageux combats, chaque jour me réserve une surprise car le jus de la vie me laisse toujours statufiée, malgré que tomber dans la routine me tue, à part quelques unes de mes addictions résiduelles... mais là, personne pour les subir, à part mon chien. Ici, point de repères, ça valse dans tous les sens. Bien entendu, je m'en excuse auprès du lecteur (qui aura poussé la compassion jusqu'ici). Mais j'ai assez de route sur les blogs pour savoir que dépayser le lecteur c'est pas glop. J'ai assez travaillé dans la presse pour savoir que chaque changement d'habillage et de contenu, voire de forme, doit être argumenté, expliqué et conservé un minimum de temps dans la durée. Et le temps de passage sur un blog est rapide.
Enfin bref : c'est tout à fait le reflet de ce que je suis, de ce que je vis. Ça bouge, ça évolue, je suis en perpétuel déséquilibre actuellement, ma curiosité est toujours plus aiguisée, des gens débarquent dans ma vie (virtuellement ou non), et dans tout ça, l'intendance ne suit pas... Manque de sommeil (pourtant j'ai récupéré à la campagne), et j'accuse le coup pour un petit coup de zef de rien... Mes humeurs sont incroyablement versatiles, mes attaques de curiosité aigües, autant que mes replis stratégiques sous carapace. Mes besoins aussi varient, et les registres aussi, les émotions peuvent passer du profond grave au léger brillant, sans transition. J'ai un peu l'impression de m'excuser d'exister telle que je suis aujourd'hui, et pourtant : j'ai du bonheur à écrire trop ici, à créer ailleurs, à lire d'autres blogs, à regarder des émissions TV souvent conspuées mais où je m'amuse bien, à alimenter mon âme dans mes lectures, à découvrir tant d'esprits brillants et séduisants, sur le papier, sur la toile ou en chair et en os. Ce WE ce sera dans un groupe où la complaisance relationnelle n'est pas de mise et où le "juste" de la relation et de ce que l'on est en train de vivre et d'apprendre de soi est roi.
Et toute cette diversité me plaît, inexorablement le brouillon est ma marque de fabrique, j'ai beau fantasmer sur le rangement il me fuit, je suis faite de ce foisonnement.
Chaos, à nous deux milliards !
18:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, blog, écriture
06 mars 2008
Atterrissage d'urgence pour Ingrid
Tout juste rentrée de mon petit séjour de verdure, je comptais imposer ici (à ma propre urgence de publier) un atterrissage en douceur, et prendre le temps peut être de rapporter une ou deux images paisibles un peu moins métaphoriques que celle-ci, et quelques paresseuses impressions de mes ardentes lectures, etc.
(Source image)
Seulement voilà, mon impulsivité a souvent la primeur sous ma carapace éperdue... et comme je trouve la vidéo ci-dessous dans ma boîte aux lettres, je fais le relais et reproduis ensuite le contenu du message de Nicolas Voisin, (22mars production (réalisation de cette vidéo), rédaction du six35, politicshow.net et Nues Blog.com) :
Lorenzo Bétancourt à Ingrid, Uribe, Chavez, Sarkozy
« Je me permets de vous signaler, par ce que ce message tient de l'urgence, le lien vers ce film que nous avons tourné cet après-midi avec Lorenzo Bétancourt, qui s'adresse à sa mère, à Uribe, à Chavez et à Nicolas Sarkozy. Sa dignité et l'urgence de la situation sont une occasion rare de solliciter votre attention. »
- Agir pour Ingrid, la pétition : http://agirpouringrid.com/base/article.php3 ?id_arti...
- Comité de soutien : http://agirpouringrid.com/base/
21:16 Publié dans Actualité, Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, politique, information, actualité, otages, lecture
01 mars 2008
Éperdue dans le vert
Éperdue et certains membres de sa tribu vont s'absenter quelques jours... Il existe encore sur cette planète, des lieux coupés du monde où ni le téléphone fixe, ni la télévision ni l'internet ne sévissent... Dur dur. Mais j'ai beaucoup de travaux de lecture et de retard sur mes notes de stages, ainsi que des livres de littérature (!) et autres Simone de Beauvoir, qui vont précautionneusement m'accompagner. J'espère beaucoup avancer dans tout cela.
Je commence aussi à manquer sérieusement de sommeil, entre autres, prix à payer pour tout ce qui a surgi dans ma vie ces dernières semaines... L'absence de télé et du net va être un souverain remède. J'ai aussi à panser une tristesse tenace, et je sais du silence, des arbres, des lacs et de la terre les pouvoirs miraculeux.
A bientôt pour ne nouvelles Blogroll-mania, et autres humeurs aussi changeantes qu'imprévisiles. Merci à Solitaire rature, à Biffures chroniques, à Gasper, à Lafeuille, à Sébastien Bailly, au Hibou philosophe, à Julo pour ses dessins, à l'équipe indulgente du JT du web le six.35, à affordance.info et plus récemment (ça y est, je recommence au lieu de faire ma sieste, ce soir réunion tardive et demain départ au petit matin) : L'actu en patades par exemple, et j'en oublie tant la tête me tourne, bien d'autres pour leur proximité dans ma lancée hasardeuse au milieu de tous ces univers des blogs, de l'acu, de l'info, des innovations technologiques et presques sociologiques du web 2.0, et de l'écriture bien sûr ! ... que j'investigue follement et découvre !
17:17 Publié dans Le passage du « Dedans » au « Dehors » | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, blog, écriture, nature
28 février 2008
Le JT du web chez Éperdue
Le « six35 » c'est le tout premier JT du web : d’une dizaine de minutes, il se veut « participatif, alternatif, gratuit, citoyen et politique ». J'ajouterais un peu de dérision, un esprit libre, de l'actualité... Visible en plein écran ici (et puis chez moi l'image est toute riquiqui). Chez moi c'est en bas à droite (sous l'album Théo), vous pouvez dès maintenant (et à tout moment) visionner le numéro 8 du six35 tout chaud de ce soir, dernière édition de cette version "1" et hors série, avant refonte du concept et investigations sur l'avenir des médias. Présentation plus détaillée sur six35.fr . Vous y trouverez plus de précisions sur le contenu de ce numéro 8, les intervenants réunis et quelques best off. Ne ratez pas la chanteuse à la fin... Contact : contact@six35.fr
De mon côté, mon baromètre c'est que je continue de me remettre doucement, ça m'a réellement abattue.
Mine de rien et malgré ça, je mijote une nouvelle composition de mon cru, plutôt visuelle. Je pressens que je vais rencontrer des obstacles techniques... Je manque d'outils graphiques sur mon PC (ça c'est le prétexte). Un collage, alors ? Sais pas encore.
J'aurai peu de temps jusqu'à dimanche matin : je pars me mettre quelques jours au vert, dormir dans le silence, la paix et les seules étoiles comme lueurs dans la nuit, lire à gogo sous le regard des taupes, travailler, jardiner (!) et respirer l'odeur de la terre, offrir à Théo de grands espaces, le remerciant ainsi de sa patience et de sa fidélité : il le mérite bien, à force de dormir
d'ennui toute la journée. Il aura peut être même droit à une coup'tiffe « maison » comme la dernière fois ! Résultat totalement imprévisible...

Actuellement, il est chifouillou
<-- comme ça.
23:55 Publié dans Blog, Ratiocinations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, politique, information, actualité, médias
26 février 2008
La vie intérieure d'une cellule
Et comme à chacun sa créativité, cet artiste percutant :
21:50 Publié dans Blogroll-mania, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, écriture, art, science
25 février 2008
Blogroll-mania - 4
Il y en a tant qu'il va me falloir être plus sélective !
Ou m'arrêter ?
Mais tant de gens ont du talent... Et les idées claires, critiques, etc...
Je crois que c'est ma phase découverte, ça s'affinera je suppose !?
C'est clair, c'est informé et pas trop partisan. Ils se présentent comme : « un collectif de citoyens (actifs, étudiants) décidés à promouvoir un débat de fond après le rendez-vous manqué de la présidentielle. Nous ne sommes d'aucun parti et n'avons pas d'ancrage politique particulier. » Le 21 février ils titrent : Christine Kouchner : double scandale !
@ On ne pourra pas dire qu'on ne sait pas, ... puisqu'on le sait !
c'est le titre de ce blog d'information fort bien documenté et argumenté !
@ Sur Ecrans, lire d'abord ce billet
Vous aurez confirmation comme moi que via Google, Big Brother retient tous nos clics, nos choix, nos recherches... A frémir, même si cela nous oriente en fonction de nos choix antérieurs. Ce que rapporte Ecrans, c'est que lors d'une conférence à Beaubourg dimanche dernier (à laquelle j'aurais bien aimé participer) « Faut-il avoir peur du Web 2.0 ? », une blogueuse artiste talentueuse du net Albertine Meunier, a réalisé une oeuvre de son internet intime : impressionnant, surréaliste et poétique. Plus de technique ici.
Ayant un compte Gmail, j'y ai accès... ce soir je découvre sur Google Historique mes recherches depuis... octobre 2006 !
qui a connu en deux mois (!) une affluence record de 2 millions de visiteurs... Préoccupations de 2 millions d'internautes ?! Repos bon sang !
@ Allez, un sourire (jaune) :
Un dessin sur Blog à part de Julo qui décrit : « (...) une sorte de flexigouvernance : le président-communiquant jette une idée, même tordue, qui est reprise massivement en presse, télé, radio et web. On attend de voir les réactions, et on adapte en fonction. En gros le buzzomètre fait office de débat parlementaire autour du projet de loi, et on gouverne au vent... L'idée a choqué ? On l'assouplit (d'un enfant on passe à une classe), et on mesure les réactions publiques. Pas de seconde levée de bouclier, dont acte, on peut faire mettre un tampon sur le projet au parlement... C'est un peu la mort du débat d'idée parlementaire en somme. »
le JT du Web, le six35, quelques flashes infos sur l'actu, un peu de dérision et de vraies intervews, et avec une vraie présentatrice s'il vous plaît ! A noter l'article ahurissant sur le dispositif breveté en Grande-Bretagne, pour garder à distance les jeunes de moins de 25 ans (j'ai cru à un canular mais hélas...). Et toujours chez Gasper, une démonstration (Vidéo) du patouillage (et des mensonges, conscients ?) des représentants UMP pour tenter de défendre les prises de position hasardeuses du chef de l'Etat concernant la laïcité (et "il" l'a dit !).
@ Le futur proche ? trouvé sur le blog La feuille
publié par Hubert Guillaud, qui se fait le relais de ce projet d'innovations technologiques (grâce à internet et bluetooth) quelque chose qui ressemble à de la science fiction mais qui n'en serait pas ? Des explications en français, ici aussi.
@ Reçu de Philippe De Jonckheere, dans sa Newsletter,
ce lien vers le blog du Tampographe Sardon, qui érige le tampon encreur en art décliné à l'infini, voire en moyen d'expression. J'ai beaucoup aimé le serpent, et je recommande celui qui m'a vraiment fait rire : Les tampons pour administrations (n'oubliez pas les commentaires). Et il est à lire aussi, je vous assure !
Voilà, là c'est sûr il y a indigestion pour le lecteur, je vais peut être me reposer un peu ? faire autre chose !? Le pire c'est qu'il m'en reste...
23:27 Publié dans Blogroll-mania | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, écriture, blog, société, politique
C'est comme ça
Tiens, nouvelle interface administrateur chez H&F... Moi j'aurais modifié d'autres choses ici. Comme le temps de connexion trop bref qui oblige à sauvegarder périodiquement. La présentation du "brouillon" n'est pas conforme à la parution, et l'on n'a la vision que de ce qui est sauvegardé. Le curseur disparaît et la fenêtre de saisie est trop grande. Cela me contrarie. Mais.
C'est comme ça.
Aujourd'hui je suis dans un passage du « Dehors au Dedans ».
C'est comme ça.
Je suis juste venue ici pour dire qu'après diverses intrusions dans mon antre, et accès de honte aiguë liés à cette foutue copropriété, à ma précarité, au carreleur agressif, à ma fille, etc. mon humeur est barbouillée, triste simplement et profondément, et lasse. Quant à mon humour il s'est recroquevillé.
C'est comme ça.
J'ai appelé JP, il m'a écoutée, le chagrin s'était épaissi faute de pouvoir se vivre... La bulle a éclaté dans ses oreilles ; il me rappelle ce soir pour relever le baromètre. C'est de l'amour, ça. Chez moi, les amitiés (les vraies sont rares, quoique les relations riches fleurissent) je les vis avec de l'amour.
C'est comme ça.
Je vais mettre à profit cet état très descendu, très bas en dedans de moi pour écrire enfin ces choses moins légères que je repoussais, mais qui m'appartiennent aussi.
C'est comme ça.
Elles ne seront pas publiées ici mais à côté.
C'est comme ça.
Je m'en vais redescendre dans ma carapace. J'ai besoin de ces descentes dans cet état presque minéral, retoucher au blessé, cet archaïque apprivoisé pour m'y réchauffer, me recentrer et y puiser ainsi toute la force capable de m'habiter, pour exister avec les autres et vivre ce que j'ai à vivre.
C'est comme ça.
C'est...
18:24 Publié dans Le passage du « Dedans » au « Dehors » | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, blog, écriture
24 février 2008
Bouffonneries nationales, Blogroll-mania - 3
Aujourd'hui ça sera plus polémique politique.
Parce qu'après 2 h de ménage, à éradiquer l'infiltration poussièreuse blanchâtre - plus je lave plus ça s'étale - un fléau pire qu'une pluie de sauterelles s'étant abattu sur ma demeure, je comprends enfin la malédiction de Sisyphe. Et à la lumière du jour je constate que le travail a été bâclé.
C'est donc sur des pages de Libé que je suis tombée quand j'ai vérifié si mon PC avait survécu à la calamité...
Je garde sous le coude (qui commence à se lever à force d'empilages de notes prévues et non publiées...) un tour d'horizon plus technique, si j'y arrive. Aujourd'hui donc, fi des paresseux, il y a beaucoup de lecture...
de notre petit « bonimenteur fanfaron » au salon de l'agriculture, sur le site du parisien. Moi je dis qu'il dit "casse toi, bouffon", et qu'il est hué, notre pauvre petit narcissique (et ça, c'est pas supportable) et qu'on constate encore son impulsivité qui n'est pas vraiment à la hauteur de ce que nous attendrions d'un président de notre République, bien que l'autre énervé n'attendait que son passage pour lui dire clairement « tu me salis » ! Vous n'avez pas manqué le rappel hier soir chez Ruquier de la vidéo du stylo... Moi, personnellement, j'aurais peur de sa pathologie à ce Mr Sarkozy, à la démarche d'otarie... (expression relevée chez Le Tampographe Sardon, j'y reviendrai). Mais grand bien fasse à Carla.
... en images qui vous distraira peut être et qui pose un regard acide sur d'hypothétiques dialogues dans la salle de bains de l'Elysée.
@ A propos des éventuels et très inoffensifs petits désordres psychologiques de celui qui nous gouverne (5 ans !),
même s'il y a certainement des parlementaires et autres sénateurs, ou secrétaires d'Etat qui triment dur-dur pour la France sous la girouette houlette instable de leur Seigneur et Maître, voici deux sites :
- celui de Bernard Gensane, qui n'y va pas mollo ;
- et celui du très télévisuel Dr Serge Hefez, psychiatre, qui parle de Sarkose obsessionnelle et écrivait le 4 février un plaidoyer pour la psychiatrie article un peu optimiste selon moi à propos du documentaire bouleversant réalisé par Sandrine Bonnaire sur sa soeur autiste.
@ Et puis dans la foulée de mon soupir solidaire avec les Biffins, ce site : "En direct du ministère de la Crise du logement"
Qui relate dans un article du 15/02 une manifestation en lien avec un « article de Libération («Loue studette contre pipe») [qui] aura, décidément, créé des vocations… Les premières, ce sont celles d’un certain nombre de messieurs qui, trouvant l’idée excellente, se sont tout à coup rendu compte des avantages insoupçonnés de la colocation. »
@ Et pour finir plus légèrement (?), l'in-culture générale chez nos amis les ricains
Cette vidéo d'un radio-trottoir aux USA, présentée par le Hibou philosophe, qui se demande s'il faut en rire ou en pleurer ? Moi je me dis (mais je ne comprends pas tout) - et j'espère pour eux - que finalement une telle ignorance des choses du monde (même en Aphganistan, ils doivent savoir !) ça doit induire chez eux une sorte de calme plat psychologique, comme mon chien quoi, une béatitude existentielle nébuleuse, une bulle à l'abri des vissicitudes du monde, resserrés sur leurs préoccupations domestiques ? (Nous ne sommes pas à l'abri d'un montage ne retenant que le pire ? Je suis candide peut être ?).
20:05 Publié dans Blogroll-mania, Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, écriture, blog, société, politique
Appel à témoins (pour un robot hypocondriaque)
Je lance un appel à témoins : je suis depuis longtemps à la recherche d’un livre d’enfant « Les bobos du robot » dont les auteurs seraient Henriette Bichonnier et Roland Sabatier, chez F. Nathan, ©1983.
Amazon apparemment n’en a plus trace… Sur Google.livre je ne trouve rien non plus.
Ce petit livre, reste introuvable dans les cartons d’autrefois, un peu éparpillés de ma fille. Sans rire, il exposait une simple philosophie un peu dérisoire et tendre qui ne s'est jamais effacée de ma mémoire : je m'étais sentie solidaire de ce robot et de ses bobos... Il me rappelle cette couverture d'un petit carnet que j'ai toujours gardée, parce qu'elle résumait ce que j'ai [trop] longtemps ressenti au fond de moi :
« CHIENNE DE VIE »
J’offre au/à la dénicheur [ou chère cheuse], une pleine brouette de gravats et accessoirement le prix du bouquin à l’argus. Merci d'avance.
17:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, écriture, blog, édition
23 février 2008
Bugs en plâtre
À noter
J'ai récupéré le titre initial du verso de mon miroir, cet autre chez moi, celui où je me dédouble dans l'écriture.
Ce changement s'opère pour des raisons impératives et néanmoins excellentes.
@
Il y a eu des bugs.
Du sable, voire des gravats, dans les rouages de la machine à créer qui commençait à me donner tant de plaisir, cette ouverture de tant de possibles et tous ces petits et grands bonheurs qui s'offrent à moi, que mes yeux et mon coeur sont capables d'enregistrer, et qui me font aller de l'avant. Une sorte d'accélération dans mon existance.
Il y a de la confusion depuis hier. Dans mon contexte récent, où je sors ma tête de la carapace, ça a sur moi un effet terriblement frustrant.
D'abord ma fille a décidé de ne pas venir passer le WE ici et ça m'a blessée peinée. Hier je me suis réconfortée tant bien que mal en abordant compulsivement 30 nouveaux sites & blogs (au moins), et en animant le groupe d'ados du vendredi soir. Et me disant : je vais profiter du calme, pas d'attaque brutale du monstre de Baki, 35kg de muscles exubérants et d'affection baveuse, ni d'ados perfusés à la PS2 + TV + TNT + Coca + Kebab + téléphone + Skyrock et autres bruyants assomoirs, envahissant mon fragile repère...
Ce matin, comme toujours pas fraîche et pas pimpante, j'avais décidé d'en finir avec le polar de Fred Vargas, puis de m'attaquer aux deux billets que j'ai sous le coude depuis quelques jours : traces d'une conférence sur les ateliers
d'écriture et éloge d'une lecture, tous deux essentiels pour moi. Je me voyais aussi entreprendre la très innovante démarche de sortir le chien, puis remonter les 3 étages et ressortir - sans le chien et sans même y être contrainte par autrui ! - pour me rendre à la bibliothèque et y aborder quelques auteurs de vraie littérature : Roland Barthes (merci au Solitaire rature dont le dernier billet m'a particulièrement concernée), Simone de Beauvoir (grâce à Spleen), et quelques autres.
J'avais aussi prévu quelques liens sympas à partager dans une blogroll-mania number 3.
Que nenni, rien de tout cela.
Erreur fatale, ce matin m'a pris l'idée dangereuse d'aller dans ma boîte à tiroirs en carton pleine à craquer de photos du passé, et que je me suis fait un trip très mitigé d'émotions... le temps qui passe, la haine pour l'ex mari, l'attendrissement devant mes enfants petits, ces événements fixés sur ces rectangles argentiques qui dormaient là, désactivés, l'oubli les ayant rendus inoffensifs au fond de leurs pochettes ou en vrac : le bordel de la chambre de mon fils ado... qui ne l'est plus depuis longtemps, moi jeune, belle et mince, puis moins jeune et moins mince mais habillée comme si je me croyais obèse, des gens partis, des amis oubliés, des vacances pas si heureuses avec mon regard d'aujourd'hui, mon ancien appart (25 ans de vie, de combats et de courageuse résistance contre les courants mauvais)... Ces déferlantes de souvenirs pas forcément opportuns, que je figeais sur la pellicule pour tenter de vivre les choses à ma façon.
Le hic c'est que j'avais entrepris cette hasardeuse démarche en attendant un artisan carreleur, dans le but de résorber les sources d'infiltrations d'humidité chez le voisin de palier, et que toute intrusion dans mon antre est pour moi un stress intense...
Arrivée du carreleur incriminé. Passablement rugueux le bonhomme, il n'en fait qu'à sa tête (et je le soupçonne d'être moyennement honnête), je me sens impuissante à lutter contre sa mauvaise foi bourrue. Durant sa bruyante industrie, j'essaye de m'isoler du nuage blanc opaque. Il s'est aussi mis en tête de réparer un interrupteur encastré dans le carrelage sans mon avis (et pour cause, la lumière au plafond ne marche plus depuis 5 ans) : j'ai donc dû éteindre le courant (et tous les onglets ouverts sur Firefox en l'attente de brillants commentaires) et quand il est revenu [le courant], seule la lumière des ampoules s'est rallumée mais pas celle de mes synapses. Je suis restée un peu prostrée, assise de guingois devant mon PC, entre deux hésitations et un état désagréable à zoner sans rien produire...
Constat à 21h : l'intrus ayant sévi, tout l'appartement est recouvert d'une couche blanche tenace, et ici même, malgré la porte fermée, les touches du clavier sont devenues légèrement blanchâtres et mon sacro saint bureau comme le reste ! Mes mains - suite à quelques déblayages d'urgence - sont irrémédiablement râpeuses de plâtre, les verres de mes lunettes s'opacifient au fur et à mesure que je les nettoie, et même mes cheveux lavés ce matin sont en carton. La cuisine ressemble à une cave qui aurait essuyé un bombardement, le sèche linge tout neuf (celui qui m'a été offert la veille de la panne du lave linge) a pris un coup de vieux, c'est pas parce qu'il sert à rien qu'il faut le massacrer.
Demain, je vais être contrainte à épuiser mon quota biennal de ménage... Consternation.
Et en attendant, malédiction récurrente et mal venue, le programme TV, seul capable de m'engloutir dans l'oubli est accablant.
Ça fait beaucoup pour une blogueuse éperdue.
Demain, après l'aspirateur, la serpillière, le chiffon et l'éponge et si je ne trépasse pas asphyxiée dans mon sommeil (je ne dispose d'aucun masque à gaz), je reprends espoir m'y remets !
23:35 Publié dans Ratiocinations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, littérature, écriture, blog
22 février 2008
Les Biffins ou l'exclusion digne et organisée
Ce matin sur France Inter, un journaliste* interroge deux ou trois hommes en milieu urbain : ce sont des biffins. Visiblement ils évoluent dans un genre de « puces ». Bruits d'ambiance, ces hommes s'interpellent en répondant aux questions de Thomas Chauvineau. Voici ce que j'en ai retenu [convocation d'une mémoire vagabonde...] et peut être aussi pourquoi :
D'abord qui sont les « Biffins » : ce sont des personnes qui vivent aux portes des villes et qui vendent à la sauvette des objets recherchés la nuit dans les rues ou les poubelles, les rafistolent, puis les revendent trois francs six sous.
Les quelques hommes entendus ce matin sont Porte de Saint-Ouen, ils habitent sous des abris, et dans une grande précarité, mais ne se plaignent pas. Ils seraient même plutôt fiers, les biffins. Fiers d'être des travailleurs à part entière, fiers de leur autonomie : « Nous ne sommes pas des assistés, aucun de nous dans ce coin de périphérique ne touche le RMI ! » Ils demandent juste le doit à exercer leur activité : « tout le monde est content », rappelle cet homme là (oublié son nom, qu'il me le pardonne !), dont l'un des compères vient de dénicher une tondeuse pour 1€ « au lieu de 10 en magasin » ! Celui-ci dit vraiment travailler dur : « Le WE, quand je dors 6 heures en 3 jours je suis content ! » Il se fait environ 100 à 150€ par semaine, et dit-il ça suffit pour vivre a minima (sous le seuil de pauvreté). Il existe également une grande solidarité, une sorte de compagnonnage.
Bien sûr, comme partout dans les marchés parallèles et échappant aux taxes et autres contrôles institutionnels, il y a d'autres commerces moins licites, moins honnêtes et issus de vols, de rapines, les fameuses chutes de camions !
Le journaliste rappelle que les chiffonniers d'Emmaüs ont été des biffins qui se sont bien organisés.
Ce que clament aussi les Biffins c'est leur incompréhension devant les descentes de police (trois ce matin là sous les yeux du journaliste), qui leur confisquent (définitivement) leurs marchandises, puis les taxent pour vente illégale : « Je ne le fais plus moi, parce que j'ai eu une amande de 80€, que je ne veux pas payer ! ». Cet homme devra-t-il se rabattre sur un RMI, du coup ? « On veut sortir de la misère et on n'a même pas le droit de travailler ! » revendique le président de l'association Sauve-qui-peut.
Récupérer et recycler les déchets de notre société de consommation, c'est pas intelligent et citoyen, ça ?
Moi, je me pose des questions parce que j'ai une amie qui habite un bloc de tours dans cette même commune, où les bandes organisées, armées, dealent, assassinent, cambriolent, terrorisent, dégradent les biens collectifs, intimident... L'omerta règne par peur des représailles ; c'est une zone très circonscrite de non droit : on y voit très peu la police et les habitants des tours se taisent, souvent parents ou voisins des dealers... Bien sûr il y a des arrestations. C'est plus compliqué.
Alors ? Il est où le vrai danger pour l'ordre public ? Les biffins ils se voient mieux, moi je crois, ils déparent dans le paysage. Et je me dis : quel choix communal, quels choix nationaux et politiques ? Voir ce billet sur samizdat.net, délivrant plus d'infos sur les combats des biffins et leurs relations avec la très ambigüe politique sociale de la mairie du 18e...
Ça me touche d'autant plus que la vieille, j'ai regardé un documentaire sur France2, retraçant le parcours angoissant de personnes « expulsables » de leur appartement. Des êtres comme vous et moi, qui ont travaillé, mais peut être commis d'irréparables, impardonnables erreurs (ça existe, ça ?) : ce jeune couple surendetté avec un bébé, dont le juge en dernière instance proclame qu'ils devront être expulsés, pour n'avoir jamais pu payer les loyers, trop de dettes : « C'est la rue... » murmure la jeune maman avant de s'effondrer : « J'ai pas envie de ça, on a pas mérité ça ». Une association lui explique la procédure d'expulsion et l'attitude à observer... Une autre femme, 60 ans, ne travaille plus mais qui tarde à recevoir sa première retraite, doit quitter son appartement - deux ou trois mois de loyer en retard, trop de charges - l'appart où elle vit depuis 30 ans.
Et moi, je les ai trouvés dignes. Désespérés et dignes, comme assommés. Impuissants dans tous ces rouages implacables qui les dépassent déjà... certains trouveront des solutions, pas toutes pérennes.
Toute cette violence de notre société... dans laquelle j'ai moi-même failli être définitivement broyée aussi, pour cause de fracas dans ma vie. Cette société qui ne pardonne pas. Heureusement qu'il existe certaines familles soutenantes (dont la mienne), certaines associations aussi... Parce que ce ne sont pas les pouvoirs publics, à part certaines assistantes sociales - et encore ! - qui vont apporter des solutions à la misère sociale et humaine, à la pauvreté, à tous les exclus d'un système, et ce qui me concerne à titre personnel, à ceux qui recherchent des solutions de vie alternatives, des projets de vie qui leur conviennent à eux !
*Reportage de Thomas Chauvineau sur France Inter ce vendredi 22 février à 11h, dans l'émission Service Public.
Il est possible de contacter les biffins par mail, et le journaliste précise bien que les aider ça peut être venir leur acheter des bricoles ou (peut être ?) leur en apporter à vendre ? ... parce que les passages des encombrants dans les villes leur raflent sous le nez leur gagne pain à présent.
Association « Sauve-qui-peut » : les-biffins-de-la-porte-montmartre@hotmail.fr
15:45 Publié dans Les autres | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, écriture, blog, société
20 février 2008
Blogroll-mania - 2
Chronique plutôt sensorielle aujourd'hui :
Sur le site de Joel Guenoun, ne ratez pas l'intro, magique...
Puis une superbe bande annonce de la parution d'un livre pour enfants.
Chez Sébastien Bailly, où j'ai trouvé dans cette [même] note sur Joel Guenoun :
A propos de son ouvrage Les mots ont des visages, je le cite : « il s'agit de détournement graphique [et typographique] qui font montrer aux mots ce qu'ils veulent dire. Les rapprochements sont souvent plein de sens et de poésie. Comme lorsque le germe et le terme se ressemblent tellement qu'on pourrait confondre le point de départ et la ligne d'arrivée. Et l'on va aussi, insensiblement d'ici à Là. »
Son exemple :
Trouvé ce matin sur le site de Hubert Guillaud :
Dans un registre visuel également, mais auditif aussi et très créatif que je découvre, cette animation typographique :
Et pour finir une image et un article sur Rueblog,
L'auteur de Rueblog étant véritablement une mine, et éclectique, j'ai son autorisation de venir m'inspirer chez lui plutôt souvent...
Et là vous saurez tout tout tout, vous saurez tout sur les blogueurs (et gueuses) !

Dessin de Pessin©
16:57 Publié dans Blogroll-mania, Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, littérature, écriture, blog, science, art, humour
18 février 2008
Blogroll-mania - 1
Nouvelle rubrique
Vu que je me promène depuis quelques semaines presque quotidiennement sur des blogs impertinents, informés, hyperactifs, qui me questionnent, m'amusent, m'intéressent, me surprennent, me touchent, me laissent perplexe, me cultivent et/ou me donnent envie de lire toujours plus, et de découvrir toujours plus de débats d'idées... et comme j'ai souvent du temps, je vais tenter périodiquement de vous faire partager tout ça, en reprenant certains passages, extraits et citations ici, selon mon humeur, mes élans du moment ou mes goûts. Il peut s'agir aussi simplement d'un lien que je vous invite à aller visiter ou d'une fonctionnalité intéressante... à votre bon coeur bien sûr. Cette chronique Blogroll-mania fourre tout d'une curieuse, très subjective comme tout ce que je fais, ne sera scertainement pas régulière comme tout ce que je fais bien sûr. Le principe sera un peu rapide, le plus souvent dénué de sens critique, et plutôt béatement acquiescant.
Personne n'est parfait(e).
_______________________________________________________________________
Trouvé en date du 16 février sur Affordance.info, de Olivier Ertzscheid (repris in extenso)
« Ci-dessous les nouveaux programmes et instructions officielles de l'éducation nationale :
- CE1 : associer chaque enfant à la mémoire d'un enfant victime du génocide du Darfour
- CE2 : associer chaque enfant à la mémoire d'un enfant victime du génocide arménien
- CM1 : associer chaque enfant à la mémoire d'un enfant victime du génocide rwandais
- CM2 : associer chaque enfant à la mémoire d'un enfant victime du génocide juif
- 6ème : remplacer l'apprentissage des tables de multiplication par l'apprentissage des principaux génocides du XXème siècle;
- 5ème : associer chaque enfant à la mémoire d'un enfant victime de dépression en France
- 4ème : associer chaque enfant (restant) à la mémoire d'un enfant victime du suicide en France
Ce type là a le surmoi d'une grenouille (de bénitier). Ca commence vraiment à se voir, et ça commence vraiment à être pénible. »
Sur le très spirituel blog de Patrice LANOY,
entendu/découvert ce matin sur France inter.
- La vérité des paradoxes :
[...] « les paradoxes ont une fonction logique et scientifique. Ils servent à interroger le monde. Ou plutôt, ils servent à tester les limites des systèmes de pensée qui nous permettent d’interroger le monde. Ce sont des révélateurs de faiblesses et de contradictions. »
Ou encore à propos des oxymores cette citation d'Oscar Wilde « Si vous avez dit la vérité une seule fois, on ne vous croira plus jamais, même si vous mentez beaucoup par la suite… »
- Et l'excellent article qui suit sur le nombre d'or... ou comment parler de science avec humour et esthétique !
L'impertinent et brillant journaliste du Nouvel Observateur Fabien Gruhier, veilleur de l'actualité dans son Tube à Essais
Au hasard un de ses derniers billets du 26 janvier, à propos des touristes de l'espace : « Les riches gogos se rendront-ils compte que «voyager dans l’espace» à 110 km, c’est se prendre pour Christophe Colomb durant une virée en pédalo ? »
Et pour finir en rigolant, une fiction désopilante sur le dernier conseil d'administration de la Société Générale, qui cherche à ouvrir son parapluie et trouve son bouc émissaire idéal.
22:15 Publié dans Blogroll-mania, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, littérature, écriture, blog, humour, science, actualité
Un samedi à la mer
Samedi, sortie avec le petit groupe de pré adolescentes que j'accompagne les vendredis soir de cette saison scolaire (avec A., devenue mon amie depuis 3 ans que je suis bénévole dans cette structure sociale), dans une Maison des Loisirs et de la Culture de banlieue. C'est l'issue d'une tentative de les amener - au départ par la parole - à avoir des envies de loisirs (!), de prendre l'initiative de se mobiliser... Résultat un peu ramollo malgré certains soubresauts, pour ce qui est de l'énergie collective en tout cas : trop de différences d'ages (11 à 15 ans), et filles/garçons dans les banlieues ça n'est pas simple ! C'est aussi un point d'orgue au projet pédagogique de l'animatrice qui sera notée dans le cadre de sa formation. Après des semaines de tergiversations, elle a donc décrété unilatéralement que nous irions à la mer. Trois ou quatre ateliers du vendredi à tenter d'organiser la sortie avec le petit groupe disparate, et nous voilà parties. Car seules les filles ont montré de l'intérêt pour cette sortie, les garçons ont boycotté ! Direction Fécamp, les falaises et les plages de galets que les six gamines n'ont jamais vues.
Le cadre c'est une journée éclatante du soleil blanc d'hiver, un ciel bleu azur et un froid sec. Je suis doucement fatiguée, (la veille au soir j'ai assisté à une conférence tardive) mais néanmoins ravie - presque surprise que ça m'arrive à moi -, alors je me laisse traîner flotter dans le déroulement de la journée, légèrement anesthésiée. Malgré l'attention incessante requise par les ados, je me laisse aller à l'avant du minicar que A. conduit avec célérité, touchée par ces paysages normands dont je réalise qu'ils font un peu partie de mes racines...
Une fois à destination, ça a été pour moi quelques heures à lutter courageusement contre un sol mouvant et menaçant, crapahutant maladroitement mais oxygénée par le vent vif du large, et devant un paysage à couper le souffle. Alors que nous arpentons les plages, je retiens et rapporte ici un florilège de petits échanges, de cadeaux aussi :
Durant le pique nique, assises sur les galets à 3 mètres de l'eau, nous avons devisé, tenté de répondre aux questions des gamines (que nous suscitons) sur les marées, le climat, les bateaux, ces mouettes un peu trop familières, les falaises, les phares rouges et verts à l’entrée du port, et ces galets dont la collection ne tarde pas à alourdir nos sacs. Et le cerf volant improvisé (par A., les ados ayant renoncé à le faire) qui refuse de prendre son envol dans une vrille gracieuse et nous fait rire. Oui c'est joyeux, je crois.
Sarra qui me demande, espiègle et grave à la fois de la prendre en photo, devant l’étonnante source qui surgit de la falaise, puis posée sur un caillou, puis sur la grève avec sa copine, et puis posée sur les algues découvertes par la marée descendante aussi, dans un geste du bras un peu emphatique (à l’intention de qui ?) : « Regardez, c’est ça ! » ; Sarra encore qui me confie un secret (« faut pas le dire, hein ! ») ; Maram m’offrant solennellement un galet trop lourd ; Ludivine qui nous explique que la mer veut l'emporter au loin, et qu'elle lui a léché ses pieds parce qu'elle l'aime ; Saousem petite crevette de 35kg qui m’aide à me hisser (!) sur une dune de galets ; Ludivine la collectionneuse de trouvailles qu’elle me présente fièrement, entassées dans un sac bientôt beaucoup trop lourd, parce qu'elle emporte aussi une bouteille remplie de sable et d'eau ; Assia et Amina les deux sœurs timides, gracieuses et trop silencieuses, parce que le Français ça n’est pas leur langue maternelle : Assia à la boucle d’oreille-en-or-du-bled perdue, et Amina distribuant une canette de Coca à chacune d’entre nous lors du pique nique ; Maram, devant une église : qu'est ce que c'est « ça » ; Saousem dans la voiture : pourquoi les scientifiques ils envoient des animaux dans le ciel ? ; Assia malade sur la route et qui m'offre un sourire désolé entre deux hoquets ; Saousem encore qui nous questionne sur les éoliennes ; et les trois fillettes qui se laissent faussement surprendre par des vagues et mouiller chaussures et bas de pantalons. Et toutes qui se sont partagé mon MP3 dans d'inévitables chamailleries, ayant réussi à trouver comment passer « Mistral gagnant » en boucle, pendant que je les reconduis vers leur quartier.
En souvenir, certains ressentis émotionnellement millimétrés, du vague, quelques photos un peu floues, et deux galets...
Peut être bien que c'est ça, du bonheur.
12:00 Publié dans Vibrations | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, écriture, blog
12 février 2008
Notre recherche éperdue

« L’homme sain est celui qui est capable de se confronter à l’inconnu, faisant œuvre de création. »
(Pierre Coret)
« S'interroger sur le concept de normalité [...] réinterrogeant la manière dont chacun de nous met en place des mécanismes d'adaptation de survie pour réagir et pour rééquilibrer le désordre de son monde interne et relationnel.
Comment chaque humain fait-il face à l’angoisse existentielle du sens de sa présence au monde, telle est la question fondamentale qui sous-tend notre recherche éperdue de vérité. »
(Pierre Van Damme)
Voilà à quoi je suis occupée à nouveau depuis quelques jours : travailler, lire dans le calme retrouvé d'un presque home sweet home, pouvoir me concentrer, méditer et avancer à propos ce qui a le plus de sens à mes yeux (mon cheminement personnel et ma future profession), qui commencent à cohabiter avec mes aspirations d'écriture.
Est-ce si éloigné ?
Sur cette photo (pas vraiment chez moi), on constate que les envahisseurs habituels peuvent surgir inopinémentent dans le paysage tranquille...
20:05 Publié dans Notes du petit carnet | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, blog, philosophie
09 février 2008
Lectures pubiques, écritures en atelier
- L’atelier, l’écriture, quelle fatigue, quel élan ?
C'est le 15 février prochain, qu'aura lieu la 3e rencontre proposée par remue.net, à 20 heures. Plus de précisions sur l'axe de ce débat sur le thème des ateliers d'écriture et de l'engagement et l'impact sur l'écrivain de ce partage, dans cet article sur remue.net.
Cette rencontre se situe dans la lignée de celle relatée ici, et ici, à laquelle j'ai participé. Je me rendrai à cette causerie le 15 février, puisque l'atelier d'écriture est l'un de mes questionnements actuels auxquels je n'ai pas encore de réponses. - J'ai réussi (non sans les habituelles angoisses anticipatrices) à aller assister hier soir à une lecture du livre « La vie parfaite » de Catherine Millot (psychanalyste et écrivain français, présente comme c'est le principe du festival), lectures faites dans le cadre du Festival Textes&Voix, par trois actrices : Aurore Clément, Nathalie Boutefeu et Hélène Barbu (avec laquelle j'ai discuté de façon fort spontanée à propos du trac et de la peur/envie de s'exposer et de l'usurpation faite du personnage pour ne pas exposer son intime). Christine G. m'avait signalé cette lecture plus spécialement, car Catherine Millot relate ici parmi deux autres destins mystiques féminins, la vie de Etty Hillesum dont je suis justement en train de lire La « vie bouleversée » (que je vous recommande chaudement, comme la parole d'une jeune femme à la vie intérieure d'une richesse inouïe, et qui aimait la vie follement), son journal et ses courriers du camp de concentration d'où elle sera déportée finalement à Auschwitz avec toute sa famille.
Etaient présents hier soir un certain nombre d'autres comédiens, ainsi que... Lionel Jospin ! avec sa ravissante philosophe de compagne... que je n'ai pas osé aller saluer ! - Ma fille n'est même pas restée jusqu'à demain, et je me sens choquée... Mais ça avance beaucoup pour elle, je dois la lâcher...
- Cet après midi, je m'étais hardiement
forcée à me convaincre que j'y arriverais, j'avais envisagé d'aller à une autre lecture, en présence de l'auteur Jean-Pierre Verheggen, « Sodome et grammaire », lecture par Jacques Bonnaffé. Le départ inattendu de ma fille m'a scié les jambes et tordu les boyaux. J'irai certainement (?) à la clôture du festival, « Nulle part dans la maison de mon père » et autres textes de Assia Djebar, lectures par Marie Christine Barrault et Nicolas Pignon. (Soirée rediffusée par France Culture !).
Je ne cesse de découvrir toujours plus de blogs, de sites et de gens [surtout !] passionnants, drôles, scientifiques, informés, connus, décalés, fantaisistes, brillants, émouvants. Bref, ça continue à s'ouvrir pour moi comme on peut voir !
Les ratiocinations et le difficile passage du Dedans au Dehors de l'Éperdue me semblent prendre un sérieux coup dans l'aile...
14:10 Publié dans Le passage du « Dedans » au « Dehors », Manifestations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, littérature, écriture, blog
08 février 2008
Le web 2.0 : quand est-ce qu'on respire ?
Video de Michael Wesch exposant le concept de web 2.0. (Lien trouvé parmi d'autres animations encore plus affolantes rigolotes, les flux RSS notamment, les wikis (?), les blogs et les réseaux sociaux (!), dans un article incompréhensible scientifique sur affordance.info)
Ça ne vous donne pas le vertige ? Moi, ce sont surtout les conclusions qui m'inquiètent parce que je me demande si c'est une joke ou non.
Mais il y a de la fascination aussi, et je ne renie pas certaines des fonctionnalités possibles démontrées dans cette vidéo...
... et pourtant je tiens aux valeurs humaines lentes, qui prennent leur temps, aux choses qui doivent se faire parce que l'eau de la rivière ne coulera pas plus vite ni les saisons ne s'inverseront (quoique...), à l'évolution des situations, au temps qu'il faut pour grandir et comprendre les choses, pour cultiver et voir fructifier, sans maîtriser les éléments naturels ; je crois aux processus longs, aux transformations profondes dont personne ne connaît ni la mécanique ni le tempo, au temps et au courage nécessaire pour dépasser nos barrières intimes, aux instants trop rares qui savourent la beauté d'un matin ; je crois aux alchimies subtiles, au chant de l'âme, aux phéromones, au merveilleux inattendu, aux surprises des relations qui rebondissent, aux cadeaux de la vie... À tout ce qui existe et a existé de tout temps sans la technologie, aux hasards qui n'en sont pas, aux câlins avec mon chien, à la confiance qui s'instaure, aux fièvres dans les draps, aux bras tendus hier à l'amie trop seule, à la chaleur d'une vraie compagnie... Et pourtant, je cohabite en chair (surtout) et en curiosité avec ces évolutions numériques, technologiques & sémantiques (?), et ces nouveaux modes de communication. Qui ne remplaceront jamais ceux des vrais liens qui se tissent sous le regard de l'autre, une allure qui émeut, des postures et des choix touchants, la prudente construction d'une relation, une intention, un effort, une joie inespérée, le geste qui émeut aux larmes, le souffle perceptible, un rougissement, un battement de cil...
Et je pense alors aux apprentis sorciers que nous sommes !
La résistance s'organise (merci à V. pour cet envoi solidaire)
J'ai beau bichonner mon web, impossible de trahir mes pairs :
La preuve d'ailleurs, je vous ai parlé de musique classique...
09:55 Publié dans Fantaisies | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, écriture, blog
04 février 2008
Pourquoi s'exposer sur un blog ?
En réponse à la question fort pertinente de M. concernant ce besoin que j'ai de m'exposer sur un blog... C'est une fameuse question, très pertinente, et très intime... On prend soin de soi comme on peut, et nous sommes tous différents face à nos blessures. Et si nous avons le même amour de l'écriture, nous n'avons probablement pas le même rapport au goût de partager.
J'ai eu ma période rose de communications virtuelles (avant et pendant ma période Pulpe), ça m'a passé : j'ai fait cavalier seul sur un blog, ce fut une nécessité vitale. J'ai conservé une passion exploratrice (je suis curieuse et j'ai du temps), et je vis cet outil - le net - comme incontournable, au même titre que le bus, mon agenda, ma bosse à dents et la parole. Juste que je commence à y puiser un « plus » à ma vie et non plus une béquille à ma solitude. Et une ouverture autrement sur le monde, que je n'avais qu'au travers du petit écran. A caractère addictif, certes.
J'ai aussi un rapport obsessionnel passionnel au bidouillage sur l'ordi et le web m'excite à cet endroit là (si si !) du potentiel de communication et de découvertes, j'entends (j'entends rien à cet endroit là je rassure). Quand j'ai trouvé comment marche un truc (récemment par exemple les RSS, bon j'suis pas vive mais j'avais jamais cherché), ou toute fonctionnalité pour agrémenter mon usage au quotidien, et facilite mon cheminement vers certaines de mes curiosités, j'ai une satisfaction réelle : j'ai vaincu la bête, et je savoure une sorte de modernité qui ne creuse pas mon portefeuille déjà anorexique !
Quant au blog, il y a de l'intime que je ne partage pas ici, et inversement. Et de l'intime, ça n'est pas le même ici, le nommer et l'écrire m'en donne une autre dimension que le vécu. Avec un soupçon de recul indispensable, et un moyen de fixer ce qui s'envole trop vite chez moi, ma mémoire étant une fausse amie : j'ai le souvenir volatile...
Ici l'intérêt c'est de choisir comment je vais me dévoiler, ce que je vais dévoiler et quand, et c'est cet exercice là, à cet endroit précis, qui me soigne et me respecte...
Peut être besoin de placarder des choses que je vis, parce que je ne suis pas encore tout à fait sûre que c'est moi qui les vis ?
Bon, et puis la fréquentation de ce bloguinet est carrément confidentielle !
Je ne sais pas si dans un livre je me sentirais plus protégée, je ne crois pas. Le livre t'échappe comme un tableau, c'est un objet. Ici ça n'est pas le même rapport à la création il me semble. Il ne reste pas un objet figé, il est évolutif.
Et puis, dans un beaucoup trop long texte sur La Tortue éperdue je concluais :
- Écrire avec la peur viscérale de m'exposer, invariablement.
Donc une jouissance masochiste, probablement aussi dans cette peur là...
C'est mon côté théâtral de cantatrice authentique, mettre un peu de solennel dans mes déclarations, une emphase, une mise en scène, un costume et un décor adapté, et que ça reste gravé dans le marbre de la toile.
Parce que sinon, je suis toujours rattrapée par le quotidien qui me fauche émotionnellement.
Je suis rarement contente de ce que j'écris, enfin c'est fluctuant peut être bien en fonction de ma honte et de mon estime de moi. Je crois qu'écrire ainsi sur des blogs ce sont des pieds de nez à ma honte, ainsi qu'à ma peur mêlée d'un très fort désir de m'apparaître, et de témoigner de mon existant - et comment - aux autres... ayant peu de circonstances publiques en dehors de certains regroupements...
Dans mon tout premier blog, j'expliquais qu'au départ ça avait été un cri dans l'immensité galactique du web, qui m'a parue à la dimension du besoin inextinguible. Je crois que ç'en est toujours un, mais un cri silencieux qui ne demande rien, si ça n'est de pouvoir être poussé...
18:45 Publié dans Le passage du « Dedans » au « Dehors », Ne pas perdre le fil | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, littérature, écriture, blog
02 février 2008
Ce que je n'ai pas dit, c'est...
Qu'hier j'ai dû réviser certain enthousiasme, et faire marche arrière en renonçant la mort dans l'âme à une rencontre fort affriolante, pour le motif que j'y pressentais un danger qui menaçait mon économie personnelle...
Que de fait, cette journée d'hier fut abattue et pleine de larmes : j'avais imprudemment ouvert une boîte dont j'avais pourtant soigneusement veillé à l'étanchéité et patiemment construit des renforts ces derniers mois...
Que ça fuit encore un peu...
Que tout à l'heure - pour faire bonne mesure - je suis allée chez l'esthéticienne (cet ineffable plaisir du pudique papouillage dit esthétique !)
Que la jeune esthéticienne et moi n'avons bavardé que de facebook, au sujet duquel elle est intarissable. Elle m'a confié notamment : « Ouvrir un Skyblog, c'est carrément dépassé », et confirmé tout ce que j'ai lu dans divers articles sous-cités...
Qu'elle m'a même fait des suggestions d'utilisation qui m'ont intéressée : retrouver des amis de mon école d'Arts appliqués, par exemple (truc de ouf !), ou faire connaître prudemment mon activité...
Que je renonce à prolonger certains frissons sulfureux, mais pas à m'acheter « S'apparaître à l'occasion d'un autre » de Jean-Marie Robine, qui lui [le bouquin] n'a aucune raison de me quitter...
Que Spleen m'a pas mal secoué le cocotier ces derniers jours à propos de ma frilosité littéraire...
Que j'ai des tendons d'acier douloureux dans le cou et les épaules...
Que j'ai ces derniers jours par moments la sensation joyeuse et légère que le monde est tout petit, et à d'autres la certitude que je frôle de très près les flancs du trop familier gouffre abyssal.
21:00 Publié dans Ne pas perdre le fil | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, écriture, blog
Facebook, à quoi ça sert ?
J'ai répondu à une invitation....
Pour l'heure, à part avoir trouvé sans m'y attendre un moyen de communiquer aisément avec ma famille aux USA (et ÇA c'est génial et inattendu, parce que ça arrivait bien trop peu...), avoir donné une nouvelle preuve (virtuelle) de mon amitié à certaines personnes (et confirmé d'autres, toujours aussi virtuellement)... j'ai perdu beaucoup de temps dans des fonctionnalités et gadgets dont je ne comprends pas toujours le sens, et pas seulement à cause de mon niveau en anglais... (j'avoue avoir fait joujou avec certains déjà). Et avoir rassemblé virtuellement des personnes que j'aime, presque par magie : plus facile, plus rapide, moins agréable et moins engageant qu'un brunch à la maison !
Bref : je me suis inscrite sur l'usine à gaz facebook !
A ce propos, il y a une des fonctionnalités (une icone à côté de mon identité AIM, le tchat d'AOL) à laquelle Firefox m'a refusé l'accès ! AOL (mon provider) est configuré visiblement par des extra terrestres sur une planète éloignée du ouaibe, et atteints de léthargie ! Interface spécifique lourdingue, dont je ne me sers jamais non plus. Ce qui m'a incitée à créer in petto une messagerie Gmail (inutile d'espérer configurer simplement Outlook avec les paramètres AOL).
Facebook pour moi ça ne sera pas pour les partages de photos car il existe un site d'accès restreint des photos de ma famille. Echange d'idées ? Non. De news rapides qu'on ne se donnerait pas sinon ? Peut être...
J'ai dégotté concernant cette coqueluche webesque : ça ou ça et surtout ce billet critique de Michaël Carpentier, agrémenté de nombreux commentaires certainement avisés (en tout cas d'utilisateurs), qui eux-même renvoient sur d'autres articles, et qui apportent un éclairage sur la réalité de cet outil... visiblement déjà presque has been ! et que d'aucuns nomment le Fesse Book ou « mode électronique ».
17:15 Publié dans Fantaisies | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, blog
01 février 2008
La rhétorique du désir
Lorsque les envies affleurent, et qu'elles sont subtilement nommées, et partagées...
Aujourd'hui, grande innovation, j'ai acheté Le Monde. Le Journal ! Depuis que je me ballade sur des sites littéraires, journalistiques, de chroniqueurs ou comme sur ce désordre qui me ravit et m'épate, (sur lequel je vous invite avec enthousiasme à aller traîner votre souris et vos yeux), bref depuis peu, je n'ai plus le goût de m'ennuyer dans les transports avec des journaux gratuits qui répètent finalement les nouvelles AFP commentées au 20 heures et aux news de France Inter.
A moins d'avoir un bon bouquin à me mettre sous la dent.
Et ça n'était pas le cas.
Dans Le Monde je suis tombée sur des critiques de bouquins. Parmi un ou deux autres qui m'ont intéressée, je suis tombée en arrêt (délicieuse apnée) devant la description de « Presque un mélo », mobilisant mon imagination attention particulièrement encline à déraper depuis 3 jours. Déjà aimantée par le sous titre de cet article - que j'ai récupéré ici par pure gourmandise, car il représente pour moi l'une des quintessences de l'érotisme - je me suis laissée envoûter par la similitude avec une situation que je suis en train de vivre, par d'autres moyens, dans d'autres contrées, avec un autre souffle, et un autre inspirateur encore anonymement passionné qui m'émeut, me surprend, me trouble et me fait vibrer.
La vie surprend justement par sa générosité, et ses clins d'oeil quand on ouvre les yeux... et qu'on lui ouvre les bras. Encore faut-il pouvoir connaitre cet état de grâce. J'emprunterai ce livre, ou bien l'achèterai-je ? J'ai des bons Fnac, alors pourquoi ne pas l'embarquer en même temps que « S'apparaître à l'occasion d'un autre » de Jean-Marie Robine qui lui ne me quittera pas ?
02:00 Publié dans Vibrations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, écriture, blog
28 janvier 2008
Sémantique
Je reprends cette image de Julo trouvée sur son Blog à part...
Et il commente : « Le web jargonne dur. Et si l'homo numericus n'a aucun mal à comprendre ces barbarismes, l'homme de la rue devra bientôt apprendre le ouaib comme une langue étrangère... »
Ceux de ma génération, oui... Poké ????????
22:40 Publié dans Fantaisies | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, écriture, blog
Éperdue de ses enfants
Superbe WE avec mon groupe, la Fée-Mère et Ravi...
Ce dimanche matin en arrivant là bas, je me suis sentie totalement profondément heureuse et en paix (!).
Alors j'ai acheté des Narcisses pour fêter et partager ce vécu de bonheur avec mes compagnons. J'avais un rituel essentiel et fort de sens à accomplir, le bonheur de savoir que c'était juste et bon pour moi, et le bon moment.
Ça a pointé son nez ce 2e matin là, et j'étais avec cette évidence : c'était « ça » que j'avais à faire...
J'ai apporté plein de photos de mes deux enfants, et je les ai présentés au groupe, et j'ai déposé dans ce cercle combien je les aime (larmes) et combien je suis fière d'eux (larmes)...
Car là où j'aime, « ça » pleure...
Me dire - et dire ! - qu'aujourd'hui ils vont bien et qu'ils s'en sortent.
J'ai pu réunir en amour - devant témoins - mes deux enfants vivants, demi-soeur-et-frère, deux de mes 4 longues vies (et toutes ces morts) sur cette terre, deux histoires si distinctes, mes deux enfants qui se connaissent à peine, et me sentir une maman qui pouvait enfin se [re]poser en confiance. J'ai emprunté les hommes du groupe comme pères bienveillants et sécures (symboliquement) pour m'apporter cette sécurité à mes côtés, saine énergie masculine qui a tant manqué à mes côtés en tant que maman.
C'était émouvant et beau. Fée-Mère m’a dit : « Bienvenue dans le monde des Mères qui sont fières de leurs enfants et qui les laissent partir… »
Jusqu'à maintenant, j'étais une maman qui errait - perdue - comme un fantôme dans la stratosphère, et le lien avec mes enfants était un fil ténu, enchevêtré et douloureux, un fil fragile et chargé de plein de choses trop lourdes, un fil que mille fois j’ai cru rompu. Je n’ai pu leur donner autant de sécurité ni les protéger comme j'aurais voulu. Je me rends compte que j’ai toujours eu peur pour eux, ayant l’âme tant captive lors de leurs croissances respectives. Enfants d'une maman éperdue...
Une maman qui à présent a pris un ancrage, pris des témoins aimants de la transformation de ma relation à eux.
J'étais en paix avec ça. Je suis en paix avec ça.
Je vais réaliser un cadre, pèle mêle de ces photos où mes deux enfants seront côte à côte.
Je suis comme lavée de ces chaudes larmes, de belles émotions, et d'émotions tout court (celles des vécus magnifiques de mes compagnons) !
A mon retour hier soir j'étais seule, ma fille, son chien et son copain étaient repartis.
C'est étourdissant comment « ça s'ouvre» en moi en ce moment…
12:15 Publié dans Vibrations | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, écriture, blog
25 janvier 2008
Oyez, oyez !
J'ai eu le plaisir d'assister hier soir en avant première !, à la lecture-performance-d'acteur de Nicolas Pignon, de fragments du dernier roman d'Amos OZ (Vie et mort en quatre rimes).
Belle expérience, très divertissante, et je vous invite à faire de même et à découvrir des textes d'une autre manière avec le:
Festival de lectures et de rencontres littéraires
du 5 au 10 février 2008 à Paris
- Découvrir des textes et se laisser emmener par la voix des acteurs,
- Une programmation variée, ambitieuse, centrée sur l’actualité éditoriale,
- Des lectures par de grands comédiens de la scène française (Marie Christine Barrault , Thibault de Montalembert, Nancy Huston, Fanny Cottenson...),
- Des rencontres avec des auteurs importants.
N'hésitez pas à diffuser ces infos, car les soutiens institutionnels attendus n'ont pas été au RDV. Seule la passion des organisateurs (directrice artistique Nadine Eghels, qui déborde et pétille de choses à dire sur l'écriture et la lecture) et le talent des partenaires et des acteurs engagés dans l'aventure, permet de soutenir cet événement littéraire original qui vaut vraiment le déplacement ! (Et ma petite fierté : l'une de mes amies figure dans la liste des organisateurs, et n'est pas étrangère à ma présence à une autre Conférence...)
Formulaire d'inscription à éditer et à photocipier.
22:45 Publié dans Vibrations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, littérature, écriture, blog
23 janvier 2008
Le moussaillon a bu la tasse
Mais il surnage et sait fort bien nager !
Suite à la pseudo « pose » de ce matin, sensée durer 1h et qui en a duré 2, et qui s'est transformée en course poursuite éperdue... Je suis arrivée une heure en retard chez ma mère (et n'ai pas du tout rattrapé le retard dans mes différentes tâches), pas bossé sur la plaquette sous prétexte de rajouter un alinéa ici, pour finalement écraser la bonne version de la note, que j'ai réécrite en toute hâte, et découvrir au bout du compte que je l'avais sauvegardée sur Word !
Ravi trouve que me vie est pleine de Vie et qu'il n'entend que bonheur et créativité dans tous ce que je lui raconte de tout ce foisonnement qui me donne le vertige... et me donne la sensation d'avoir un coussin d'air sous les pieds. Je savure et jouis de recontacter tout ce qui s'ouvre à moi par l'écriture...
21:30 Publié dans Blog, Le passage du « Dedans » au « Dehors », Ne pas perdre le fil, Vibrations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, écriture, blog
Jette l’ancre, moussaillon
Faire escale dans ma petite crique quelques instants.
Pour donner de mes nouvelles ici, ma nature perfectionniste me poussant : publier et y passer quelques heures – voire une journée -, ou bien je n'écris rien. Accéder à un juste milieu ?
Hélas, depuis [l'ouverture de l'abîme], j’ai lu que pour avoir des lecteurs (puisque j'ai envie d'être lue) il faut :
- Poster beaucoup,
- Commenter ailleurs,
- Mettre des liens dans les textes, qui renvoient sur d’autres infos,
- Mettre des liens vers d’autres blogs,
- Echanger avec des milliers d'autres blogueurs,
- Insérer des trucs style RSS et Tags et Flux, auxquels je ne pige rien,
- S'inscrire sur Facebook,
- Exister en même temps
- Et des choses encore bien plus obscures... (comme être patiente par exemple)
... l’entreprise prend forcément du temps. Je devrais m’accorder que j’ai le droit de ne pas Tout Faire d’un seul coup ! °_O
Oui, mais l'avocate implacable de l'Eperdue ici présente rétorque : Eperdue a besoin d'écrire pour se sentir Exister !
Seulement voilà : incroyable. Dans ma vie que je vis tous les jours, je-n'ai-pas-le-temps. Ça court dans tous les sens, je me sens... comme une feuille éperdue, emportée par des vents tournants. Mais c'est mon légendaire manque de recul qui me fait dire qu'ils sont tournants... car si j'y pose un regard un tout petit peu distancié, c’est un vent d’ouest bienfaisant qui me porte en avant, ce ne sont que rencontres, retrouvailles, réflexions avec amis et collègues, appels et mails d’amies qui me font des propositions de lieux, de clients et de collaboration, initiatives, impulsions, démarches et autres « machins » (je ne sais pas le vocable approprié) qui me font avancer soudain.
Mais mon lecteur averti (moi, donc), se souvient qu’avancer, dans mon système, ça équivaut à : vitesse supersonique, tourbillon et légère panique permanente ! Je rappelle que mon économie tortuesque est plutôt à l'immobilité et à la paralysie.
Donc affolement permanent, avec une variabilité d’intensité.
Plus le temps de me poser dans mon « Dedans » ou devant ma TV aussi longtemps que cela me semblait nécessaire (TV dont je n’ai d’ailleurs toujours pas raconté ici, mon ineffable addiction).
Depuis La conférence, les choses se précipitent, plus le temps d’atterrir (synonyme pour moi : de m’enterrer).
- Après le plombier (2 visites, un devis et une intervention à prévoir), les travaux du menuisier (même pas cher !) et super efficace, le carreleur est passé... objectif : résoudre un conflit de fuites dans l'immeubles sensément provoqués par manque d'étanchéïté de ma douche et de celle de 2 de mes voisins (vous y croyez, tout ça ?).
- Avant hier j'ai prêté mes yeux à un hotliner téléphonique pour le PC en rade de ma Fée-Voir (puisqu'elle est non voyante). Un après midi, après la séance corporelle avec elle. Puis discussion autour d’une refonte provisoire de sa plaquette que l’on me réclame ailleurs.
- Hier j'ai été avec deux gars pour lesquels j'ai beaucoup de tendresse, JP et D., faire un safari banque - près de chez moi - pour trouver celle qui ne nous ferait pas de frais de gestion de compte (presque tous des voleurs) ! pour ouvrir un compte pour l'association de thérapeutes dont D. est président et moi trésorière (!). A la Bred c'est gratuit, qu'on se le dise !
- J'ai repris le travail sur les statuts de ma propre association. Mes deux compères vont d'ailleurs s'en inspirer (traduire leur servir d'esclave consentante et faire le travail à leur place) pour la leur propre. La journée a été très joyeuse, malgré ma panique anticipatrice… Je les ai reçus dans ma caverne !! Nous avons avancé sur plusieurs autres points, plaisanté, beaucoup ri et été émus. D., que j'aime de tendresse, a aimé mon "bureau".
- JP, que j'aime autrement, est resté jusqu’à 21h30, et je lui ai lu certains de mes écrits préférés : c’est un plaisir encore plus frissonnant que de partager l’écrit, sous le regard de l'autre, la beauté du partage de l'émotion, d’y mettre toutes les tonalités que je mets en mon âme en l’écrivant et que parfois les mots n’ont pas (encore !) réussi à traduire. C’est ainsi que j’ai constaté qu’il me faudrait retravailler sur « La tortue spéciale » et un autre conte métaphorique. C’étaient de ma jeunesse de scribouillarde, c’était écrit il y a deux ans… Mais ça vient encore alimenter ma réflexion sur mon écriture – ma créativité - sur laquelle j’ambitionne d’écrire, d’ailleurs. Nous avons commenté « Graines de lentilles », qui est une production très récente : la nouvelle Eperdue telle qu’elle a envie de s’apparaître…
Tout ça, me semble-t-il depuis que ma fille est partie... La Paix. Jusqu’à ce qu’elle revienne, car je ne peux pas croire que ça durera là bas, c’est sous certains aspects (promiscuité, tensions, cris, présence de son père, violences implicites, non dits) intenable chez sa grand-mère.
Voilà, je vais plus pouvoir me remettre au travail après ce bulletin : dernières retouches au flyer de Fée-Voir, (que ça a bien fait rire quand je lui ai dit son pseudo ici), mailing pour une 100e de collègues pour une manifestation de deux jours cet été, dont je suis chargée de la logistique (pfiou).
On procrastine, oui, ou non ?
Et si je ne retourne pas à ma dose quotidienne de lecture sur mon lit, je fais un malheur, ou je pète les plombs ? Je me marre toute seule en écrivant ça.
Il faut rester cohérente, malgré les vents portants…
Note Eperdue : Je viens quand même de passer une heure ici ! Les liens (hypertextes !) et renvois de ce texte vers les quatre points cardinaux, ce sera pour ce soir. Je vais donc réaliser la prouesse de bouter hors de moi le perfectionnisme tatillon et obsessionnel, que je qualifierais aujourd’hui de fourmiesque, et m’en tenir à ça.
(Point)
12:30 Publié dans Blog, Ne pas perdre le fil, Ratiocinations, Vibrations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, écriture, blog
21 janvier 2008
Bouquinosphère 3, la conférence
Sur le site de Hubert Guillaud, vous trouverez quelques vraies photos prises les yeux ouverts, avec un vrai appareil.
Sur les liens joints dans son texte, des commentaires des conférenciers, des liens sur d'illustres blogueurs présents et ici une vidéo du brillant exposé d'Hubert, qui a eu la délicatesse de me mettre un comm' ici... pfiou !

On y aperçoit bien plus nettement aussi le fameux plafond, et l'on peut m'y dénicher, cachée dans les manteaux et les yeux dans les nuages... ;-)
12:50 Publié dans Vibrations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, écriture, blog
20 janvier 2008
Après la Conférence
En phase de digestion de ce que j'ai vécu vendredi soir, et vraiment malade hier. Et ça n'était pas la grippe !
En phase de maturation aussi pour écrire autrement, ce qui débutera peut être par la réédition de certaines de mes nouvelles et contes, voire poèmes, sur le Nouveau blog.
Quelques thèmes aussi de nouveaux billets travaillés hors cette urgence très particulière déjà nommée ici, idées jetées précieusement dans le petit carnet, où elles pourront mûrir et trouver le bon moment pour éclore...
En attendant, j'ai récupéré de tout le "trop", en dévorant aujourd'hui le 1er d'une longue série de « rompols » de Fred Vargas que j'ai bien l'intention d'absorber pour mon plus grand plaisir.
D'autres infos sur Amazon
19:00 Publié dans Ratiocinations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, écriture, blog
19 janvier 2008
La Conférence
Avant la conférence
La peur d'être vraiment à ma place était peut être bien là.
En anticipation anxieuse de la conférence d’hier soir, il m'aura fallu quelque soutien d'outils de décontraction, m’adonner à quelques fuites - qui s’avèrent parfois créatives - annuler un engagement pris juste avant – reculer pour mieux sauter ? - pour réussir à me rendre à cette conférence. Le pari n’était pas gagné d’avance, un long combat intérieur s‘étant livré en moi : « tout annuler et rester au fond de mon lit », ou me lancer à me rendre à cet événement qui va dans le sens d’une de mes quêtes actuelles : que faire de mon envie d’écrire – sur des blogs pour l’instant – et comment, et avec qui, et dans quelle communauté d’écriture, quels éditeurs, quels ateliers, pour quelle mission humaine, quels autres thérapeutes, comment utiliser cette veine là ?
Bien que je suppose ne pas être la seule à pratiquer la procrastination, celle ci revêt chez moi des formes très sophistiquées... J'avais PEUR d'être en retard (et faisant tout pour l’être), peur de ne pas y arriver à cette conférence, peur de ce que j’allais y trouver (des fois que ça soit bien !) peur de... Alors voilà. Afin de détourner l’énergie de l’anxiété (qui pousse en avant, mène à la fuite ou paralyse, c’est selon, on le sait bien) j’ai créé un autre blog ce même après midi, agrippée obsessionnellement à mon écran, devant les énigmes très addictives chez moi des nouveaux paramètres de construction et de mise en forme (et autres obstacles irrésistibles) qui se présentent chez ce nouvel hébergeur...
Depuis longtemps je me sentais insatisfaite par l’interface graphique proposée par H&F. Depuis longtemps attirée par celle proposée par d'autres, dont il se trouve que des protagonistes de cette conférence faisaient usage.
Insatisfaite aussi de mélanger dans le même lieu virtuel journal intime et cris de douleur stupéfaits, à des textes plus élaborés et plus mis à distance…
Je ne savais même pas en écrivant cette note où j'allais poster ce billet de ce matin... Ici, sur Eperdue, identifié avec plus de précision depuis hier comme ayant fonction de « Journal intime » ou sur le nouveau dédié à l’ « écriture » ?
@_@
La conférence
Ce que j’ai entendu ce soir là m’a donné envie de lire plus de littérature, qui est une source d'inspiration et un enrichissement, envie de travailler à cette écriture, eu confirmation qu'il me manque des pistes et des billes, des « trucs », du type de ceux que Christine (amie thérapeute et animatrice d’ateliers d’écriture) m'a glissés... etc.
En l'occurence, de cette aventure nocturne, je ne raconterai que ce que « moi » j'en ai vécu... pas aisé quand ça vous a mis les tripes en vadrouille... mais ça fait partie du tableau ! Normal. Autant de gens inconnus à la fois, lieu inconnu, démarche inconnue, c'est encore beaucoup dans ma nouvelle économie de vie. Donc claquée, vidée.
Cette conférence était à la fois passionnante et déconcertante. Je n’ai pas compris grand chose à ce qu’a raconté François Bon, mais je l’ai trouvé brillant, émouvant et drôle… J’ai été impressionnée par l’exposé très posé et un peu surréaliste de Hubert Guillaud, et entièrement d’accord et très intéressée par celui plus décontracté et « bonhomme » de André Gunthert.
Mon ressenti de plus saillant ? J’ai eu mal au ventre dès que je suis arrivée dans le métro…Grand moment de solitude en arrivant dans la salle bondée d’inconnus. Incapable d'oser trouver moyen d’avaler deux Spasfon. Des Gens !? Terreur.
Mais téméraire, et courageuse je suis.
Je me suis trouvé un petit coin, sur une chaise de jardin rouge sciant mes cuisses, et j’ai écarquillé les yeux, sous un plafond mosaïque de belles photos de ville éclairées comme des diapos. Constatant finalement que je ne faisais pas « tache » dans cette assemblée pour le moins hétéroclite. J’ai bien tenté de prendre une ou 2 photos avec mon portable dans l’intention pseudo-journalistique de blogueuse soit-disant avertie, d’immortaliser ici l’instant exceptionnel, mais j’ai pas osé en prendre durant les exposés (je me serais exposée).
Vous n'y voyez rien ?
Normal, j'étais dans le brouillard...
C'était passionnant. Et un peu angoissant aussi. Trop d'univers, trop de concepts que je n'ai jamais côtoyés. C'est que ces gens là grenouillent là dedans, la littérature, l'écriture, le web et l'édition, depuis des années et ça fait partie de leur vie !
J’ai bien tenté d’échanger quelques mots avec des gens que je ne pouvais éviter de bousculer pour me déplacer à l’entracte, certains sympas, un autre pédant avec son e-book à la main.
Conclusion ? Je suis repartie avec plein de notes à partager avec mon amie initiatrice, et totalement déstabilisée. Ca n’est déjà pas une démarche simple de me sentir à ma juste place dans ma démarche hésitante d’écriture, alors là…
J’avais ouvert un abîme devant moi.
16:35 Publié dans Blog, Le passage du « Dedans » au « Dehors », Ne pas perdre le fil, Ratiocinations, Vibrations | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, écriture, blog

























